m
SECONDE PARTIE. SECTION Y. CHAPITRE II.
à 4 m ,5 7 ). Une route à barrières qui le suit latéralement est assez souvent envahie parles eaux. De là, pour le chemin de fer, la nécessité de remblais considérables et deperrés.
Néanmoins, le tracé du chemin, au travers du Blue Ridge et des crêtes que Tonrencontre ensuite en allant vers l’Ouest, jusqu’aux approches de la crête de Cumber-land, est incomparablement plus favorable que tout ce qui s’était présenté dans lesÉtats du Nord. Grâce au nivellement naturel du thalweg du French Broad, la portionmontagneuse correspondante au Blue Ridge , et il n’y en a pas d’autre jusqu’à la crêtede Cumberland, se réduit à un développement de 50 kilom., sans plans inclinés etmême sans pentes exagérées. M. M°Neill a établi, entre ce tracé et ceux du chemindu Portage et du chemin de Baltimore à l’Ohio, un parallèle dont nous reproduisonsici les principaux termes :
I. — LONGUEURS, PENTES ET HAUTEURSdes chemins de fer de Baltimore à l’Ohio, du Portage et de Charleston à l’Ohio,dans leur passage à travers les monts Alleghanys (1).
DÉSIGNATION
des chemins de fer.
LONGUEURde la ligneà travers lesmontagnes.
POINT
le plus élevéau-dessusdu pied desmontagnes.
ÉLÉVATIO
du côté
de l’Est.
N TOTALE
du côté
de l’Ouest.
HAUTEUR
totale
franchie.
HAUTEUR
franchiepar des plansinclinés.
LONGUEUR,des plansinclinés.
Chemin de Baltimore à l’Ohio..
kilom.
102,31
mèt.
327,96
mèt.
812,71
mèt.
317,81
mét.
830,32
mét.
»
kilom.
»
— du Portage.
38,07
426,61
426,61
357,33
783,94
612,14
7,040
— de Charleston à l’Ohio.
39,20
321,47
321,47
S
321,47
9
»
(1) il convient de remarquer que dans ce tableau et le suivant, que nous empruntons au major M» Neill, cet habileingénieur a compris tout le développement des chemins de fer de Baltimore à l’Ohio et du Portage, au travers des mon-tagnes, tandis que pour le chemin de fer de Charleston à l’Ohio il n’a compté que la partie voisine du Blue Ridge , àl’est du sommet. Une fois au sommet du Blue Ridge , les pentes rapides cessent pour un long espace sur ce chemin defer; mais elles recommencent plus à l’ouest, vers la crête de Cumberland. A la rigueur, le major Mc Neill a pu retrancherde la portion montagneuse du chemin de Charleston à l’Ohio les nwiom.^G qub se trouvent sur le versant occidentaldu Blue Ridge , puisque la pente moyenne sur ce tronçon du chemin n’est que de 0 m ,0023 par mètre, comme on leverra au troisième tableau.
Au sujet de ces tableaux, nous ferons remarquer que les longueurs partielles, indiquées dans le tableau II, ne re-produisent pas la longueur totale portée au tableau I, pour le chemin de fer de Baltimore à l’Ohio.