PONTS EN TREILLIS.
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longues que possible , de 10 à 12 ra , par exemple. Chacun des cours des pièces formant l’entrait, aulieu d’être simple, est de deux jumelles de l'équarrissage qui vient d'être indiqué. L’entrait est donc ,sur toute la longueur du treillis, de quatre pièces , accouplées deux à deux , dont deux à droite etdeux à gauche du treillis, et, de chaque côté du treillis, il a 6 pouces d’épaisseur (0 m 152). Les jointsde ces pièces sont également répartis sur toute la longueur du pont. Un cordon exactement sembla-ble à l’entrait se développe pareillement sur toute la longueur du pont, au sommet du treillis. Surl’entrait, sont étendues transversalement des poutrelles horizontales ou traverses qui, dans les pre-miers ponts en treillis, soutenaient le tablier du pont. Le cordon supérieur, dans ces premiers pontsportait la toiture.
Les moises du treillis sont réunies à leurs croisements par des chevilles rondes , en chêne depremier choix, de 1 pouce | (0 m ,043) de diamètre, taillées avec soin au moyen d’un mandrin ou em-porte-pièce, comme nous le dirons tout à l’heure. Ces chevilles entrent dans des trous préalablementménagés à la tarière et régulièrement espacés.
Il convient que les chevilles, une fois mises en place, de force, y soient raffermies au moyen depicots ou petites aiguilles de bois qu’on chasse au centre de leurs extrémités. L’on ne prend cepen-dant cette précaution que sur les ponts les plus soignés. Il y a deux chevilles placées verticalement,au-dessus l’une de l’autre, à chaque croisement des moises constituant le treillis, et quatre aux croi-sements du treillis avec l’entrait et avec le cordon.
Entre les moises du treillis et enfre le treillis et l’entrait ou cordon, il n’y a pas d’autre assem-blage que celui qui résulte de ces chevilles. Toutes ces pièces sont trop minces pour qu’il soit pos-sible de les entailler, dans le but de les lier les unes aux autres.
Il n’entre pas de fer dans ce pont, si ce n’est quelques clous et quelques petites chevilles qu’onplace, soit aux joints des pièces formant l’entrait et le cordon, soit aux points de croisement despièces qui contre-ventent ou contre-ûchentla charpente.
Tel est le pont de M. Town, en termes généraux, et dans sa conception première; nous verronstout à l’heure les modifications et additions faites au plan primitif de M. Town, par lui-même oupar d’autres ingénieurs.
Avec ce système de charpente on peut placer le tablier du pont à la partie supérieure aussibien qu’à la partie inférieure du treillis- En le laissant à la partie inférieure, on a l’avantagede pouvoir, à peu de frais, compléter la toiture et les bordages latéraux. L’autre dispositionpermet de multiplier, dans l’intérieur de la charpente, les contre-fiches, étais et contre-vents, etd’empêcher ainsi le pont de se déjeter : elle est généralement préférée aujourd’hui pour les cheminsde fer.
Ces ponts en treillis sont doués d’une grande inflexibilité. C’est en cela qu’ils surpassent les pontsde Burr. Sur les ponts en treillis bien établis, et notamment sur tous ceux qu’a construits M. Robin-son, les locomotives conservent sans inconvénient leur'plus grande vitesse. Celte considération leurassure la supériorité pour les chemins de fer.
La hauteur du treillis règle la solidité du pont et augmente nécessairement avec la longueur destravées. Pour des travées considérables, de G0 m , par exemple, on donne au treillis 5 m à 5 m ,50 dehaut. En général, M. Town pense que la hauteur du treillis doit être du dixième au douzièmede la portée des travées. Lorsque le tablier repose sur l’entrait, l’élévation des chariots ne permetpas de donner au treillis moins de 4 m à 4 m ,30.
Il est cependant plus rigoureusement exact de dire que, toutes choses égales d’ailleurs, la forcede ces ponts dépend du nombre des losanges compris dans la hauteur du treillis.
On a construit quelques-uns de ces ponts avec des travées de 220 pieds (67 m , 10 j.h
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