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OPERA PHILOLOGICA.
UGOOOOOOOOOOGGOOOOGGOOOO
XI. LETTRES
DE Mr. G. G. LEIBNIZ
A M.M. REMOND DE MONTMORT.
LETIRE I.
U’une Langue universelle : De quelques quejìions de Mètaphy -Jìque : 11 J'oukaite que quelqu'un voulùt recueillirses ouvrages dispersès.
’Avez - vous pas peur de me gâter, & de me donner tropde vanite, en m’écrivant une lettre dont les expressionsen ma faveur sont au dessus de ce que je pouvois jamaisattendre ? Je réponds un peu tard, ne l’ayant rejue quedepuis quelques jours : car je fuis à Vienne quasi depuistoute l’année passée, & Mr. Majjòn qui s’en est chargé n’apaste à Hanover apparemment que depuis peu, autrement la lettre m’au-roit été rendue plus tòt.
Je trouve naturel, Monsieur, que vous ayez gouté quelque chose dansmes pensées , après avoir pénétré dans celles de Platon , Auteur qui merevient beaucoup, & qui mériteroit d’étre mis en lysterne. Je crois pou-voir porter à la démonstration, des verità qu’il n’a sait qu’avancer ; &ayant lui vi ses traces & celles de quelques autres grands hommes , jeme flatte d’en avoir prosile, & d’avoir atteint , dans un certain pointau moins ,
Edita dottrina, sapientum tempia serena.
C’est sur les verità générales Lc qui ne dependent point des saits, maisqui sont pourtant encore, à mon avis, la clef de la science qui juge dessaits.
J’oserois ajouter une chose, que si j’avois été moins distrait, ou si j’é-tois plus jeune , ou assisté par de jeunes gens bien dilposes, j’efpéreroisdonner une manière de Spécieuse Generale , où toutes les véiités de raisonseroient reduites à une sa$on de calcul. Ce pourroit étre en méme temsune maniere de Langue ou d’Ecriture universelle, mais infìniment disse-rente
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