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APPENDICE SUR LES PONTS DE L’AMÉRIQUE DU NORD .
très cubes de bois, dont le treillis et les cordons forment à peu près la moitié ; ce qui revient, parmètre courant du tablier entre les culées, à 3 mèt eub -,56.
En France, sur le chemin de fer de Saint-Germain , le beau pont d’Asnières , construit avec unegrande solidité, pour trois voies, a cinq arches de 30 m d’ouverture. Il repose sur 4 piles en moellonset en pierre de taille. La longueur du tablier entre les culées est de 162m. Les piles ont àla naissance des arches 2 m ,80 d’épaisseur. Il est entré dans la charpente l,26i mét ' cub - de bois, à134 fr. 60 c., prix moyen , et 20,000 kilog. de fer à 1 fr. Prenant les deux tiers de ces quantitéspour réduire le pont à deux voies, on trouve qu’il contiendrait alors 841 mètcub - de bois , presquetout chêne, et 13,333 kilog. de fer, ce qui donne par mètre de tablier entre les culées:5mèt.cub. ^9 <j e jj 0 j s d e c hêne et 82 kil °s-,30 de fer.
Dans le cubage des bois du pont de Richmond ne sont compris ni les coins en chêne, ni les che-villes rondes de même essence qui lient entre elles les moises du treillis , ni celles qui lient le treillisaux cordons.
Les premières de ces chevilles, au nombre de 22,800 , ont 9 pouces (0 m ,229) de long, et 1 } pouce(0 m ,044) de diamètre. Les secondes, au nombre de 19,000, ont 2 pieds 9 pouces (0 m ,84) de long,et 1 | pouce (0 m ,044) de diamètre.
Les coins qui servent à serrer les contre-vents ont 18 pouces (0 m ,457) de long. Leur tête a 4 poucessur 2 k (0 m ,102 sur 0 m ,063). Ils vont en s’amincissant d’un douzième. Ainsi, à la pointe, ils ont4 pouces sur 2 - pouces (0 m ,102 sur 0 m ,056). Us sont au nombre de 1,080.
Les coins qui servent à serrer les contre-fiches dans les poutrelles inférieures mm , ont 1 pied delong , et, à la tête, 4 pouces sur 3 (0 m ,102 sur 0 m ,076).Ils vont en s’amincissant vers la pointe d’unsur huit. Us offrent donc à la pointe une surface de 4 pouces sur 2 7 6 - pouces (0 m ,102 sur 0 m ,066).Us sont au nombre de 360.
Le tableau ci-après donne la désignation des diverses pièces qui entrent dans ce pont, le nombreet le cubage de chaque espèce de pièces.
Nous avons dit que la maçonnerie des piles était en granit. La fondation en a généralement étéfacile ; car elles reposent sur le roc , qui dans cette partie est à nu. Le James-River, au-dessous descataractes, a peu de profondeur, excepté pendant quelques jours à l'époque du dégel ou à la suited’orages. Les piles ne plongent en moyenne que de l m ,50. On n’y a employé que des pierres d’unfort échantillon. Dans les assises supérieures, les pierres sont reliées les unes aux autres par descrampons en fer, comme on le voit fig. 6.
A chacune de ses extrémités, chaque pile est recouverte par deux pierres zz, zz, taillées avec soin,sur lesquelles repose la muraille de bois en treillis, par l’intermédiaire de forts madriers ii, servantde chapeau à z z : ce chapeau est formé de deux madriers accolés. Les pierres zz, zz ont 5 pieds( l m ,52 ) de large, et sont ainsi en saillie de 6 pouces (0 m ,152) sur chacune des faces de la pile. Leurlongueur est de 3 pieds 3 pouces (0 m ,991) ; par conséquent, dans le sens de la longueur des piles,elles surplombent aussi de 6 pouces (0 m ,152). Leur épaisseur est d’un pied (0 m ,305). U y a, pourtout le reste de la longueur de la pile, entre ces deux pierres de support, deux autres assises au-dessus de leur niveau {fig. 4)-
Les culées sont simplement en moellons. Sur la rive droite, une de ces culées est accompagnéed’une chaussée en remblai, de 650 pieds (198 m ,25) de long, qui permet au chemin de fer de rejoindrele plateau.
Commencé au mois de décembre 1836, ce pont a été terminé le 5 septembre 1838. U a coûté586,000 fr. ou 675 fr. 57 c. par mètre courant du tablier.