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Tome troisième.
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5 9 6 ASTRONOMIE.

de tems à faire des montres de poche au moins aussi exactes que leshorloges dont nous venons de parler. Par des compensations ingénieuses,ils ont réussi à corriger les effets de la dilatation; la marche des montresest presque aussi sûre que celle des pendules astronomiques. Bréguet,en renfermant deux mouvemens dans la même boîte, et les régularisantl’un par 1 autre, nous donne lieu* d’espérer une marche plus indépen-dante des secousses du navire, ensorte qu’à cet égard les marins n’au-raient plus rien à desirer. Harrison , F. Bertlioud ont imprimé desdescriptions de leurs horloges. Les artistes qui ont fait des montres ,n’ont rien écrit sur leur art; ils faisaient même un secret de leursmoyens; on ne pouvait ouvrir les montres qu’ils livrèrent d’abord, nipar conséquent en examiner le mécanisme. Cependant ces moyens sontpresque tous connus aujourd’hui, mais il n’entre pas dans notre plande les exposer ici : l’astronome navigateur n’en a aucun besoin ; il n’aqu’à bien déterminer la marche de la montre avant de s’embarquer,et la manière la meilleure est d’y employer les moyens ordinaires,c’est-à-dire les passages au méridien et les hauteurs correspondantesou absolues.

Nous supposerons donc dans tout ce qui va suivre, que le navigateurConnaissait, à l’instant du départ, l’avance ou le retard de sa montre surle teins moyen , et de combien cette avance ou ce retard augmentait oudiminuait dans un tems donné. En supposant que cette marche continueJa même, il sera en état de savoir à tous les instans d’une navigationde plusieurs mois , l’heure que l’on compte en ces instans au lieu dedépart; mais comme toute machine a ses irrégularités, il aura soin danstous les lieux connus où il abordera, de déterminer par des observationsprécises l’erreur actuelle de sa montre, et de combien la marche diurneaura changé. Avec ces connaissances nouvelles, il pourra rectifier jus-qu’à un certain point les longitudes qu’il avait d’abord déterminées sursa route, dans la supposition d’une régularité constante dans sa montre.Nous n’en dirons pas davantage sur cet objet, et nous renverrons auxvoyages de Borda, Fleurieu, Humboldt et de Rossel.

4. L’observation la plus fréquente et la plus facile est celle de laLtitude ", il suffit de prendre à midi la hauteur du soleil dont onconnaît l a déclinaison par les tables ou par l’Éphéméride nautique. Pourobserver la hauteur du soleil, on se servait anciennement de 1 arba—lestrille , espèce de croix, dont le croisillon, appelé marteau , glissait