CHEMIN DE FER DE WELDON A WILMINGTON.
429
Une concurrence active subsiste entre cette compagnie et celle de Petersburg au Roa-noke, ou plutôt entre les compagnies qui font le service de Baltimore au Roanoke,les unes par la baie de la Chesapeake et le chemin de Portsmouth ; les autres, par lavoie de Washington, Fredericksburg , Richmond et Petersburg.
La baisse des prix causée par cette concurrence a été extrême ; ainsi, d’après lerapport de la compagnie de Portsmouth , en date du 9 octobre 1839 , on ne demandaitalors que 26 fr. 67 c., entre Baltimore et le Roanoke, pour un trajet qui est de385; kilom., presque entièrement en chemin de fer , par voie de Richmond. En 1840,sur celte dernière ligne, le prix fut même réduit un moment à 13 fr. 33 c.; mais lacompagnie de Portsmouth n’avait pas cru pouvoir à ce point diminuer le sien: etpour se rendre de Weldon à Baltimore , par Portsmouth, il en coûtait alors le doublede ce qu’on demandait par l’autre voie.
La rivalité des deux compagnies de Petersburg et de Portsmouth s’est manifestée parla diversité des directions, suivant lesquelles elles se sont efforcées de prolonger audelà du Roanoke la grande ligne du Nord au Midi. Mais la compagnie de Petersburga été la mieux inspirée dans son choix, quoique l’entreprise à laquelle elle s’est atta-chée dût exiger beaucoup plus de capitaux, et soit encore à terminer.
Tronçon n° 2. — Chemin de fer de weldon à Wilmington .
De Weldon, village situé sur la rive droite du Roanoke , ce chemin de fer s’étend àpeu près tout droit du nord au midi, jusqu’au port de Wilmington , placé entete de labaie par laquelle la rivière du cap Fear débouche dans l’Atlantique. 11 se développeau travers des comtés de Halifax, Edgecomb, Greene, Lenoir et Duplin. Son parcoursest de 259 kilom. Il traverse un pays extrêmement favorable, quoiqu’il faille coupertransversalement deux grandes vallees , celles du Tar et de la Neuse, qui se deversentdans le Pamlico Sound , et celles de plusieurs de leurs affluents ou des tributaires dela rivière du cap Fear. Mais les faîtes qui séparent ces vallées sont très-déprimés. Iloffre de grands alignements, presque toujours avec une pente très-douce, et quelques-uns de niveau. Parmi ces lignes droites, on en cite une de 75; kilom. ; d’autres de 5, 6;,10,11, 13 et 24 kilom. Les courbes n’occupent qu’un intervalle total de 34 ; kilom. : c’estle huitième environ de la ligne. Les rayons de courbure sont d’une amplitude remar-quable; la plupart, de 3,72l m â9,100 m ; les moindres, de l,747 m ,65. Il y a ça et là , auxapproches des cours d’eau, quelques rampes plus rapides que le reste; dans aucuncas cependant, les pentes ne dépassent 0 m ,0057 par mètre. Le chemin est à une voie.
Commencé en octobre 1836, il a été achevé le 7 mars 1840.
C’est l’ouvrage de M. Gwynn qui avait construit le chemin dePortsmouth au Roanoke.
La compagnie qui a exécuté ce chemin, a pour nom légal celui de compagnie duchemin de Wilmington à Raleigb, parce que, à l’origine, en 1833, lors de l’acte deconcession, c’étaient ces deux villes qu’il s’agissait d’unir. En 1835, cet acte fut révisé, etWeldon fut substituée à Raleigb. Cette dernière ville est laissée à 80 kilom. à l’est,il. 55