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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXVI.

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CHAPITRE XXXYI.

Astronomie Nautique.

»• L’Astronomie donne des moyens certains pour déterminer leslatitudes et les longitudes des lieux. Transportez un astronome dansun désert de l’Afrique ou de l’Amérique , ou dans une ile au milieude l’Océan : s’il a ses instrumens et ses tables astronomiques , il aurabientôt connu la position du point qu’il occupe. L’Astronomie donneraitde même aux navigateurs la position de leur vaisseau chaque jour età chaque instant ; et nous n’aurions presque rien à dire de particuliersur l’Astronomie nautique, si l’on pouvait établir un observatoire surun vaisseau et s’y servir des mêmes instrumens.

2 . Mais l’agitation continuelle du batiment ne permet l’usage ni dufil à-plomb, ni du niveau ; l’astre qu’on amène avec peine dans la lu-nette en sort presqu’aussitôt, et n’y est jamais fixe : on ne peut donctirer aucun parti des quarts de cercle, ni des instrumens des passages,ni des pendules astronomiques, ni presque des lunettes. On lia cepen-dant que les astres pour se diriger et se reconnaître quand on ne voitque le ciel et la mer ; il a donc fallu imaginer de nouveaux instrumenspour un observatoire mobile.

3. Les pendules ont été remplacées par les montres marines. Harrisonchez les Anglais , F. Berthoud et Leroi chez les Français , fabriquèrentd’abord des horloges dont la marche, une fois réglée dans le port oùl’on s’embarquait, conservait assez de régularité, malgré l’agilation duvaisseau , pour donner pendant une longue traversée l’heure du portavec toute l’exactitude nécessaire ; ainsi, pour connaître à chaque instantla longitude du vaisseau, il ne restait plus qu'à observer l’heure qu’ony comptait. Ces machines étaient lourdes et embarrassantes. Arnold,Émery, Mudge, L. Berthoud et enfin Bréguet parvinrent en assez peu