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VIRGINIE. — TRAVAUX ANCIENS DU JAMES-RIVER ET DU KANAWHA.
Une loi du 30 janvier 1829 ordonna d’étendre la route depuis son extrémité occi-dentale jusqu’au confluent du Big Sandy. Plus tard, la ville de Guyandotte surl’Ohio lui fut reliée par un embranchement. Avec ces additions, la route eut 335 ki-lom.
Le 26 mars 1831, une autre loi chargea l’administration du canal d’établir uneroute à péages à côté du canal ouvert latéralement au fleuve, au travers de la MontagneBleue. Cette route a 14 1/2 kilom.
Au 1 er juillet 1826, l’État avait dépensé, le long du James-River, 5,333,333 fr., savoir :
Pour le canal de Richmond à Maiden’s Adventure. 3,324,240 fr.
— de la Montagne Bleue. 1,8(3,333
Pour d’autres travaux et objets divers. 195,760
Total. 5,333,333 fr.
Nous avons dit que dix-huit mois plus tard, la dépense s’élevait, pour les deuxcanaux, à 210,113 fr. de plus, soit pour l’ensemble du James-River à 5,543,546 fr.
Les dépenses effectuées ou autorisées par la législature en faveur du Kanawha et dela route de terre entre les deux fleuves, montaient vers 1828 à 1,349,330 fr., ce quidonne un total de 6,892,876 fr.
Des travaux postérieurs ont porté ce total à 7,077,333 fr.
En même temps qu’on se livrait à des travaux effectifs dans la vallée du James-Ri-ver, dans celle du Kanawha et dans les montagnes qui les séparent, on étudiait ungrand nombre de lignes de communication dans toutes les parties de l’État. La har-diesse avec laquelle le projet du canal de la Chesapeake à l’Ohio avait été conçu, avaitaccrédité aux États-Unis l’idée de franchir, par des canaux non interrompus, la crêtedes Alleghanys. On éprouvait une répugnance fondée à n’avoir que des tronçons decanaux reliés par de simples routes. Les chemins de fer n’étaient pas connus encore,ou ne jouissaient pas de la popularité qui maintenant leur est acquise en tout pays, etparticulièrement dans l’Amérique du Nord . La législature et le Bureau des TravauxPublics firent donc explorer la Virginie , pour y découvrir la ligne suivant laquelle uncanal continu pourrait être tracé du James-River au Kanawha, ou même, en termesplus généraux, du littoral à l’Ohio. C’est ainsi que fut soulevé le projet d’un canal quipasserait du versant oriental au versant occidental des montagnes, par un des colsfavorables en effet, qui se trouvent à la naissance de la vallée du Roanoke , et surlesquels nous reviendrons. Depuis lors, les succès du chemin de fer de Liverpool àManchester ont fixé l’attention sur ce nouveau mode de transport et l’idée de cheminsde fer jetés au travers de montagnes a fait abandonner, en Virginie, et dans d’autresÉtals de l’Union, celle de canaux continus astreints a racheter des pentes énormes, etpar conséquent de nature à imposer au commerce une circulation lente, aux États ouaux Compagnies qui s’en seraient chargés, une dépense excessive.
Telle quelle existait vers 1830, la communication ouverte entre Richmond et1 Ohio ne pouvait être que peu fréquentée. Cependant elle produisait un certain re-