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les considérations d’après lesquelles se sont réglés, toutes les fois que la questiona été soulevée, les Commissaires de l’État d’Ohio et de celui contigu d’indiana,où les mêmes errements ont été suivis, quelquefois sous la direction des mêmeshommes.
Se basant sur des expériences faites en Angleterre, à Manchester , pendant les an-nées 1796, 1797 et 1798, les ingénieurs de l’État d’Ohio , MM. Samuel Forcer, W.-II.Pi •ice et Jessé L. Williams (ce dernier est devenu depuis ingénieur en chef de l’Étatd’indiana) estimaient, en 1830, lorsqu’ils étudiaient le canal Miami , que pour une colonned’eau pluviale de 0 m ,852, il y avait dans un réservoir une évaporation de l m ,129, et par-conséquent que dans un réservoir l’évaporation excédait la pluie de 0 m ,277. Suivantles mêmes observations, pendant huit mois de l’année la pluie serait surpassée par l’é-vaporation , et pendant quatre mois ce serait l’inverse. Durant la première période ,l’excédant de l’évaporation sur la pluie serait de 0 m ,381. C’est ce dernier chiffre qu’ilsadoptèrent comme représentant l’abaissement effectif de niveau dans le réservoir d’uncanal. Cependant, pour tenir compte des années d’une extrême sécheresse, ils étaientdisposés à le porter à 0 m ,457 pour huit mois, ou à moins de 2 millimètres par jour.
En 1826, le Bureau des Travaux Publics des États-Unis, dans son rapport sur le ca-nal de la Chesapeake à l’Ohio, supposait que les deux tiers de l’eau pluviale , calculéeau surplus d’après l’année la moins pluvieuse qui fût connue, s’écouleraient dans unréservoir placé à proximité pour la recevoir.
D’après les observations de M. Jervis sur les réservoirs du canal Chenango (voir le1 er volume, page 180), les deux cinquièmes de l’eau pluviale (0 ra ,356 sur 0 m ,889), s’é-coulaient dans ces réservoirs. Pendant cinq mois de l’hiver et du printemps, de janvierà mai inclusivement, c’étaient les 66 centièmes, et pendant cinq mois de l’été et del’automne, de juin à octobre inclusivement, c’étaient les 24 centièmes seulement.
Dans leurs évaluations, le plus souvent les ingénieurs de l’État d’Ohio n’ont portécet écoulement qu’à une tranche de 0 m ,178 , répandue sur tout l’espace que dessert leréservoir : ce n’est que la moitié des résultats constatés expérimentalement par M. Jer-vis. Dans ses projets définitifs pour les réservoirs destinés au canal de jonction du lacMichigan au lac Érié, dans l’Étatd’Indiana , M. Jessé Williams a calculé sur 0 m ,279.
En 1838, M. Williams étudiant le canal de jonction du lac Michigan au lac Érié ,supposait, d’après des expériences qui ne lui étaient pas personnelles et dont il ne citaitpas le détail, que la perte d’eau par évaporation équivalait à une couche de 0 m ,864d’épaisseur, ce qui n’est pas tout à fait égal à l’eau pluviale qui tombe aux États-Unis par des latitudes semblables à celle de l’État d’Indiana (1). Cependant pour tenircompte de la filtration, qui est à peu près insignifiante dans des réservoirs établis sur unsol déjà affermi, et qui devient nulle bientôt à cause de la vase qui tapisse le fond, il esti-mait, à l’égard des réservoirs du même canal, que l’évaporation enlèverait au réservoiren outre de ce qu’il recevrait par la pluie, une tranche d’eau de 0 m ,305. Dans d’autres