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Tome deuxième.
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TROISIEME PARTIE. SECTION III. CHAPITRE III.

points aisés à améliorer, et à l’égard desquels on prit aussitôt des mesures décisives(voir plus haut, page 328). Il ne restait plus qu’à relier le haut Ottawa au lac Ontario .Cette jonction était plus facile qu’on ne le croirait au premier abord. Entre la rivièreet le lac, au lieu de crêtes élevées, on trouve un plateau occupé par des lacs et desmarécages qui donnent naissance à plusieurs cours d’eau tributaires, les uns du lacOntario , les autres de l’Ottawa. Ainsi, du lac Rideau sort la rivière du même nom quiva se jeter dans l’Ottawa , et les eaux d’un autre lac tout à fait attenant,|le Mud Lake,vont, à travers d’autres nappes disposées en étages, se verser dans le lac Ontario par la rivière Cataraqui. L’élévation de la partie occidentale du lac Rideau , qui estcoupé en deux aujourd’hui, est, au-dessus du lac Ontario , de 49 m ,84, et au-dessus del’Ottawa , au point choisi pour l’extrémité du canal, de 86 ra ,44. C’est donc en tout unepente et contre-pente de 1 36 m ,28. D’ailleurs, d’après les caractères hydrographiques dupays, il était évident qu’on ne manquerait pas d’eau alimentaire. Il était clair aussiqu’en s’imposant la condition d’un remorquage à la vapeur, le lit du canal se trou-verait naturellement creusé presque dans tout son entier, puisqu’il n’y aurait qu’à setenir dans les lacs ou dans le lit des rivières, sauf à relever le plan d’eau de celles-ci pardes barrages. L’ouvrage devait se borner dès lors à la construction d’écluses et debarrages, et à quelques coupures.

Dès 1815, un lieutenant du corps royal du génie britannique, M. Jebb, fit un pre-mier examen des lieux. Plus tard la législature du haut Canada repriUe sujet. En 1825,l’ingénieur employé par les commissaires delà législature, M. Clowes, fit un rapportdétaillé, dans lequel il recommandait un tracé peu différent de celui qui a prévalu.Entre le point de partage du lac Rideau et celui de Plumb Hollow, situé plus à l’est, ilétablit qu’il fallait préférer le premier comme un peu moins haut et plus abondam-ment fourni d’eau. 11 proposait d’ailleurs un canal proprement dit, qui aurait eu lesdimensions suivantes :

Largeur à la ligne d’eau

8 ,54

1 ,52

— au plafond.Profondeur d’eau. ,

Les écluses auraient eu 24 m ,40 sur 4 m ,58.

Le gouvernement britannique, relevant la question pour son compte, s’en occupaen 1825. En 1 826, il envoya sur les lieux le lieutenant-colonel By, du génie. M. By avaitordre de se mettre à l’œuvre aussitôt. Il devait donner aux écluses les dimensionsusitées sur le canal de la Chine (voir plus haut, page 293 ). Onze écluses furent misesen adjudication sur ce modèle. Elles étaient déjà dans un état avancé de constructionlorsque le lieutenant-colonel By remontra à l’autorité métropolitaine qu’elles seraienttrop exiguës, et que, moyennant un faible accroissement de dépense, on pouvait mettrele canal Pudeau en état de recevoir des bateaux à vapeur d’une assez belle dimension :dans son système, la dépense devait être de 9,853,013 fr. Une commission nommée parles soins du célèbre Huskisson, alors Ministre des Colonies, approuva l’idée deM. By,cl il lut décidé que les écluses seraient établies de manière à recevoir des bateaux à