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Tome deuxième.
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OHIO . — CANAL OHIO.

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CHAPITRE II.

Canal Ohio.

Premières recommandations du Gouverneur Brown en 1818. —Nomination d’un comité de canalisation ; correspondancedu comité avec de Witt Clinton. — Exploration du terrain. — Projet de joindre le lac Érié à l’Ohio par un canal.— Bonnes conditions topographiques, — Divers tracés possibles. — Le canal Ohio est voté, le 4 février 1823, suivant leScioto et le Cuyahoga. — Autre jonction, par le canal Miami , ordonnée pareillement. — Fonds spécial des Canaux. —Système d impôts établi pour donner confiance aux capitalistes. — Loi de l’enseignement primaire votée en mêmetemps que celle des canaux.

Commencement des travaux ; premier emprunt avantageusement négocié. — Longueur et pentes; ouvrages d’art. —Deux biefs de partage ; embranchement appelé Coupure du Muskingum. — Le canal a été terminé en septcampagnes. — Détails du tracé ; réservoir du bief de partage du Licking; grande tranchée. — Rigoles de Granville et de Columbus. — Dimensions du canal. — Écluses ; ponts - aqueducs ; barrages.—Bassins de Cleveland et dePortsmouth. — Sagacité déployée dans la canalisation de l’État d’Ohio . — De l’alimentation ; règles adoptées à cetégard dans l’État d’Ohio et dans celui d’Indiana . — Prises d’eau. — Itinéraire sur le canal.

Frais de construction. — Recettes brutes, dépenses et revenu net. — Frais d’entretien par kilom. — Mouvementcommercial. — Mouvement spécial des deux points extrêmes Portsmouth et Cleveland. —Progrès rapides du commercede Cleveland ; marine de ce port.

Dès 1818, le Gouverneur de l’État, M. Brown, appelait dans son message annuell’attention de la législature sur les avantages des voies de communication perfec-tionnées. Trois semaines après, il revenait à la charge, dans un message spécial,disant que les canaux et les routes remplissaient, dans l’organisation matérielle dessociétés, les fonctions de veines et d’artères. Plusieurs années se passèrent à saisirl’esprit public de la question, et à faire des études préliminaires. Un comité composéde citoyens remplis de zèle , présidait à ces préparatifs. On discutait en même tempsles moyens financiers. Ce jeune État, relégué au centre du continent, peuplé d’hommeslaborieux, mais clair-semés et sans capitaux, avait besoin de recourir au crédit pourse procurer des fonds. Il doutait encore de ses destinées et de la confiance qu’ildevait inspirer à des capitalistes éloignés. Au nom du comité de canalisation,M. M.-T. Williams, l’un des Commissaires, écrivit à de Witt Clinton, à New-York , pour lui demander son avis sur la possibilité d’ouvrir un canal de plus de450 kilom. entre le lac Érié et l’Ohio , et sur les chances d’un emprunt. Il estimpossible de lire sans émotion cette correspondance entre les Commissaires dujeune État et l’illustre promoteur du canal Érié, que l’on considérait justementcomme un oracle en matière de grands travaux. La sollicitude résolue que témoi-gnèrent bientôt les moindres citoyens, en faveur de l’entreprise projetée, est un traitn. 25