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TROISIEME PARTIE. SECTION I. CHAPITRE VI.
canaux, au canal Miami par exemple, ainsi qu’au canal de jonction du lac Michigan au lac Érié. Les Commissaires d’Indiana avaient décidé qu’en aval de Fort Wayne il aurait 18 m ,30 de large à la ligne d’eau et l m ,83 de profondeur. Mais les Com-missaires de l’État d’Ohio se sont refusés à adopter les mêmes proportions, en amont deDéfiance où le canal Miami vient aboutir sur la Maumee. On a eu de la peine à obtenird’eux, pour cet intervalle d’environ 26 kilom., une largeur de 15 m ,25 et une profondeurde l m ,52. Dès lors dans l’État d’Indiana on s’est limité à cette dernière profondeur,mais généralement on a maintenu la largeur de 18 m ,30.
La rigole, longue de 10^ kilom., qui conduit au bief de partage les eaux du Saint-Jo-seph , a les mêmes dimensions que le canal.
Les écluses ont, comme celles des canaux des États de New-York, de Pensylvanie etd’Ohio, 27 m ,45 sur 4 m ,57. Elles n’ont pu être en pierre de taille que sur le versant sep-tentrional, parce que la bonne pierre est très-rare dans la vallée de la Wabash. Onn’a même pas pu les établir partout dans le système mixte (1 er volume, page 464), etau grand regret des ingénieurs et des Commissaires des Canaux, on les a, sur plu-sieurs points, provisoirement bâties entièrement en bois. Une fois terminé, le canalamènera à peu de frais des matériaux propres à remplacer ces constructions éphé-mères par d’autres tout à fait permanentes.
Les ouvrages d’art sont peu nombreux. Il y a des ponts-canaux d’une petite étendue,sur l’Eel, par exemple, près de Logansport, puis sur le Dunkey’s Run, le Wea Creek,le Shawnee Creek, le Bear Creek, le Coal Creek, le Sugar Creek, le Racoon Creek, leSpring Creek etl’Otter Creek ; les neuf derniers sont entre Lafayette et Terre-Haute. Surle versant septentrional, il y en a un pour le passage de la Sainte-Marie à Fort Wayne .De même que ceux de la plupart des autres canaux des États-Unis , ils ont des piles enpierre et des bâches en bois. Leur étendue est bornée ; entre Lafayette et Terre-Haute un seul a 79 m ,30 entre les culées.
La partie supérieure du versant méridional est sur la rive droite de la Wabash, et lapartie inférieure sur la rive gauche. On passe la Wabash non sur un pont-canal, maisdans un bassin de retenue, à Delphes .
Les barrages sont plus remarquables que les ponts, particulièrement celui qui sertà la prise d’eau dans le Saint-Joseph pour le bief de partage, et ceux qui ont la mêmedestination relativement à la Wabash. Ils sont formés de cadres de charpente ( cribs)remplis de pierre et flanqués de graviers et de sables en amont. Ils offrent en aval unlarge tablier revêtu de planches, afin d’éviter l’affouillement que produiraient leshautes eaux faisant cascade par-dessus la crête du barrage et tombant perpendiculai-rement de toute sa hauteur, immédiatement à côté de sa base. Ils se distinguent par unegrande élévation; celui de la rigole du bief de partage a 4 m ,73 au-dessus de l’étiage,5 m ,19 au-dessus du lit, et 79 m ,15 entre les épaulements, qui sont en bois. Dans le sens dufil de l’eau il occupe, avec le gravier dont il est flanqué en amont et avec son ta-blier en aval, une largeur de 51 m ,85. Le plus long de ces barrages est celui de Delphes ,dans la Wabash; il a 179 m ,95. Sa hauteur au-dessus de l’étiage est de 3 m ,66. Il repose