ANCIENS PONTS EN BOIS.
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stamment bâti leurs villes en briques, ou, quand ils étaient obligés d’économiser, ils se servaientde bois. Le bois jouera toujours un grand rôle dans leurs édifices, particulièrement sur les pointsoù la civilisation est à son début. Dans leurs voies de communication , auxquelles les dimensionsde leur territoire les obligent de donner un vaste développement, et dans leurs ponts auxquels lapuissance de leurs rivières force de donner une grande étendue, l’esprit d’une économie parfaitemententendue les fera persister pendant longtemps dans l’emploi du bois.
Anciens ponts en bois.
Le beau pont deTrenton (planche XVI, fig. 7 et 9) et celui de New-Hope {ibid. fig. 6), l’unet l’autre sur la Delaware , et divers autres ponts un peu anciens construits par M. L. Wernwag,sont établis au moyen d’arches en bois à grande portée, auxquelles le plancher est suspendu, tantôtexclusivement, tantôt en partie, par des tiges en fer. Dans les ponts de Burr dont il sera question toutà l’heure, la charpente se soutient à la fois et par les arceaux en bois, et par le système de madriersassemblés ( truss ), avec lequel la charpente est associée. Dans les anciens ponts, elle se maintient uni-quement ou principalement par la force des arceaux. Ces derniers ponts exigent une beaucoup plusgrande quantité de fer.
Le pont de Trenton a cinq travées. Celle du milieu a 61“*, les deux adjacentes 54 m ,90, les deuxvoisines des culées 48“*,80. Dans la largeur du pont sont réparties cinq fermes arquées telles que aaa.Les trois du milieu, qui sont les plus espacées, et entre lesquelles sont comprises les deux voiescharretières, sont formées de sept cours de pièces concentriques de 0 m ,10 d’épaisseur sur 0 m ,33 de lar-geur. Les deux fermes extérieures comptent deux cours de pièces de plus. Chaque ferme arquéeextérieure présente donc une masse de bois de 0 ra ,33 de largeur surO m ,91 de hauteur.
Le plancher est posé sur des poutrelles h,h,h, suspendues aux arceaux aaa par des tiges, ou plutôtdes chaînes de fer à longs anneaux lb,bb, fixées au cœur des arceaux {fig. 7). Il y a vingt et unepoutrelles par travée, et par conséquent autant de chaînes pour chacun des cinq arceaux qui existentpar travée. L’arceau est contre-venté par des pièces inclinées cc, au nombre de quatre par demi-arceau , appuyées sur les longrines extérieures dd qui sont superposées aux poutrelles h,h,h. Lespièces cc,cc sont liées aux arceaux par des étriers en fer ; elles sont de même rattachées à dd; destraverses horizontales supérieures relient par le haut les fermes successives de chaque travée. La lar-geur de chaque voie est de 3 m . Les deux chemins des piétons, pratiqués entre les deux fermes exté-rieures et les fermes les plus proches, ont l m ,47.
Le pont est recouvert. Sur chaque pile, entre les deux courbes qui correspondent aux arches suc-cessives, on élève une petite charpente de raccordement qui continue la toiture {fig. 9).
Le pont de New-Hope (planche XVI, fig. 6 ) a de l’analogie avec celui deTrenton. Il a exigé unegrande quantité de fer. Chaque ferme arquée a trois arceaux en bois aaa.
Le pont du Schuylkill, à Philadelphie (planche XVI, fig. 8 et 10), construit par Wernwag, estd’une seule travée de 103 m ,80, entre les culées. La flèche de l’arc n’est que de 6 m ,10. Le tablier dupont est en dessus de l’arche. Ce pont a beaucoup d’analogie avec le système de Burr. L’arche en boisrésulte de trois arcs concentriques aaa, bbb, ccc, superposés les uns aux autres. Chacun des arcs estformé de sept cours de pièces de 0™,152 x 0 m ,330. La hauteur d’un arc est ainsi de l m ,06. Il y acinq fermes arquées semblables dans la largeur du pont. Entre les trois du milieu sont les deuxvoies charretières, l’une pour aller, l’autre pour venir. Les piétons passent dans l’espace moinslarge compris entre les deux fermes extérieures et les fermes voisines.
Il entre dans ce pont une grande quantité de fer pour soutenir les fermes arquées en les rattachantà la ferme supérieure ddd , et pour les fortifier en reliant ensemble les trois arcs aaa , bbb, ccc.