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trop accommoder avecleur vertu, id. ib. t.ii, p. 138.Accommoder Dieu avec le monde, id. Serm. i, 88 . Onne songe nullement à accommoder l'affaire, boss.Lettr. Quiét. 326. Accommoder une brouillene, st-réal, iv, 7. Son ambition [d’Alexandre] le porta auxIndes, quand il pouvait accommoder la gloire et lerepos, saint-évrf.m. h, 65. || 7” Céder par vente ouautrement à quelqu’un un objet qui lui convient.Je vous prie de l’accommoder de ces objets qu’ildésire. Le libraire l’accommoda de très-beaux li-vres. Si vous avez quelque manuscrit persan, vousme ferez plaisir de m’en accommoder, montesq. L.pers. 142. Le roi avait aidé le maréchal d’Humiè-res à accommoder Mouchy, saint-simon, 23, ta.Vous voilà tous pourvus; n’est-il point quelquefille Qui pût accommoder Le pauvre Mascarille?mol. l’Étour. v, 16 . Je fais un échange avec Paul,afin de me loger ; mais Paul n’a pas de quoi m’ac-commoder; il substitue de l’argent en la place dulogement que je lui demande, boss. Penséeschrét.34. || 8° Conformer, approprier. Accommoder sondiscours aux circonstances. Il accommodait leslois à ses passions. On accommode la règle auxpersonnes, loin de juger les personnes par la rè-gle, mass. Car. Prosp. tempor. Vous nous reproche-rez peut-être un jour d’avoir accommodé la saintevérité de votre Évangile aux indulgences et aux adou-cissements de nos siècles, id. Car. Par. de Dieu. Onveut accommoder tout le monde à soi , fléch.Serm. i, 234. J’accommode ma flamme au bien demes affaires, corn. Médée, i, t. Il faut que l’air soitaccommodé aux paroles, mol. B. G. i, 2.
s’accommoder, v. ri/l.\\ 1* Se donner des com-modités, des aises. Voyez comme il s’accommode.|| 2“ Bien s’accommoder, devenir riche. Je l’ai vupauvre, mais il s’est bien accommodé. || 3” Seconcilier. Ils se sont accommodés. Leur différends’accommodera. Il y a trop de peine à s’accommo-der pour le profit, pasc. Prov. 8. Le maréchals’est accommodé avec ses créanciers, sév. 29. Si lasoif des grandeurs, l’amour de commander Avecson joug étroit pouvaient s’accommoder, rac. Âth.m, 3. Peut-être pensez-vous que la prospérité etla religion ne s’accommodent guère ensemble,fléch. t. ni, p. 283. f] 4” S’accommoder à, se con-former à. Sachant s’accommoder à tous les goûts,fén. Tel. xvi. Il faut qu’il [le roi] s’accommode àleurs faiblesses [des hommes], qu’il les corrige enpère, qu’il les rende sages et heureux, id. ib.xxiv. Est-ce ainsi qu’à nos vœux il sait s’accom-moder ? rac. Baj. iv, 1. C’est une vie à laquelle ilne peut s’accommoder, pasc. édit. Cousin. Pours’accommoder à la faiblesse des hommes, pasc. Prov.7. Si vos résolutions s’accommodaient à nos désirs,sév. 421. Pour s’accommoder àla dépravation donosdésirs, mass. Car. Prosp. temp. Le Seigneur, attentifà ce qui se passe dans nos cœurs, et indigné de n’yrien trouver pour lui, s’est accommodé à nos sou-haits, id. ib. Je n’aurai pas besoin, pour m’accommo-der àmon sujet, de vous donner des titres spécieux,mass. Villars. Qui s’accommode à toutes les disposi-tions, aux faibles et aux forts, aux sains et auxmalades.... bourd. Pensées, t. ni, p. 399. Qu’il fautvivre avec ses amis, qu’il faut s’accommoder à eux,faire comme eux, ou rompre avec eux, id. ib. t. ii,p. 267. Je ne sais comment il me sera possible dem’accommoder au temps et de ne pas trahir monhonneur, vaugel. Q. Curce, 369. || 5” S’accommoderde, accepter avec facilité et sans humeur. Il s’ac-commode de tout. C’est un homme dont je m’ac-commodais très-bien. Ma fille a de la complaisance,et vous verrez qu’elle s’accommodera entièrementde vous, mol. Mar. forcé, 14. Cela est fort agréableet fort divertissant, et je m’en accommoderais as-sez, id. Fest. de Pierre, i, 2 . Le moyen, mon on-cle, qu’une fille un peu raisonnable se pût accom-moder de leur personne? id. Les Préc. rid. 5. Vousne serez pas de ces maris incommodes, qui veulentque leurs femmes vivent comme des loups-garous ;je vous avoue que je ne m’accommoderais pas decela et que la solitude me désespère, ro. Mar. for-cé, 4. L’orgueil de votre nom ne s’accommode guèrede ce qui suit.... bourd. Pensées, t.n, p. 116. On nes’accommode nulle part d’un homme noté et décrié,id. ib. p. 1 95. Ce seul terme de clôture marquedéjà, par soi-même, quelque chose de triste etdont la nature ne doit pas s’accommoder, id. ib.p. 4 80 . Les méchants s’accommodent mieux desbons, fén. Tel. vm. Peu d’écrivains s’accommodentde ce style, la bruy. 1. Dne vie dont l’anachorète leplus pénitent aurait de la peine à s’accommoder,mass. Car. Jeûne. || 6° S’accommoder d’une chose,l’acheter, l’acquérir. Il s’en accommoda au prix
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qu’on voulut. Je voudrais vous prier de les voir[ ces esclaves] et de les entendre pour les ache-ter,s’ils vous plaisent, ou pour leur enseigner quel-qu’un de vos amis qui voulût s’en accommoder,mol. le Sicil . 8. || 7° Proverbes. On l’a accommodétoutde rôti, c’est-à-dire onl’a fort maltraité. || Accom-modez T vous, le pays est large, se dit à un hommequi prend ses commodités sans se gêner suffisam-ment.
— HIST. xvi* s. Si tu te veux accommoder à nosfaçons de faire et adorer le roi, tu le pourras veoiret parler à lui, amyot, Thém. 29. Il se sçavoit dex-trement accommoder à toutes compaignies, id. Pé-ricl. 8. Accommodant la matière à ma force, mont,i, 104. Enfin, Cinna, je t’ay rendu si accommodé etsi aysé que.... id. i, 129. D’une façon noble et ac-commodée au temps et au lieu, id. i, 1 82 . Ils seprestent et accommodent aux inclinations naturel-les, id. ii, 234. La noblesse en serait plus accommo-dée d’argent et moins endetté», lanoue, 95. Et s’ila esté aspre pour la parachever [sa maison], il nel’est pas moins pour l’accommoder par dedans, id.167. [Les chefs] pour estre bien parés s’accommo-dent de la moitié des payes des soldats, id. 264. Ilaccommode le soulier à nostre pied, c’est à dire ladespense à notre pauvreté, id. 276.
— ÉTYM . Bourguign. equemodai; Berry, aemo-der; wallon , ak’moide ; d ’accommodare, de ad, à,et commodus (voy. commode).
f ACCOMPAGNAGE (a-kon-pa-gna-j’), s. m. Tra-me fine dont on garnit le fond d’une étoffe de soiebrochée d’or.
ACCOMPAGNATEUR, TRICE ( a-kon-pa-gna-teur, tri-s’), s. m. et f. Terme de musique. Celui,celle qui accompagne la partie principale d’un mor-ceau. || Le néologisme a créé accompagnateur; et ceserait pécher contre l’usage que de dire accompa-gneur.
ACCOMPAGNÉ, ÉÉ (a-kon-pa-gné, gnée), part,passé. || 1“ Accompagné d’une foule nombreuse. Crai-gnant une attaque, il sortit bien accompagné. Peuaccompagné. || 2° Fig. Un présent accompagnéd’une lettre polie. Quels coups accompagnés de re-gards effroyables.... rac. Mithrid. v, 4. Quelquesdehors spécieux, accompagnés de beaucoup de con-fiance et de présomption, bourd. Pensées, t. u,p. 197. || 3* Terme de musique. Soutenu par un ouplusieurs instruments, une ou plusieurs voix. Il estmal accompagné. || 4 En termesde blason, se ditdespièces qui sont réparties auprès d’une pièce princi-pale et particulièrement des croix , sautoirs , che-vrons, etc., lorsqu’ils sont également disposés dansles quatre cantons de l’écu. || 5° En termes de véne-rie, se dit du cerf lorsque, pressé par les chiens,il sejoint à d’autres bêtes pour donner le change.
— REM. Le roi accompagné de ses gardes. Té-lémaque accompagné par Minerve. En général onpréférera par à de, quand la personne dont noussommes accompagnés, nous est supérieure pour lerang et la qualité.
ACCOMPAGNEMENT (a-kon-pa-gne-man), s. m.|| 1° Il fut choisi pour l’accompagnement de la prin-cesse. La dernière de ces conférences [entre le ma-réchal de Bouffiers et le prince d’Orange] fut plusnombreuse en accompagnement, et les suites semêlèrent et se parlèrent avec force civilité, st-simon,49,77. || 2° Fig. Ce qui accompagne, ce qui estaccessoire. Le mérite et son accompagnement ordi-naire, l’estime publique. La figure principale de cetableau aurait besoin de quelques accompagnements.Quand il est seul et sans ces accompagnements,pasc. P. div. 10 . || 3° En termes de blason , tout cequi est hors de l’écu, comme les supports, le cimier.Porter des armoiries sans aucun accompagnement.|| 4” Union des instruments avec la voix. Chanteravec accompagnement de piano. Quel accompa-gnement sublime Pour les chants inspirés du bardeaudacieux Que le bruit du canon.... lamart. Ép. àA. de Percev. Un organiste lui a donné quelques le-çons d’accompagnement, J. i. rouss. Ém. v. Uneleçon d’accompagnement est celle où l’on enseignel’art d’accompagner et non pas celle où l’on accom-pagne. C’est une faute grave, quoique très-com-mune chez les jeunes pianistes, surtout celles quisont un peu avancées, d’appeler leçons d’accompa-gnement celles qui leur sont données par un vio-loniste qui joue avec elles. C’estpresque toujours uneleçon de style ou une leçon d’ensemble donnée paraccompagnement. La longueur de la phrase explique,mais ne justifie pas une locution fausse. || 5° En chi-rurgie, accompagnement de la cataracte, matièrehlanchâtre et visqueuse qu’on a vue quelquefois au-
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tour du cristallin, et aussi lambeau de la mem-brane cristalline devenue opaque.
— HIST. xiii* s. Et aucune fois fait on tex acom-paignemens, parce que li uns a plus de paine enaministrer les besongnes de le [la] compaignie queli autres, beaum. xxi, 33.
ACCOMPAGNER (a-kon-pa-gné), V. a. || 1° Aller decompagnie. Il m’accompagne dans tous mes voyages.J’accompagnais partout le vieillard. La reine qui l’ac-compagna au cœur de l’hiver, boss. II. d’Anglet . X enjugerselon l’estime du monde profane et corrompu,vous vous voyez dans une espèce de nécessité de secon-der cet ami [en un duel],de lui offrir votre secours, del’accompagner, bourd. Pensées, t. il, p. 272 . Etpartout Xipharès accompagne ses pas, rac. Milhr.iv, 1 . Oser accompagner ma fuite, id. Phèdre, v,1. De mon heureux rival j’accompagnai les armes,id. Bérén. 1 , 4. || 2" Fig. La fortune semble l’accom-pagner. Ces anathèmes partis du siège apostoli-que et secondés de tant d’autres qui les ont accom-pagnés ou suivis dans les églises particulières....bourd. Pensées, t.n, p. 342.Toutes les traverses dontle faux bonheur du monde est accompagné, m. ib.p. 374. L’amour de la sagessse lui fit préférer la dou-ceur du célibat aux soins qui accompagnent le ma-riage, fén. Philos. Thaïes . Courage, mon garçonITout heur nous accompagne, mol. l’Étour. m, 5.....un traître qui n’est hardi qu’à m’offenser, De quinulle vertu n’accompagne l’audace, rac. Milh. 11 ,4. Et toujours quelque crainte accompagne l’amour,id. Brit. v, 3. || 3" Suivre par honneur, conduire encérémonie , reconduire par honneur. Ce prince esttoujours accompagné d’une suite nombreuse. C’estlui qui a la charge d’accompagner l’ambassadeur àl’audience. Quand il s’en alla, on l’accompagna jus-qu’à sa voiture. || 4° Escorter. Il se fait toujoursaccompagner, il ne sort que bien accompagné, àcause de ses ennemis. || 5° Convenir à, aller avec. Savoix, son geste accompagnent son visage, la bruy. 8.La mode qui fait la tête des femmes la base d’unédifice à plusieurs étages.... qui éloigne les che-veux du visage, bien qu’ils ne croissent que pourl’accompagner, id. 13. || On y joint souvent l’adverbebien : Cette garniture accompagne bien la robe.|| 6° Accompagner de, joindre à, ajouter. Il ac-compagne ses remontrances de menaces. || 7° Entermes de musique, faire un accompagnement. Sivous voulez chanter, je vous accompagnerai sur lepiano,avec le piano. J’irais de la pastourelle Accom-pagner les chansons, bérang. Petit oiseau. || Ac-compagner se dit aussi absolument. Il accompagnebien, il accompagne mal. || 8° s’accompagner, v. réfl.Il s’accompagna de gens de main pour faire le coup.Si vous vous accompagnez en ce voyage de vos mu-ses et de vos papiers, nous n’aurons que faire pournous entretenir, balz. Lettr. 1 , 16 . || 9°Enmusique,se faire à soi-même l’accompagnement. Il chanta ens’accompagnant du piano, de la guitare. || 10° Êtreaccompagné. La fièvre s’accompagnait de délire.
— SYN. accompagner, escorter. Nous escortonspar précaution, pour empêcher les accidents qui pour-raient survenir, oupour mettre à couvert de l’insultede l’ennemi qu’on peut rencon trer dans sa marche. Ac-compagner est plus général qu’escorter. On peut direaccompagner au lieu d’escorter, mais on ne peut pasdire toujours escorter pour accompagner.
— HIST. xii* s. Et tuit si frere l’aiderent, et tuitcil qui estoient acompaigné od son pere , Machab.1 , ch. 3. A Guenelon icil s’aconpagna, Ronc. p. 72.|| xiii* s. Se tu te voloies acompaigner à moi, je taporterai foi et loiauté, et porrions conquerra assés deceste contrée, villeh, 133. Acompaignié [associés]sont li baron En poi d’heure por le bacon [jambon],Ren. 7053. Et tiex puet on acompaignier Dont l’ena puis grant enconbrier, ib. 7530. Ensemble vous etlui vous acompaignerai, Berte, 67. Se tele compai-gnie [société, association] se fait, ne sont il pascompaignon de toz lor biens, mais des chosestant solement de quoi il s’acompaignerent [s’as-socièrent], beaum. xxi, 30. Ay acompagnié etacompagnons Monseigneur le duc et ses hoirs àtoutes les choses que j’ay, du cange, associare.|| xiv* s. Nous l’acompaignons des ores en avanten tous les biens faits en nostre église, id. ib.|| xv* s. Feu Thomas a donné aux dits religieus , afinqu’il soit acompaignié en leurs aumosnes et orai-sons, id. ib. Et si s’acompagnoient à un pilot [piècede bois] vingt ou trente, et s’escueilloient et puisboutaient de grant randon contre le mur, froiss. i,1 , 137. Il xvi" s. Selon sa grâce infinie, J. C. s’ac-compagne avec nous qui sommes bas et contempti-bles, calv. In si. 303. Voilà pourquoi saint Paul ac-