OPERA PHILOLOGICA. t 9
II. Puisqu’on peut concevoir que par le dévelopement & change-ment de la matiére, la machine qui fait le corps d’un animal spermati-que, peut devenir une machine telle qu’il faut pour sormer le corpsorganique d’un homme; il faut qu’en méme tems l’ame de sensitive seu^lement, soie devenue raifonnable , à cause de l’harmonie parsaite entjel’ame & la machine. Mais comme cetre harmynie est préétablie, l’étatfutur étoit déja dans le présent, Se une parsaite intelligence reconnois-soit il y a long-tems dans l’animal présent, l’homme futur; tant dansfon ame à part, que dans fon corps à part. Ainsi jamais un pur animalne deviendra homme , Se les animaux spermatiques humains , qui neviennent pas à la grande transformation par la conception, sont de pur*animaux.
III. Il y a sans doute mille déréglemens, mille desordres dans le par-ticulier. Mais il n’est pas polsible qu’il y en ait dans le rotai, mémede chaque Monade; parce que chaque Monade est un tnirojr vivant del’Univers suivant son point de vue. Or il n’est pas polsible que l’Uni-vers entier ne soit pas bien regie, la prévalence en persection étant laraison de l’existence de ce systéme des choses , préférablerr.ent à toutautre systéme polsible. Ainsi les desordres ne sauroisnt érte que dan*les parties. C’est ainsi qu’jl y a des lignea de Geometrie , desquelle*il y a des parties irréguliéres ; mais quand on considére la ligne entier e,on la trouve parfaitement réglée suivant son équation ou la nature ge-nerale. Donc tous ces desordres particuliers Ibnt redrefles avec avantagedans le total, méme en chaque Monade.
IV. Quant à l’inertie de la matiére , comme la matiére elle-mémen’est autre chose qu’un phénoméne, mais bien fendé, résultant des Mo-nades; il en est de méme de l’inertie, qui est une proprieté de ce phé-noméne. Il faut qu’il paroiffe que la matiére est une chose qui resiste aumouvement, Se qu’un petit corps en mouvement ou en torce ne puiflèpas en donner à un grand en repos, sans perdre de la sienne ; autre-ment l’effet surpasseroit la cause: c’est-k-dire, dans l’état suivant il yauroit plus de sorce , que dans l’état précédent ; ainsi il paroît que lamatiére est une chose qui résiste au mouvement qu’on tâche de lui don-ner. Mais dans l’intérieur des choses, comme la réalité absoîue n’est quedans les Monades Se leurs perceptions, il faut que ces perceptions soientbien réglées : c’est - à - dire, que les régles de convenance s’y observent ,comme est celle qui ordonne que l’effet ne doit point surpasser sa cause.Si la matiére étoit une substance, comme on la confort vulgairement,elle ne pourroit point, sans miracle, observer les régles de la conve-nance ; Se laiflee à elle - méme, elle observeroit certaines loix brutes »•dépendantes d’une nécesstté mathématique, absolument éloignées de l’ex-pérrence. J’en ai dit quelque chose il y a bien des années dans un desJournaux de Paris, en répondant, je crois, à un Mr. l’Abbc Catefon y Se
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