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QUATRIEME PARTIE. SECTION II. CHAPITRE Y.
de petits bateaux, et il débouche dans une lagune, l’Albemarle Sound, qui n’a pas decommunication navigable avec la mer. L’habile ingénieur qui conçut le projet de ce che-min , et les commerçants éclairés qui fournirent les capitaux , pensaient qu’en outreleur rail-road deviendrait l’un des tronçons nécessaires de la grande ligne destinéeau transport des voyageurs et des produits précieux du nord au midi.
La charte de la compagnie date du 10 février 1830. On commença les travaux enjuillet 1831 ; trente mois après, à la fin de 1833, le chemin fut ouvert au commercesur son développement entier de 96 kilom. Partant de l’intérieur de la ville de Pe-tersburg, il coupe transversalement les vallées du Nottoway et du Meherrin, dontla réunion forme le Chowan, et de même celles de quelques-uns de leurs tribu-taires. Cependant on n’a eu à trancher aucune crête. Presque partout le chemina été posé à la surface du sol. Il ne rencontre aucune ville ni même aucun vil-lage; en un ou deux points seulement il existait des habitations. Là où il atteintle Roanoke , après cette traversée dans le désert, a été bâtie une petite villequ’on a nommée Blakely. Les pentes sont modérées ; les plus rapides sont de0 m ,0038 à 0 m ,0057 par mètre. Par exception, à la sortie de Petersburg, il y a unerampe de 0 m ,0095 par mètre. On la gravit avec une locomotive de renfort. A l’autreextrémité, du côté du Roanoke, le chemin de fer se termine par un plan incliné arrivantjusqu’au fleuve, et à l’usage des marchandises exclusivement. Les bateaux viennents’amarrer au rivage ; un treuil, mis en mouvement par un manège, enlève les ballotsou les boucauts, et les place sur des plates-formes ou des waggons, qui gravissentensuite le plan incliné à l’aide d’un autre manège. La station des voyageurs esten avant du plan incliné. Les courbes sont bien ménagées ; leurs rayons varient de610 m à 2,745 m . Une seule, immédiatement à la sortie de Petersburg, a 305 m de rayon.
En fait d’ouvrages d’art on n’y distingue, outre le plan incliné du Roanoke,rien autre chose que quelques ponts dont les moins insignifiants sont jetés sur le Me-herrin et le Nottoway. Us sont dans le système de M. Town, couverts , à une seulevoie, et d’ailleurs très-peu étendus; celui du Meherrin n’a que 39 m ,65 de longueur.Les terrassements eux-mêmes sont très-peu considérables, excepté en deux ou troispoints, et notamment à Blakely.
Ce chemin a été construit fort économiquement, la compagnie n’ayant qu’un ca-pital très-limité. La superstructure en bois repose sur le sol même, sans l’intermé-diaire d’un lit de pierraille. Elle se compose de traverses supportant des longrines enbois, qui tiennent lieu de rails. Les traverses en chêne blanc ou white ocik ( quercusprinos ), de 2 m ,13 de long, d’un diamètre de 0 m ,254 à 0 m ,381, aplanies d’un côté, sontplacées à l ra ,52 l’une de l’autre, de centre à centre. Les longrines ou rails, en bois depin jaune ou jellow pine ( pinus mitis), entrent par une entaille dans ces traverses;elles ont 0 m ,229 de haut sur 0 m ,127 de large. Une bande en fer, large de 0 m ,051, etépaisse de 0 m ,0127, est clouée sur ces rails. Les traverses sont aussi peu enterrées quepossible], et entre les longrines et le sol on laisse un jour, de sorte que l’eau pluvialenejs’amasse pas dans l’intérieur de la voie. Les fossés latéraux sont entretenus avecsoin. Les^traverses et les longrines ont été tirées de la forêt, où le chemin se déroule