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Tome troisième.
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704
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704 ASTRONOMIE.

Ce cycle, employé par Denis le petit , s’appelle la période Dyonisienne, ou le grandcycle pascal, parce qu’il ramenait Pâques et toutes les fêtes mobiles dans le même ordre.

5 0. Pour trouver l’année de ce cycle pour une année Julienne quelconque, il fautsavoir quelle est l’année où le nombre d’or était = 1 , et le cycle solaire = i pareil^lement.

Or nous savons que le cycle solaire de 28 ans était 1 en l’an 20, en 48, 76, etc.de 28 en 28 ans. Il faudrait trouver aussi un nombre d’or = 1 en quelques-unes de cesannées . or, comme les auteurs ont fait à ce sujet diverses hypothèses, nous n’entreronspas dans une discussion aujourd’hui sans objet ; nous nous contenterons de dire queles auteurs de l’Art de vérifier les dates , supposent que l’année de ce cycle était 2 l’anpremier de J.-C. ; quelle était 532 l’an 53 i ; qu’en l’an 532 , le cycle pascal était 1,comme le cycle de 19 ans.

5 1. Outre le cycle de 19 ans, les computistes font encore usage d’un cycle lunairepareillement de 19 ans, et qui commençait trois ans plus tard, c’est-à-dire l’an 4 ducycle pascal, ou l’an 535 de J.-C.

52 . Il y a un autre cycle qu’on appelle des indictions, dont on ne connaît ni l’auteur,ni l’origine, ni même bien certainement l’époque. L’indiction est une espèce d’ajour-nement usité dans l’empire grec. Ce cycle étaif de i 5 ans. L’opinion la plus communeen fixe l’origine au premier janvier 3 i 3 ; 21 cycles formeraient 3 i 5 ans. L’an 3i2 finissaitun cycle , 3i2 — 3 i 5 —— 3 ; l’origine peut donc se reculer 3 ans avant l’ère chrétiennedont l’an 1 a 4 d’indiction. Nous n’aurions pas parlé de cette période qui 11’intéresse en

rien les astronomes, si elle ji’enmait dans la composition de la période Julienne.

53 . Cette période dont l’auteur est Joseph Scaliger , qui la nomma ainsi, les uns disenten l’honneur de Jules-César Scaliger , son père; les autres disent, parce qu’elle s’adapteà l’année Julienne. Quoi qu’il en soit, cette période est un multiple de 28, 19 et i 5 ,c’est-à-dire des cycles solaire, lunaire et d’indiction. Le produit de ces trois nombresest 7980, et son auteur l’a proposée comme une mesure universelle en chronologie.Képler, Bouillaud, Mercator en ont fait grand usage, et Petau en a fait une des basesprincipales de son ouvrage de la Doctrine des Tems.

Quand on trouve dans un acte ou dans une date les années d'e ces trois cycles, onsait par là même à laquelle des 7980 années de la période l’acte se rapporte, et parconséquent l’an de notre ère , car il est impossible qu’on s’y trompe de 7980 ans ; etdans le cours d’une période entière, il ne peut y avoir qu’une seule année qui ait lesmêmes nombres pour cycles solaire, lunaire et d’indiction.

54 - La période Julienne doit commencer l’année où les trois cycles auront égalementle nombre 1 ; alors une année quelconque n de la période donnera

Mc= 28 r:-l-a=i 9 y , 4 -&=i 5 z-f-c,

a étant le nombre du cycle solaire, b le nombre du cycle lunaire, et c celui du cycled’indiction. Cette équation fournit la matière d’un problème : étant donnés les trois

nombres