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INDIANA ET OHIO. — CANAL DE LA WABASH AU LAC ÉRIÉ .
sur le roc qui n’est qu’à 0 m ,61 au-dessous de l’étiage. A cause de la nature de sa fonda-tion, on s’est dispensé de le garnir d’un tablier en aval.
Il y a quatre barrages de ce genre dans la Wabash , à Delphes et au-dessous des con-fluents duLittle-River, du Salamania et du Mississineway. Plus bas on alimente le canalau moyen d’affluents tels que le Wea, le Shawnee, le Coal Creek, le Sugar Creek , donton amène les eaux par des rigoles, après les avoir barrés dans leur lit.
A Delphes , à côté du barrage, on a construit une écluse qui permet aux bateaux àvapeur de passer de la rivière dans le canal. Elle a 53 m ,38 de long sur ll m ,59 de large.On a été obligé de l’établir entièrement en bois, faute de pierres.
On n’a aucun doute sur l’abondance des ressources alimentaires du canal. Le Saint-Joseph, qui doit approvisionner le point de partage, est la branche principale de laMaumee. Une fois dans la vallée de la Wabash ou dans celle de la Maumee, on a recours àces rivières elles-mêmes ou à leurs nombreux affluents, à mesure qu’ils se présentent.C’est à ces derniers qu’on s’est adressé en aval de Delphes , pour le versant méridional.De là les quatre barrages assez courts qui existent dans le Wea, le Shawnee, le CoalCreek et le Sugar Creek, et des rigoles dont le développement total est de 5,750 m .
A la fin de 1838, le canal était presque terminé, de la frontière d’Ohio au confluentdu Tippecanoe, sur 197 kilom. On estimait que les sommes payées ou à payer aux en-trepreneurs pour ce développement s’élèveraient à 9,363,472 fr., à quoi il faudrait ajou-ter les frais généraux. Ce serait par kilom., frais généraux non compris. . 47,530 fr.
A ce compte le canal entier de Tolède à Terre-Haute , coûterait. . . . 24,050,339 fr.,
Il a été achevé en 1840 dans l’Indiana , depuis la frontière d’Ohio jusqu’à Lafayette.On l’aura arrêté là sans doute, en attendant de meilleurs jours pour les finances del’État.
Le développement du canal dans l'État d’Ohio est de 140 ; kilom. Il s’y prolonge, avons-nous dit, jusqu’à l’embouchure de la Maumee à Tolède , sur la rive gauche. Le Gouver-nement de cet État ne s’est pas empressé d’ouvrir les travaux chez lui, parce que, envertu d’une délimitation défectueuse, il faut le dire, entre lui et le Michigan , quoique laMaumee fût tout entière sur son territoire, la baie de la Maumee et l’embouchure de larivière dans cette baie dépendaient du Michigan , au lieu de lui appartenir à lui-même.En 1836, lorsque le Michigan a été admis au nombre des États, le Congrès a corrigé ,non sans une vive opposition (1) de la part de ses habitants, cette méprise invo-lontaire des premiers législateurs, et a étendu l’État d’Ohio du côté du nord, de ma-nière à lui donner la baie de la Maumee. Délivré alors de la crainte peu fondée d’ail-leurs, de voir son commerce grevé d’un péage par un État voisin, 1 Ohio a commencé àvendre les terres concédées par le Congrès, dont le produit devait servir à solder les tra-vaux, et s’est décidément mis à l’œuvre. Des fonds ont été alloués en sus du produit de lavente des terres. A la fin de 1838, la dépense était de 3,721,429 fr. Dans son message de