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SIXIEME PARTIE. SECTION IV. CHAPITRE II.
levée au moyen d’un anneau qu’elle porte. Quand on veut que la voie reste barrée, on couche iesur le madrier MM qui supporte tout l’appareil ; alors le levier cd ne peut pas bouger. Quandon veut lâcher les wagons, on relève ie autour de la charnière ee, et en donnant au levierla position c'd on retire aa de dessus le rail II - on lui fait occuper la position oo, aulieu de aa, et la voie est libre.
La fig. 39 montre la pièce ief sur une plus grande échelle.
Pour surcroît de précaution, à l’extrémité de la plate-forme qui précède le plan incliné, onplace un autre arrêt {fig. 40) formé d’un prisme A, qui est fixé sur la longrine nn, re-couverte d’une bande en fer II et servant ainsi de rail, par la cheville i, autour de laquelleil peut tourner. XX est la traverse en bois sur laquelle repose le rail. Une cheville de fer iretient A dans la position transversale et le fait fonctionner comme un arrêt. Quand on veutfaire passer un convoi, l’on retire la cheville i et on donne à A la position A'.
Fig. 41. oex, Traverses en bois qui soutiennent le rail. Elles ont 0 m ,254 de diamètre.
Chaque traverse xx repose sur un lit de pierraille de 0™,30 de hauteur et de largeur, etde la même longueur que la traverse.
Comme dans la partie de ce chemin qui est située dans les montagnes, on ne peut employerd’autres moteurs que des chevaux, il a fallu préparer la voie à cet effet. Les traverses offrentdonc, à la surface, une légère concavité. L’espace entre deux traverses est empierré, de ma-nière à former un dos d’âne qui s’abaisse au dessous des longrines. Ainsi l’eau pluviale nes’arrête pas contre ces longrines et va se verser dans le fossé. On attache de l’importance àlaisser ainsi les longrines à l’air de tous les côtés {fig. 41).
La traverse est surmontée des rails en bois nn, qui ont 0 m ,1l5 sur 0 m ,203. La bande en ferqui recouvre celle longrine a 0 m ,051 sur 0 m ,013.
Fig. 42,43, 44, Coin servant à fixer le rail dans l’entaille qui est ménagée dans la traverse. Ce coin provientd’un prisme rectangulaire de 0 m ,102 sur 0 m ,076, qui a été fendu en deux par un trait descie. Sur la plupart des chemins de fer américains, ces coins {keys ou wedges ), ont été gros-sièrement taillés à la hache, et ne maintiennent les rails qu’imparfaitement.
/Ï0.45et46.Boîte en bois où l’on place les traverses , pour y pratiquer les entailles destinées à recevoir lesrails, ainsi que les coins précédents.
ab, cd Fentes ménagées dans les parois latérales de la boite par lesquelles passe la scie. On donne untrait de scie suivant aa' bb', l’autre suivant cc' d, et on enlève, d’un coup de hache, la pyra-mide comprise entre les deux traits de scie.
Les pentes de ce chemin ont été ménagées autant que possible aux dépens des plansinclinés sur lesquels on les a accumulées. Elles sont habituellement de 0 m ,0038 à0 m ,0042 par mètre. Quant aux courbes , dans ce terrain escarpé on a été obligé deles faire très-roides. 11 y en a qui ont de 76 m ,25 à 91 m ,50 de rayon seulement. Dans cecas on relève un peu le rail extérieur.
Entre le plan incliné n° 1 et le plan incliné n° 2, on a été obligé de pratiquer un sou-terrain muraillé, à une voie, qui a 244“ de long.
Yoici quelques détails sur le prix de la main-d’œuvre par mètre cube :