ARBRES ÉCHOUES OU CHICOTS (SNAGS) DU MISSISSIPI ET DE L’OHIO. 325
ALLOCATIONS AU PERFECTIONNEMENT DU MISSISSIPI ET DE L’OHIO,
et de leurs principaux affluents.
ANNÉES.
OHIO ET MISSOURI.
CUMBERLAND.
rivière rouge.
fr.
fr.
fr.
fr.
1830
* 266,667
» *
»
» !
1831
1,066,667
»
O
»
1832
266,667
266,667
O
»
1833
266,667
»
»
»
1834
266,667
160,000
»
266,667
1833
833,333
J»
213,333
266,667
1836
720,000 (1)
106,667
»
377,600
1837
1,162,667 (2)
293,333
133,333
346,667
1838
746,667
106,667
213,333
373,333
1839
S
O
O
»
fr.
fr.
fr.
fr.
Totaux , jusqu’en 1840. . .
5,296,000
933,333
560,000
1,630,933
Depuis'1839, les allocations, dont j’ignore la quotité, n’ont pu être que très-faibles, àcause des embarras du Trésor Fédéral. En 1841, cependant, la Rivière Rouge, parexception, a obtenu 400,000 fr.
Ces travaux effectués sur le Mississipi et sur l’Ohio sont particulièrement remarqua-bles par le rôle qu’y joue la machine à vapeur. Ils montrent à quel point les Américains se sont familiarisés avec elle, comment leur première pensée est de l’appliquer danstous les cas, dans ceux surtout qui exigent le déploiement d’une grande force. Entreleurs mains, ce bel et puissant appareil est un agent qui sans cesse intervient et quise prête admirablement aux usages les plus divers. Cet emploi général de mécanismesperfectionnés, qui substituent leurs efforts aux labeurs de l’homme et deviennent pourlui comme de nouveaux organes , ou comme des serviteurs dociles, est un des carac-tères les plus satisfaisants et les plus libéraux de la civilisation moderne. Nulle part onne le trouve développé au même degré qu’aux États-Unis ; cependant nulle sociétén’est aussi exempte des maux que peut causer l’extension des machines , et dont lesÉtats manufacturiers de l’Europe offrent de tristes exemples. Nous aurons occasionbientôt de signaler une autre application audacieuse et heureuse du bateau à vapeurdans les travaux publics, à propos de la Rivière Rouge ( Red-River ), où par ce moyen l’onest à peu près parvenu à faire disparaître un radeau de bois de dérive, dont les dimen-sions gigantesques dépassaient ce qu’il semble permis de croire ; d’après le capitaineShreve, il occupait,dans le cours de la rivière, un développement de 22 ^ myriamètres.
(1) La jetée de Saint-Louis figure spécialement dans cette somme pour 80,000 fr.
(2) Cette même jetée figure spécialement dans cette somme pour 186,667 fr.