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bien éloigné de penser à l’abolir. Qui le lui proposeroit ne feroit point sacour assurément. Enfin PEglise n’est mise en danger à présent que par desgens qui , ressemblans à nótre Auteur & à ses adhérans , travaillent à en-tretenir & à augmenter nos désunions & à nous commettre avec nous-mémes > pour donner beau jeu au Papisine & à la tyrannie dont noussommes tnenacés. *
XXII. EXTRAIT.
» TWT Ous ne devons pas nous promettre plus de faveur du Prince Sc» i .^1 de la Princesse de Galles , que du Roi. Ce que nous avons dit» du Pére , a lieu à l’égard du Fils. Et la Princesse est une Calviniste ou2 Presbyterienne si rigide , qu’on n’a point pù la porter jusqu’ici à rece-> voir le Sacrement selon la forme de PEglise d’Angleterre.
Rcflfxion. Le Prince est aussi persuade que le Roi que la Doctrine com-mune des Théologiens de PEglise Anglicane ne dissere en aucun pointessentiel de la Doctrine dans laquelie il a été elevò. Et il faut étre bienmalicieux ou bien mal-informe pour publier que la Princeste est Calviniste& Presbyterienne , 8c qu’Elle a refufé de communier avec PEglise Angli-cane. Certe Princesse a été élevée dans la Communion de la Conseifiond’Augsbourg. 11 faut que Pauteur de l’Avis malavite ait erti , ou voulufaire croste que tonte la Maison de Brandebourg, dont Elle est , est dansla conformité avec PElecteur de Brandebourg Roi de Prusse ; mais il fautfavoir que les Marcgraves régnans de la Maison de Brandebourg, qui ontleur pays dans la Franconie , Pont de la Confessori d’Augsbourg, & telest le Marcgrave d’Ansbach fière de la Princesse. Son Allesse Royale n’ajamais fait la moindre difficulté de communier avec PEglise Anglicane.C’est une marque indubitable qu’Elle n’a point cru changer de religion ;car le monde connoit la constance qu’Elle a fait éclater d’une manière fiédifiante & fi gloriente, lorsqu’on lui a osser! des grandeurs les plus ca-pables de tenter une jeune Princesse , à condicion de quitter fa religion.
XXIII. EXTRAIT.
2 l^T Ous accusons auffi les Whigs d’avoir le dessein d’abolir ou d’assoi-» _L^I blir en interprétant les principales limitations de l’Att of Sett-3> lement ou de l’Etablissement de la fucceffion, qui a si bien pourvu à ces> qui est du bien du Roi & du peuple. L’on dit que ces limitations re-2 streignent trop les prérogatives du Roi. Mais il n’y a aucune restrictiori2 qu’un fage Roi ne voulùt s’imposer lui méme , s’il aime mieux régner2 en Anglois qu’en étranger. Les Whigs disent qu’on ne doit point trai er2 le Roi plus mal que ses prédécesseurs , qu’on ne doit point lui marquer» de la défiance , que ce feroic une fource perpétuelle de mésimelligences
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