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5 (1768) Opera Philologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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OPERA PHILOLOGICA. iz

tres je maccommode davantage au stile des Cartésiens ; & dans celledemiére piece je tâche de mexpritner dune maniere qui puifle étre en-tendue de ceux qui ne font pas encore trop accoutumés au stile desuns Lc des autres.

Si après cela, Monsieur, vous trouvez encore des difficultés dans ceque jai donne au Public, vous aurez la bonté de les marquer. Ellesme donneront occasion de mieux éclaircir la matiére. Si jen avois leloisir, je comparerois mes dogmes avec ceux des Anciens & dautres ha-biles hommes. La vérité est plus répandue quon ne pensc ; mais elleest très-souvent fardée, <5c très-souvent aussi enveloppée, & méme affoi-blie, mutilée, corrompue par des additions qui la gâtent ou la rendentmoins utile. En faisant remarquer ces traces de la vérité dans les An-ciens, ou, pour parler plus généralement, dans les antérieurs, on tire-roit lor de la boue, le diamant de fa mine , Lc la lumière des téné-bres ; & ce feroit en effet perennis quadam Philosophia.

On peut méme dire, quon y remarqueroit quelque progrès dans lesconnoiiîances. Les Orientaux ont de belles & de grandes idées de laDivinité. Les Grecs y ont ajouté le raisonnement Lc une forme descience. Les Péres de lEglife ont rejetté ce quil y avoit de mauvaisdans la Philofophie des Grecs ; mais les Scholastiques ont tâché dem-ployer utilement pour le Christianisme, ce quil y avoit de pastàble dansla Philofophie des Payens. Jai dit fouvent, aurum latere in Jìercore illoscholafiico barbariei ; Lc je fouhaiterois quon put trouver quelque habilehomme verte dans cetre Philoiophie Hibernoife Lc Efpagnole, qui eutde linclination Lc de la capacité pour en tirer le bon. Je fuis sur quiltrouveroit fa peine payée par plusieurs belles Lc importantes vérités. 11y a eu autrefois un Suijfe , qui avoit mathématifé dans la Scholasiique :fes Ouvrages font peu connus ; mais ce que jen ai vu ma paru pro-fond Lc considérable : Jules Scaliger en a parlé avec estinte; mais Vivesen a parlé avec mépris. Je me fierois davantage à Scaliger ; car Vivesétoit un peu superficiei.

Je ne rrouve pas que les fentimens du R. P. Malebranche foient tropéloignés des miens. Le passage des Caufes occafionnelles à 1Harmonie prée-tablie , ne paroît pas fort' difficile. Un certain Mr. Parent , qui est delAcadémie Royale des Sciences, Lc qui a voulu me réfuter par - ci par-la, veut taire croire que je nai rien ajouté à la doctrine des Caufesoccafionnelles ; mais il ne paroit point avoir considéré que , sei on moi,les loîx des corps ne font point dérangées, ni par Dieu, ni par lAme.Le R. P. Don Francois Lami , Bénédiitin, a aulir voulu me réfuter dansfon Livre de la Connoijfance de fot - mème. Il ne mavoit point entenducomme il falloit ; Lc je crois que ma ponte aura été mise dans undes Journaux de Paris. Je ne fache point quil v ait repliqué- Je nefai pas non plus sil y a une récension de ma 7 «éodicée dans le Jour-

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