OPERA PHILOLOGICA. 595
la Confessioni d’Augsbourg, la chose terrestre qu’on voit & qu’on touchen’est que du paio ou du vin ; mais dans la communion , lorfqu’on la re^oitselon l’inslitution de nòtre Seigneur, on repoit en méme temps le celesteOn deste Paureur de PAvis, & tout autre , de montrer ancone dotìrine"des Eglifes de Brunfvic qui foie contraire a ce que PEglife Anglicane jege«stentici , ou aucune cérémonie que PEglife Anglicane puisse juger iniup-portable. Car quant à PEpilcopat , il faut favoir que la forme du gou-vernement des Eglifes de la Confessioni d’Augsbourg est femblable à cellede PEglile Anglicane. RUes ne se gouvernent point par les classes commeen Hollande òc en Suistè , 6c auuefois en France ; leurs Ecclésiastiquesne Pont point égaux ; les Cures Pont sous les Surintendans , & les Surin-tendans particuliers Pont lous un Surintendant General ; mais le Souverainest le Chef de PEglile , tout comme en Angle?erre. Surintendance veutdire en Fatin ce qu’Epilcopat veut dire en uree. 11 est vrai que lesEglilès de la Confession d’Augsbourg n’enfeignent point que PEpilcopatfoit de droit Divio, mais on ne trouvera pas non plus que PEglife An-glicane exige la créance de cet article , & Panteon Pavone lui-méme, enreconnoissant que le Roi, quoiqu’il Poit de la Communion Anglicane, peuteroine que PEpilcopat n’est pas de droit Divio, il n’est pas absolumentnécessaire non plus qu’un Evéque foit ordonné par d’autres Evéques ; ilvane mieux que cela se faste aioli; & Pancienne Eglife , qui a fulvi deprès les Apòtres, paroit avoir déja établi PEpilcopat: mais on a déja ob-fervé, que plusieurs des plus ce'lébres Evéques de PEglife Anglicane, &méme de ceux qui ont été zélés pour Jl’Epifcopat, ont avoué il y a long-temps, qu’il y a de véritables Eglifes fans Evéques, dont ils reconnoissentles inembres pour fréres en Jefus-Christ. Quelques zélés malavifés, quiPont d’un autre fentiment , approchent un peu de la doctrine vifionnairedu favant, mais bien entété, M. Dodcrel , qui s’imaginoit que le fai ut desChrétiens dépend du caractère des Evéques ; Ce qui va bien au-delà desopinions creufes des Scholastiques Papistes.
( 4. ) Tout cela fait voir avec combien de malice l’Auteur veut inlìnuerque le Roi a changé fa religioni contre une connotine; & qu’il a reju unereligion qui lui étoit tout à-fait étrangére , & pour laquelle il ne doitpas avoir beaucoup de vénération. Sa Majesté n’a changé que de Rite ;Elle ne croit point le Rite Anglicani d’une nécessité indifpenfable , maisElle le trouve excellent & digne de:re malmeno, Le méme étendu 8trépandu davantage. Elle favorifera PEglife Anglicane préférablement àtonte autre, Se Pon peut compier là- dessus ; mais Elle ne juge point né-cessaire de faine recevoir fon rituel des Ecossois, & Elle n’a point de dissposttion à mal trailer les presbyteriens , qui se comportent comme il fautenvers l’Egiife Anglicane. Quoique le Roi ne croye point que l’Episscopat soit d’un droit Divin indifpenfable , il croit qu’il convieni le mieuxà la constitution de l’Angleterre , & méme à l’intérét des Rois j & il est
F f f f 2 bien