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G. G. L E I B N I T I I
Quatti je serai de retour à Hanover, feti marquerai les endroifs.
Li E rance doit avoir bien des habiles gens que je ne connois point,ne l’ayant point vue depuis près de 40. ans. Je le juge par ce qu’onne m’a jamiis instruit, Monsieur, de votre merite, qui paroit pourtantsi éminent. Vous m’obligeriez fort si vous aviez le loisir de me donnerquelque connoistance des personnes distinguées en lavoir ; mais plus eli-cere , si vous vouliez continuer de me sitire part de vos lumiéres. Ce-pendant je suis avec zéle , Monsieur, votre &c.
Vienne 10. Janvier 1714.
LETTRE II.
Sur les tnemes sujets que la prècèdente , avec quelques juge-mens de Locke, Pascal, ÉŽ7* autres Auteurs .
L A continuation de vos Lettres est un accroissement de vos bontéspour moi. Mr. l’Abbé Fraguier m’a siait bien de shonneur de meplacer dans des vers latins, où il vous donne des louanges si méritées;& vous étes bien obligeant , Monsieur , de m’y avoir voulu souffrir.Voici une réponse en vers latins austi (a) ; ma veine tonte tarie par letems ayant reptis quelque vigueur à la lecture d’une austi belle piece quela sienne. C’est tout de bon que je crois qu’un austi excellent homme,également Poète & Philosophe, & sur- tout Philosophe Platonicien,pourroit nous donner un Poème fur les Principes des choses, qui pas-leroit infiniment ce que Lucréce , & d’autres Poetes Philosophes, nousont donné , n’ayant point eu des sentimens astez releves; au lieu queceux de Platon sont plus sublimes , & ne laissent point d’avoir du so-lide; de sorte que de la manière que je prends les choses, encore seserboles se vérifient bien souvent.
J'ai appris de Mr. le Comte de Sinzendorjs , Ministre d’Etat & Am-balfadeur de l’Empereur à Utrecht, que Mr. le Cardinal de Polignaea siait un bean Poème en vers latins héroiques , de Natura Rerum , con-tro Lucrke. Il fera apparemment fonde fur les principes de Mr. Des-tar t es , alliés peut - ette avec ceux de Mr. Gajfendi en panie , & embellispar le R. P. Malebranche & autres Modernes. Et en effet, il y a austibien du bon là-dedans. Et je vous ai peut - ette dit déja, Monsieur,que je considere la Philosophie de Mr. Descartes comme Xantichambrade la veriti , où son n’arrivera que peu à peu.
fa) Voyez la piece intitujee Leibnitii Carmina Nicqjap Remando, qui suit incuté*piatemene ce; XI, Icore»,