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Tome deuxième.
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CONTINUATION DU CHEMIN DE FER DE CHARLESTON A L’OHIO.

au sommet du Blue Ridge , on se trouve immédiatement dans une vallée qui sedéveloppe indéfiniment dans la direction de l’Ohio avec des pentes fort douces,particulièrement pendant les 50 ou 60 premiers kilomètres, à partir du faîte duBlue Ridge . Cette vallée est celle du French Broad, qui a excité l’admiration detous les ingénieurs chargés successivement d’étudier le chemin de fer de Charlestonà l’Ohio (1).

D’après les nivellements exécutés sous la direction du major M c Neill, à partirdu col du Butt Mountain la pente est, pendant 2,620 m , à raison de 0 m ,0058 parmètre, et ensuite beaucoup moindre. Jusqu’à la distance de 60,333 m depuis le col,elle n’est en tout que de 66 m ,12 , ce qui donne une moyenne de 0 ra ,0011 ; et déduc-tion faite des 2,620 premiers mètres, elle n’est que de 50 ra ,87, ou moyennement de0 m ,00Q9, sans jamais dépasser dans cet intervalle 0 m ,0022 par mètre. Plus loin, jusqu’àla limite des deux États de la Caroline du Nord et du Tennessee , sur une distancede 61,309 m , la pente n’atteint que deux fois, et pour un espace total de 6,818 ra seu-lement, 0 m ,0057 par mètre, et moyennement elle n’est que de 0 m ,0034 par mètre.Enfin pour les 35,654 m qui suivent jusqu’à Newport dans le Tennessee , elle estconstamment au-dessus de 0 m ,0049, et ne s’élève moyennement qu’à 0 ra ,0017. Ainsi sur157,296™, la pente n’est que de 330™, 19 ou de 0 m ,0021 par mètre, en moyenne. Cetteinclinaison modérée continue indéfiniment le long du French Broad, là meme ou iltraverse le terrain le plus escarpé , car dans son rapport du 5 juillet 1836, le capitaineWilliams annonçait que , depuis l’embouchure du Nolachuclcy, qui est à 9 kilom.en aval d’Asheville , la chute moyenne de la rivière était de 0 m ,0025 par mètre,et qu’une seule fois elle atteignait 0 m ,0085 par mètre, et pour 1600“ seulement.

Quant aux courbes, à une ou deux exceptions près, elles seraient de plus de 305 m de

rayon, et dans la plupart des cas de plus du double.

Ce serait pourtant se tromper que de croire que la vallée du French Broad soit unterrain uni. Ainsi que nous l’avons dit, le French Broad coupe plusieurs des crêtes desAlleghanys ; quelquefois il coule entre des rochers à pic qui se dressent à une grandehauteur. Quelque calme que soit cette rivière, le pays qu’elle arrose est assez com-munément accidenté et même escarpé. Selon le capitaine Williams, pendant 64 ki-lom. environ en aval d’Asheville , le French Broad est comme entre deux muraillesverticales. Là où il est bordé d’alluvions, ses rives ne sont que médiocrement élevéesau-dessus du sol 5 aussi il est sujet à déborder quoiqu’il n’ait que des crues limitées(le capitaine Williams leur assigne pour limite supérieure, selon les localités, de l m ,52

(1) M. Gadsden, qui l’un des premiers examina le Blue Ridge , pour y rechercher le meilleur tracé du chemin de fer,disait dans son rapport : « Il y a tout à fait lieu de douter que la topographie de 1 univers entier présente un fait aussi» singulier et aussi frappant que la douceur des pentes du French Broad. Réunissant les eaux de mille tributaires qui» partent du sommet du Blue Ridge , pour les déverser dans la grande Vallée Intérieure du continent, il s'est ouvert un» passage au travers des collines, des cimes et des crêtes devant lesquelles autrement l’art serait impuissant, et il a si bien» nivelé le sol pour lui-même que la surface de ses eaux ressemble à une nappe unie dont l’œil cherche en vain la» pente. »

Le major M c Neill, dans un rapport du 7 octobre 1837, qualifiait le French Broad de merveille.