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les gens vous tiendront pourung belistre deshonté,PALSGR. p. 604.
— ÉTYM . À et coquin; bourguig. Fécôquignai.
ACOTYLÉDONE ( a-ko-ti-lé-don’). || 1° Adj.
Terme de botanique. Se dit des plantes dont les se-mences sont dépourvues de cotylédons. || 2° S. f.La classe des acotylédones. Les acotylédones for-ment, dans la méthode de Jussieu, la première destrois grandes divisions du règne végétal. Les aco-tylédones forment un embranchement qui corres-pond à la cryptogamie de Linné .
— ÉTYM . A privatif, et cotylédon (voy. ce mot)
fACOTYLÉDONÉ, ÉE (a-ko-ti-lé-do-né, née),adj. et s. f. Les végétaux acotylédonés et les Acoty-lédonées. S’emploie comme acotylédone.
f ACOTYLÉDONIE (a-ko-ti-lé-do-nie), s. f. Termede botanique. Classe des acotylédones, premièreclasse de la méthode naturelle de Jussieu.
f ACOUMÈTIIE (a-kou-mè-tr’),s. m. Instrumentpropre à mesurer l’étendue du sens de l’ouïe chezl’homme.
— ÉTYM .’Axoéetv, entendre, et pxTpov , mesure.
À-COUP (a-kou; le p ne se prononce jamais), s.
m. Mouvement saccadé, arrêt brusque. Au plur. desA-coup.
ACOUSTIQUE(a-kou-sti-k’). || 1“ Adj. Qui sert àproduire ou à modifier les sons. Cornet acoustique.|| 2" Terme d’anatomie. Qui sertà l’ouïe. Nerf acous-tique. || 3° S.f. Partie de la physique qui traite deslois suivant lesquelles le son se produit et se trans-met.
— ÉTYM . Àxoumxô;, de àxoûsiv, entendre.
ACQUÉREUR ( a-ké-reur), s. m. Celui qui ac-quiert [surtout des biens immeubles]. Ce domainen’a pas trouvé d’acquéreurs. Acquéreur de biens con-fisqués.
_HlST. xiv* s. La dite femme qui estoit acquete-
resse, nu cange, acquitlare. || xvi“ s. Plus que Césardes Gaules acquereur, marot, ii, SU.
ACQUÉRIR (a-ké-rir; ne prononcez pas a-krir,comme enquelquesprovinces. J’acquiers, tu acquiers,il acquiert, nous acquérons, vous acquérez, ils ac-quièrent. J’acquérais, etc. J’acquerrai, etc. J’ac-quis, etc. Acquiers, qu’il acquière, acquérons,acquérez, qu’ils acquièrent. Que j’acquière, que tuacquières, qu’il acquière, que nous acquérions, quevousacquériez,qu’ils acquièrent. Que j’acquisse, etc.J’acquerrais, etc. Acquérant, Acquis. La syllabe quieprend un accent grave, quand la syllabe qui suit estmuette),t;. a. || 1° Devenir propriétaire par achat ouéchange. Acquérir des terres. Acquérir à prix d’ar-gent. || 2° En général, se procurer, venir à possé-der. Acquérir un héritage. Acquérir de l’argent.Acquérir des richesses. La France a acquis par uneexpédition promptement terminée le territoire d’Al-ger . En moinsd’un siècle l’Angleterre a acquisl’lnde.Ceux par le sang desquels ce territoire fut acquis.La passion d’acquérir du bien pour soutenir unevaine dépense, corrompt les âmes les plus pures,fén. Tél. xxn. || 3° Absolument. Il se rendait proprié-taire de l’héritage; ainsi les parjures étaient sûrsd’acquérir, montesq. Espr. xxvui, 18. La fureur d’ac-quérir corrompit leur justice, volt. Scyth . iv, 2.|| 4° Avec une personne pour sujet, attirer sur soi,appeler sur soi, en bonne ou en mauvaise part. Ac-quérir les bonnes grâces de quelqu’un. S’acquérirdes amis, de la gloire. S’il voyait le monde pour sefaire un nom, pour acquérir du crédit,de la réputa-tion, bourd. Pensées, t. u,p. 492. Ils y auraient beau-coup mieux rempli que moi la place que j’occupe,et y auraient acquis bien d’autres mérites que moi,id. ib. p. 453. N’acquérez point ma haine en perdantvotre temps, corn. Théod. il, 4. C’étaitle vrai moyend’acquérir sa tendresse, mol. l’Étourdi, iv, t . [Elle]Efface son estime et s’acquiert des mépris, rotrou,Vencesl. i, t . Ne vous acquérez pas par votre duretéUn renom odieux à la postérité, id. Antig. n, 2 .Quelle gloire il acquit dans ces tristes combats ! volt.Zaïre, i, 4. || 5° Procurer, faire avoir, en bonne ouen mauvaise part. Cela lui a acquis l’estime publique.Ses services lui ont acquis une position honorable.11 n’est point de climat où mon amour fatale N’aitacquis à mon nom la haine générale, corn. Bédée,ni, 3. Mon bonheur ordinaire M’acquiert les volon-tés de la fille et du père, m. Méd. i, 1. Vous ai-jeacquis sur eux en ce dernier effort La puissance ab-solue etde vie etde mort? m. Pomp. iii, 2 . Ces fa-meux Lévites.... qui.... Et par ce noble exploit vousacquirent l'honneur D’être seuls employés aux au-
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tels du Seigneur, rac. A thaï, iv, 3. || 6° Gagner. Cetartiste acquiert de l’habileté. Ce terrain acquiert dela valeur. Avec le secours d’en haut, on peut s’yformer [à la prudence], on peut l’acquérir; on l’ac-quiert par la réflexion et par de fréquents retourssur soi-même, bourd. Pens. t. il, p. 478. L’autre sefaitécouter comme un maître, tant il parait avoir ac-quis de connaissances et être versé en tout genred’érudition, id. fb.p. 499. Et, àmesure que l’on ac-quiert d’ouverture dans une nouvelle métaphysi-que, y perdre un peu de sa religion, labruy. 46.|| 7* Absolument. Devenir meilleur, en parlant despersonnes et des choses. Cet orateur acquiert tousles jours. Ce vin acquiert en vieillissant. || 8° Acqué-rir quelqu’un, acquérir sa foi, son cœur, gagnerson affection, ses services, et, ên parlant d’unefemme, son amour, sa main. Ce cœur vous est ac-quis après le diadème, corn. Rod. m, 4. Ce quitouche mon cœur, ce qui charme mes sens, C’estLaodice acquise à mes vœux innocents, id. Nie.v, 6. Quand, pour vous acquérir, je gagnais desbatailles.... id. Perth . I, 4. Il pense m’acquérir parcette perfidie , id. Tois. d'Or, iv, 7. Et si vousrefusez par là de m’acquérir, Vous ne sauriezvous-même éviter de périr, id. Attila , iv, 6. Ledésespérer ce n’est pas l’acquérir, id. Théod. u, 6.....ne me perdez pas envoulantm’acquérir, id. tî>. m,6. Sa tête est le seul prix dont il peut m’acquérir, id.Cinna, i, 2 . Et c’est pour l’acquérir [Emilie] qu’ilnous fait conspirer, id. ib. m, 4. Je viens de la trou-ver tout à fait adorable; Et je suis en suspens si,pour me l’acquérir, Aux extrêmes moyens je ne doispoint courir, mol. l’Étourdi, ni, 2 . 11 faut se mul-tiplier en quelque façon par la charité et avoir au-tant d’esprits et autant de cœurs qu’on a de sujetsqu’on veut acquérir à l’Église, flêch. Panég. n,p. 361. Ma foi lui fut acquise et lui fut enlevée, volt.Irène, i, 4. || 9° Obtenir. J’ai acquis la preuve de ceque je vous dis. De ses feux tôt ou tard j’acquerraiquelque indice, ducis, Olhel. iv, 4. Ces mortelsdont l’État gage la vigilance, Ont de tous ses projetsacquisla connaissance, id. ib. v, 6. || 10“ S’acquérir,v. ré/l. Être acquis. Tout ce qui peut s’acquérir parl’expérience. Les amitiés s’acquièrent par les ser-vices.
— REM. Il n’y a point de verbe sur l’orthographeet sur la conjugaison duquel les auteurs aient variédavantage. L’abbé Grosier, Le Gendre, l’abbé de Ma-bly ont dit au présent il acquière pour acquiert ; et lesdeux derniers, ils acquèrent pour ils acquièrent.D’autres écrivains, au nombre desquels il faut met-tre Corneille , ont dit au futur simple et au condi-tionnel, acquéreraetacquérerait, aulieude acquerraet acquerrait; ni l’un ni l’autre ne doivent êtreimités.
— hist. xii* s. Là vint Rolant, mais il fu siaquis [fatigué], Ilonc. p. 4 03. Par Guenelon,qui cestmal nous aquit, ib. p. 480. Dont s’escrierentet Gau -tiers et Geris : Cuivers bastars, com or estes aquis[réduit à l’extrémité] I R. de Cambrai , 204. || xm* s.Que j’afsansma desserte tel mescheance aquise,/fer-tile, 3 t. Mieux [je]veuilmourir que vivre,tant sui dedeuil acquise, ib. 400.Mais qui amis vodra avoir,Sin’ait mie chier son avoir,Ains par biaus dons amisacquière, la Rose, 4463. Par eus n’aqeudrez mau-vais los, Ren. 84 37. Cascuns n’est tenus à respondre,fors de tant qu’il enportera de le [la] coze malaquise, beaum. vu, 8. || xiv* s. Quant cils jeunesroys vint à terre, Moults’entremistd’onneur aquerre,guiart, Roy. lign. 4 90. Le riche pecunieux souventaquert ou pert ses richesses par violence ou parforce, oresme, Eth. iv, to. Et les choses que l’enfait pour aucun bien acquérir, l’en les fait avecquesdelettacion, id. ib. 60 . Des anemis avez par deçà etde là; Se en aquerés plus,grant folie sera,Baud. de Seb. x, 4 044. ||xv“ s. Ils vous sauront bienconseiller de quels seigneurs vous vous pourrez bienaider et lesquels et comment vous les pourrezmieux acquérir, froiss. i,i, « 2 . Depuis, en bienpeu de temps, il gagna tant et acquit et profitapar rançons, par prises de villes et de chasteaux,qu’il devint si riche que.... id. i, i, 325. A qua-rante ans depuis ce me trouvay Nices et foulz, che-tis, poures, dolens; Tous esbahis, de mon cuidierplouray, Et commençay lors à estre acquerans,E. desch. Erreurs de la jeunesse. Les ennemys qu’ilavoit lui mesme acquis à son advenement auroyaulme, comm. i, 40. || xvi*s.... homme ne suitla guerre, Que pour honneur ou profit y aquerre,marot, i, 358. 11 eut enfin la paix par luy acquise ;Tantquise l’as, qu’enfin tu l’as acquise, id. iv,499 .Se contentant par piperie de s’acquérir l’ignoranteapprobation du vulgaire, mont, i, 467. Acquérir des
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cognoissances, id, ii, 243. Us ne se sont point sou-ciez d’acquérir ce dont ils n’eussent point vouluuser . amyot, Arist et Cat. Il admonestoit sesgens d’y passer sans y faire aucun dommage, commeeu pais qui leur estoit jà tout acquis, *). Flam. 8.
— ÉTYM . Provenç. acquirir; de acquirere, de ad,à, et quærere, quérir (voy. quérir). Acquérir,provençal acquirir, vient d’un verbe à conjugaisonchangée, acquirïre avec l'aceent sur ri; acquerre,qui s’est dit aussi, est formé régulièrement de ac-quirtre qui a l’accent sur qui.
ACQUET (a-kê ; le t ne se lie pas ; au pluriel l’s selie : les acquêts et les propres, dites: les a-kê-z et lespropres), s.m. || 1“ Terme de jurisprudence. Choseacquise par donation ou testament. || 2° Au plur.Biens acquis pendant le mariage par l’un ou l’autredes époux et qui tombent dans la communauté ; paropposition à propres, ceux qui ne tombent pas dansla communauté. Dans les pays où une coutume localea disposé des propres, Bodin dit très-bien qu’il ne fau-drait confisquer que les acquêts, montesq. Espr. v,4 6. || 3° Profit, gain. Le prophète pariant à ces ri-ches qui entassent acquêts sur acquêts et joignentmaisons à maisons.... bourd. Pensées, t. n, p. 360. Desacquêts de son lit accroître son domaine, Régnier,Sat. xm. Il y a des gens qui gagnent leur réputationpar supercherie, mais la vôtre est un légitime ac-quêt, balz. Livre v, Lettre xv. ||4° Acquêts, droitjadis dû au roi ou au seigneur par les roturiers ac-quéreurs de fiefs. || 6° Proverbe. Il n’y a si bel acquêtque le don ; c’est-à-dire il n’y a point de bien plusagréablement acquis que celui qui nous est donné.
— UEM. Ce mot, dans la signification d’un im-meuble acquis à titre onéreux ou lucratif par unepersonne pendant le mariage, ne se dit qu’au plu-riel ; mais dans son sens primitif on l’emploie ausingulier.
— HlST. xm* s. Se li mueble ne pooient sou-fire, on doit penre les aquès, beaum. xxi, o.Après, la mere morut, et li enfant demandèrent lamoitié du fief, par la raison de l’aqueste lor mere,id. xiv, 20 . Por ta malice te consentira Dieux 5destruire à tes anemis, et à chacier de ton terrienaquest, Psautier, B. M. 268 ,f. 63. || xv” s. Un’estpasapparant qu’il se fust mis en péril pour si peu dechoses, où il ne povoit avoir acquest ne nulle gloire,comm. v, 4. Jamais mal acquest ne profite, Villon,Bail. Leçon aux enfants perdus. || xvi* s. Tous bienssont réputés acquests, s’il n’appert du contraire,loysel, 222 . Mais tu as eu par un don liberal Doleurs francs cueurs un acquest general, marot, ii,342. Afin que ce ne fust pas un acquest, mais unenaturelle possession, mont, i, 4 62 . Les afflictionsemployées à l’acquest d’une resjouissance éternelle,id, i, 283.
— ÉTYM . Provenç. acquit, aquest; ital. acquisto;par contraction de acquisitum, de acquirere, ac-quérir (voy. acquérir). En Berry, acquêt, abatis devolaille.
ACQUÊTÉ, ÉE (a-kê-té, tée), part, passé.
ACQUÉTER (a-kê-ter), ». o. Terme de jurispru-dence. Acquérir un immeuble par un acte quelcon-que. || Vieux.
— HlST. xm* s. Guillaume aquesta ledit héritage,et le peust donner, aumosner ou vendre sans retraite,beaum. xliv , 2 . Je ne di pas qu’en doingne quanqu’en a acquesté, Mais selon l’aisement queDiex t’arapresté, j. demeung, Test. 309. || xiv* s. Par l’us oula coustume du pays, au cas où home ou femmebastars acquestoient aucuns héritages, du cange,acquislum. ||xvi* s. Car par vous seule if faut queje l’acqueste, st-gel. 8<s. La cour de parlement aesté contrainte de leur faire deffence de plus acques-ter, CARL. III, 20.
— ÉTYM . Acquêt; ital. acquistare.
ACQUIESCEMENT (a-ki-è-se-man), s. m. Actiond’acquiescer. Donner son acquiescement. J’apporleun entier acquiescement d’esprit à tout ce que voslettres contiennent, balz. Liv. v, Lett. xv. Faire unacquiescement simple à la perte de son intérêt pro-pre, boss. Mand. Elles affectèrent de donner à leuracquiescement la forme d’un acte volontaire, did.Sur les lettr. d’un fermier. Il faut donner à la grâceune force invincible qui ne soit pas une violence; àla liberté, un acquiescement qui ne soit pas unecontrainte, fléch. Panég. Saint-Augustin.
t ACQUIESCENCE (a-ki-è-ssan-s’), s. f. Actiond’acquiescer. Nous prenons d’ordinaire l’acquiescencedonnée à la détermination pour un jugement libreet un acte volontaire, boulainvilliers , lié fut. deSpinoza , p. 8.