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Tome deuxième.
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TROISIEME PARTIE. SECTION I. CHAPITRE I.

dépenses qu’il entraîne , exerce en Europe , sur l’ordre intérieur des Étals et sur ledegré de liberté véritable, de liberté régulière et organique, qu’il est permis d’y dé-partir aux citoyens.

Il est digne d’attention que dans celle partie de l’Union dont nous allons examiner lestravaux, tout a été exécuté , à peu près sans exception , par les États eux-mêmes. Lescompagnies de canaux ou de chemins de fer n’y existent guère que sur le papier. Dansce pays neuf, où les idées d’égalité ont été poussées à leur dernier terme, il ya de l’aisance pour tout le monde; on y rencontre un nombre infini de petites fortunes,mais l’opulence n’y existe pas. Dès lors on y manque des éléments qui sont indispen-sables pour constituer des compagnies puissantes. Au surplus , c’est une atmosphèrequi ne leur serait pas propice. L’esprit d’égalité, surexcité comme il l’est dans cesrégions, est très-ombrageux. Dans ces jeunes États, des associations devant disposerde vastes capitaux et exercer un patronage étendu, trouveraient peu de bienveillanceau sein des législatures. Une fois constituées, elles verraient s’élever contre elles,dans le public , des jalousies et des antipathies violentes ; les banques en ont faitl’épreuve. C’est ce motif, plus encore que la rareté des capitaux agglomérés sous laforme de grandes fortunes, qui a empêché dans l’Ouest la constitution de grandescompagnies de voies de communication ; car les capitalistes de New-York et de Phila-delphie , s’ils avaient cru pouvoir compter sur les bonnes dispositions des législatureset du public , n’eussent pas tardé à s’y présenter.