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TROISIÈME PARTIE. SECTION I. CHAPITRE X.
celui du Pecumsagan, et celui du Petit Vermillon qui a cinq travées de 10 m ,68 d’ou-verture. A Ottowa le canal reçoit, par une rigole creusée sur les dimensions ordi-naires des canaux de New-York et de la Pensylvanie , inclinée de 0 m ,000047 , etlongue de 7,140™, les eaux du Fox, qui l’alimentent jusqu’à La Salle. Plus haut, unerigole de 402™ y conduit les eaux de la rivière du Page.
A la même ville d’Ottowa, le canal se lie à la rivière Illinois . La différence de niveauentre le canal et la rivière étant de 11™,29 , l’eau surabondante amenée du Fox parla rigole y créera une force motrice suffisante pour 40 paires de meules de 1™,37de diamètre.
A l’extrémité nord de la ligne, on agrandit un bassin naturel situé à la réuniondes deux branches, l’une méridionale, l’autre septentrionale, du Chicago , aux portesde la ville actuelle. On creuse de même des bassins spacieux à Lock'port, à La Salleet à Ottowa. Celui de Lockport est double ; ce sont deux nappes d’eau séparées par uneécluse de 3™,81 de chute. La nappe supérieure est destinée aux bateaux du canal ; lebassin inférieur est uni à l’Illinois par une dérivation de 30™,60 de large et de 1™,83 deprofondeur, qui doit y conduire les bateaux à vapeur de la rivière. A La Salle il yaura de même deux bassins ; celui d’amont, réservé aux bateaux du canal, seraentre les deux dernières écluses, n° 14 et n° 15. En amont de l’écluse n° 14 jus-qu’au Petit Vermillon, sur une distance d’environ 1,000™, le canal aura au moins27 m ,45 de large. Le second bassin, destiné aux bateaux à vapeur, aura 2-'- hectares desuperficie. Il sera immédiatement au-dessous de l’écluse n° 15. De ce bassin à l’Illi-nois il y aura une dérivation large de 48™,80 à la ligne d’eau , de 30™,50 au plafond, etprofonde de 1™,83 à l’étiage.
La rivière Chicago , depuis le point où le canal y débouche jusqu’au tac , exigeratrès-peu de travaux. C’est un chenal sans pente et sans courant, excepté dans lescrues.Le courant y aura désormais, en temps ordinaire, une direction qu’on pourrait quali-fier d’ascendante, car c’est par là qu’arrivera du lac au canal l’eau alimentaire. Cettedistance de 8,950™ ne figurait au devis de 1836 que pour la modique somme de 88,351 fr.Ce devis cependant, par une exception peu commune , semble de nature à dépasserla dépense effective plutôt qu’à être dépassé par elle. Il s’élevait à 45,975,672 fr.
Ce qui, déduction faite des 88,351 fr. affectés à la rivière Chicago , laissait, pour154,440™ de canal, 45,887,321 fr.
Ou par kilom, 297,121 fr.
Dans ce devis, les terrassements proprement dits, portés à 12,787,766 fr. pour6,440,720™-<™ b -, dont 3,891,315“- cub - en déblais et 2,549,405™- cub - en remblais, étaientcomptés, les déblais pour 7,882,732 fr. et les remblais pour 4,891,449 fr., soit en toutpour 12,774,181 fr. Les tranchées dans le roc, représentant 2,488,010™ cub , étaient éva-luées à 26,622,863 fr. ; le bief de partage y figurait pour 2,349,443™ cub - estimés à25,405,498 fr., ou moyennement à 10 fr. 80 c. par mètre cube. En fait, les tranchéesdans le roc massif coûtaient moyennement, en 1838, 17 fr. 81 le mètre cube, et onpensait alors que les deux tiers du travail dans le roc seraient dans cé cas ; lestranchées dans le roc fendillé étaient payées sur le pied de 10 fr. 83 le mètre cube.