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TROISIEME PARTIE. SECTION II. CHAPITRE Y.
CHAPITRE Y.
Obstacles divers qui gênent la navigation dans le lit du Mississipi et de l’Ohio.
Roches isolées ou en place. — Rapides des Moines; Grand Chain.
Bancs de salle ou de gravier. — Peu de profondeur de l’Ohio sur les bancs, à l'étiage. — Épis construits pour approfon-dir le chenal; ils ont eu de bons résultats ; la profondeur minimum du chenal. — Des effets probables du déboise-ment de la vallée de l’Obio. — Le fleuve se prêterait bien à recevoir des barrages mobiles.
Barre du Mississipi . — Difficulté d’améliorer les passes. — Trois systèmes proposés. — Le dragage a été préféré quantà présent. — Évaluation de la quantité de matières à enlever. — Premier navire dragueur. —• Épuisement des fonds.— Somme nécessaire pour l’opération entière.
Arbres échoués ou chicots ( snags ). — Comment les chicots se forment. — Description des bateaax imaginés par lecapitaine Shreve pour enlever les chicots.— Résultats de la première campagne (1829).— Dépense par chicot enlevé.—Mesure préventive consistant à abattre les bois sur la rive. — Détails sur les opérations des dernières années. — Étatactuel du chenal. — Les accidents sont devenus plus rares. — Précaution adoptée dans la construction des bateaux. —Sommes allouées par le Congrès pour l’amélioration du cours du Mississipi , de l’Ohio et de leurs affluents.—Observationsur l’emploi de la machine à vapeur dans les travaux.
La construction du canal de Louisville à Portland était un grand service rendu au com-merce. Le cours du Mississipi et celui de l’Ohio exigeaient cependant d’autres amélio-rations. Quand les eaux sont basses, les bateaux à vapeur y rencontrent des hauts-fondsen grand nombre. Dans l’Ohio, ce sont des bancs de sable ou de gravier; assez souventcependant, entre Pittsburg et Wheeling, c’est du galet. Quelquefois même ce sont desbancs de rochers, comme au Grand Chain dans le bas Ohio , à peu de distancedu Mississipi, au Rapide de Letart dans l’Ohio supérieur, et, dans le haut Mississipi ,aux Rapides des Moines et à celui du Rock-River. Çà et là le chenal était semé de blocsdétachés. Il s’en trouvait particulièrement aux points où la roche est à nu dans le lit,c’est-à-dire aux Rapides des Moines et du Rock-River et au Grand Chain ; quelquesblocs assez volumineux obstruaient aussi le chenal au Little Chain, à 24 kilom. enamont du Grand Chain.
Aux abords de quelques villes , et notamment à Saint-Louis (Missouri ), il se formaitdes atterrissements qui empêchaient les bateaux à vapeur d’aborder la grève de char-gement et de déchargement.
Le commerce demandait qu’on fît des efforts pour augmenter la profondeur despasses du Mississipi .
Enfin, il était indispensable de dégager le chenal du Mississipi et de l’Ohio des