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Tome premier. A - C.
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G2 AEli

pour les violences.... comm. vi, 3. ||xvi* s. Baïf,qui ,comme moy, prouves l’adversité, Il n’est pas tous-jours bon de combattre l’orage, du bellay, vi, 18,recto.

— ÉTYM . Provenç. adversitat, aversitat; espagn.Jdvcrsitad; portug . adversidade; ital. avversità; de%dvc>sitatem, de advenus (voy. adverse), état dece qui est tourné contre.

ADYNAMIE (a-di-na-mie), s. f. Terme de méde-cine. Profonde prostration des forces.

— ÉTYM . ’ASuvœjiia, de a privatif, et Sévoqu;,force (voy. dynamique).

ADYNAMIQUE (a-di-na-mi-k’), adj. Terme demédecine. Oui a le caractère de l’adynamie.

-(■ADYTUM (a-di-tom’), s. m. Terme d’antiquité.Chambre particulière ou secrète dans un temple.

^ ÉTYM. Adytum , âouiov, de a privatif, etSOw,je pénètre.

] ÆDICULE (é-di-ku-P), a. f. Terme d’antiquité.Petit temple.

— ÉTYM . Ædicula, petit temple, de cédés, tem-ple, édifice.

f ÆOLIPYLE (é-o-li-pi-l’),voy. éolipyle.

■f AÉRAGE (a-é-ra-j’), s.m. Action de renouvelerl’air dans un espace clos. L’aérage d’un navire, dela chambre d’un malade, d’une mine.

t ÆRARIUM (è-ra-ri-om’), s. m. Terme d’anti-quité romaine. Trésor public à Rome .

— ÉTYM . Ærarium, de æs, cuivre (voy. airain).

f AÉRATION (a-é-ra-sion), s. f. L’action d’expo-ser à l’air une substance, pour qu’elle en reçoivequelque modification. L’aération de l’eau a pour butde faire absorber de l’air à ce liquide. L’aération decertaines étoffes a pour but de les blanchir. On ditaussi aération dans le sens d’aérage. -

AÉRÉ, ÉE (a-é-ré, rée). || 1“ Part, passé. Bâti-ment aéré à l’aide d’un ventilateur. De l’eau aérée,de l’eau qui a reçu de l’air en soi. || 2° Adj. Qui est}n grand air, en bel air. Je jouis d’une maison plusaérée que n’était celle de Hugues-Capet , volt.Dial. 4.

AÉRER (a-é-ré. La syllabe er prend l’accent ai-gu , quand la syllabe qui suit est sonnante ; et l’ac-cent grave, quand la syllabe qui suit est muette,excepté au futur et au conditionnel où l’accent aigureste), u. a. || 1° Renouveler l’air dans un espace clos.Il faut aérer les salles des hôpitaux. || En ce sens il apour subst. aérage. || 2° Exposer une substance à l’air.Aérer du blé pour lui faire perdre quelque mau-vaise odeur. || En ce sens il a pour substantif aération.|| Ne dites pas : il faut airer cet appartement; ditesaérer. Airer, qui a été usité, ne l’est plus.

— hist. xvi* s. Esprit est une substance subtile,aerée, transparente et luisante, pare, Introd. 10 .Saveur aerée ou aquée , id. xxv, 7. Le meilleur se-rait de ne se tenir du tout point en maison qui futmal aerée , amyot , De la curiosité , i. Ayrés cesdraps de paour de vers , palsgr. p. 41 ». Voilà com-ment on met en avant plusieurs mots, comme ceuxqui disent : Voici une maison bien aerée, au lieu dedire ærée, beroalde de verville , Le cabinet de Mi-nerve, p. 15).

— ÉTYM . Aer , air (voy. air) ; genev. airer; Berry,airé, ce qui est, comme on voit, un archaïsme;provenc. ayreiar; espagn. arear ; portug . areiar.

f AÉRER (a-é-ré), v. n. Terme de chasse. Faireson aire. Dit par corruption au lieu de airer, qui estla forme correcte.

f AÉRICOLE (a-é-ri-ko-1’), adj. Terme d’histoirenaturelle. Se dit d’une plante ou d’un animal quivit dans l’air.

— étym. Aer,air, et colere, habiter

AÉRIEN, ENNE (a-é-riin, riè-n’; en poésie, il est

de quatre syllabes, a-é-ri-in, ri-è-n’), adj. || 1° Quiest d’air, qui est comme l’air, qui vit dans l’air. Leschamps aériens. Une forme aérienne. Une taille aé-rienne. Les météores aériens sont la pluie, la neige,le brouillard, etc. Esprits aériens de la terre et deseaux, c. delav. Par . ii, 6. Et mon œil aime à sesuspendre A ce foyer aérien ; Et je leur dis sans lescomprendre : Flambeaux pieux , vous faites bien,lamart. Harm . i, 4. Ce peuple aérien, dont la viveallégresse Chante la liberté, la joie et la tendresse,rosset, Agric. vi. Ces chants aériens [des oiseaux]sont mes concerts chéris , v. hugo , Odes , iv, 3 .|| 2° En anatomie, voies aériennes, conduits aé-riens, l’ensemble des canaux qui conduisent l’air.Vésiculeaérienne, vésicule qui contientdel’air chezles poissons. || 3“ En peinture, s’emploie particulière-ment pour spécifier cette partie de la perspectivedont les effets résultent de l’interposition de l’airentre i’objet et l’œil du spectateur. I[ Il se met aprèsson substantif.

AÉR

— HIST. xv* s. Parmi la région aerine, le maire,Illustration des Gaules, p. 87. || xvi* s. La manne,appelée par Galien miel aerien, paré, xxv, 2 . Toutbestail terrestre , aquatique et aerin, o. de serres,488. Venez tost, aerins gendarmes; Démons, volezà mon secours, rons. 67.

— ÉTYM . Aer, air (voy. air) ; provenç. ocrent.Autrefois on a dit aerin aussi bien qu 'aérien.

AÉRIFËRE (a-é-ri-fê-r’), adj. Terme d’anatomie.Qui porte l’air. Voies aérifèies, ce qu’on nommeplus ordinairement voies aériennes. Les conduitsaérifères des insectes portent le nom de trachées.

— ÉTYM . Aer, air (voy. air), et ferre, porter.

f AÉRIFICATION (a-é-ri-fi-ka-sion), s. f. Opéra-tion par laquelle on fait passer à l’état gazeux unematière solide ou liquide.

— étym. Aer, air (voy. air), et ficare, fréquenta-tif de facere (voy. faire).

AÉRIFORME (a-é-ri-for-m’), adj. Qui ressemble àl’air. Tous les gaz sont des fluides aériformes, parcequ’ils ont la transparence et l’élasticité de l’air at-mosphérique.

— étym. Aer, air (voy. air) , et forma, forme(voy. FORME).

j- AÉRISER (a-é-ri-zé) , v. a. Terme de physiqueet de chimie. Réduire à l’état d’air ou de gaz.

f AÉRODYNAMIQUE (a-é-ro-di-na-mi-k’) , s.f. Partie de la physique qui traite des lois prési-dant aux mouvements des fluides élastiques, oude celles qui règlent la pression qu’exerce l’airextérieur.

— étym. Aer, air (voy. air), et dynamique (voy.dynamique).

AÉROGRAPIIIE (a-é-ro-gra-fie), s.f. Descriptionde l’air.

— ÉTYM . ’Arjp, air (voy. air), et yptxçpeiv , décrire(voy. graphique).

AÉROL1TUE (a-é-ro-li-t’), s. m. Pierre tombée duciel. Les aérolithes sont des composés pierreux quiviennent d’au delà de l’atmosphère , la ‘traversenten s’échauffant beaucoup, et tombent sur la terreavec fracas.

— ÉTYM . ’Afip , air (voy. air) , et Xi0oc , pierre(voy. lithiasie).

AÉROLOGIE (a-é-ro-lo-jie), s.f. Traité sur l’air,théorie de l’air.

— ÉTYM . ’Arjp, air (voy. air) , et X 6 yo; , traité(voy. logique).

AÉROMANCIE (a-è-ro-man-sie), s. f. Art prétendude deviner par l’air et par les phénomènes aériens.

— ÉTYM . ’Arjp, air, et pavieia, divination (voy.mancie).

f AF.ROMANCIEN (a-è-ro-man-siin), s. m. Quipratique l’aéromancie.

— ÉTYM . Aéromancie.

— HIST. XVI e s. Autres sont nommés aéroman-ciens ou prognostiqueurs de la disposition future,parce qu’ils devinent par l’air, sçavoir est par levol des oiseaux, ou par tourmentes, orages, tem-pestes et vents, paré, xix, 3t.

f AÉROMEL (a-é-ro-mel), s. m. La manne.

— étym. Aer, air, et mel, miel.

fAÉROMËTRE (a-ô-ro -mè-tr’) , s. m. Terme de

physique. Instrument qui sert à mesurer la conden-sation ou la raréfaction de l’air.

— ÉTYM . ’Arjp, air (voy. air), et pixpov, mesure(voy. mètre).

fAÉROMÉTRIE (a-é-ro-mé-trie), s. f. Mesure delàconstitution physique de l’air et de ses effets méca-niques.

— étym. Aéromètre.

AÉRONAUTE (a-é-ro-nô-t’), s. m. et f. Celui, cellequi parcourt les airs dans un aérostat.

—ÉTYM . ’Aüp, air, etvaévriî, navigateur, de vau;,vaisseau (voy. nef).

f AÉRONAUTIQUE (a-é-ro-nô-ti-k’), adj. || 1- Quia rapport à l’aéronaute. Une expérience aéronauti-que. || 2° S.f. L’art de l’aéronaute.

— ÉTYM . Aéronaute.

fAÉROPHOBE (a-é-ro-fo-b’), s. m. Terme de méde-cine. Celui qui craint l’air. Les aérophobes ne peu-vent supporter l’action, sur la peau, de l’air enmouvement.

— ÉTYM . ’Aro, air (voy. air), et 9660 ;, crainte.

f AÉROP1IOBIE (a-é-ro-fo-bie), s. f. Terme de mé-decine. Crainte de l’air. L’aérophobie est un symp-tôme assez fréquent de la rage, quelquefois aussi del’hystérie et d’autres affections nerveuses.

— étym. Aérophobe.

f AÉROPHORE (a-é-ro-for’), adj. Qui porte l’air.|| Le même que aérifère.

— ÉTYM . ’Ar,p, air, et 50 pi;, qui porte.

f AÉROSPIIÈRE (a-é-ro-sfô-r’), s.f. Terme de

AFF

physique. Masse d’air qui entoure le globe terreatro,On dit plutôt atmosphère.

— ÉTYM . Aer, air, etsphæra, sphère.

AÉROSTAT (a-é-ro-sta; le t ne se lie pas), s. m.

Grand ballon rempli d’un air échauffé ou d’un gazplus léger que l’air, et qui, par ce moyen, s'élève etse soutient dans l’air.

— ÉTYM . ’Arip, air (voy. air), et otcito;, arrêté,do oTaw, je suis debout, en latin stare (voy. stable).

AÉROSTATION (a-é-ro-sta-sion), s. f. Art d’em-ployer les aérostats.

AÉROSTATIQUE (a-é-ro-sta-ti-k’). || 1 ° Ad}. Quiarapport à l’aérostation. || 2° S. f. Partie de la physi-que recherchant les lois de l'équilibre de l’air. Aprèsavoir rampé longtemps comme un ver, il est toutà coup pourvu de quatre ailes brillantes; plus ha-bile que Icare , il traverse les airs en se jouant avecles vents, sans apprentissage et sans aucune con-naissance de l’aérostatique, bern. de st-p.... Ilarm.v, Harm. anim.

f AÉROSTIER (a-é-ro-stié), s. m. Celui qui dirigeun aérostat. || S’est dit d’un corps d’ingénieurs quifut créé et attaché aux armées pendant la Révolutioupour observer en ballon la position de l’ennemi.

ÆSTIIÉTIQUE, s. f. voy. esthétique.

\ ÆTURIOSCOPE (é-tri-o-sko-p’), s. m. Terme dephysique. Instrument propre à mesurer la chaleurqui rayonne de la surface de la terre vers les espa-ces célestes.

— ÉTYM . A10pia, sérénité de l’air (voy. éther), etffxoneïv, explorer.

ÆTIOLOGIE , s. f. voy. ÉTIOLOGIE.

AÉTITE (a-é-ti-f), s. f. Pierre d’aigle, parcoqu’on a prétendu qu’elle se trouvait dans le nid desaigles. C’est du tritoxyde de fer. On lui attribuaitdes vertus merveilleuses qu’elle ne possède aucune-ment.

— ÉTYM . ’Aevlvri!. de aero;, aigle.

+AFATONIER (a-fa-to-nié), s. m. L’un des nomsVulgaires du prunellier.

AFFABILITÉ (a-fa-bi-li-té), s. f. Qualité decelui qui reçoit, écoute et entretient avec bienveil-lance ceux qui s’adressent à lui. La douceur et l’af-fabilité si nécessaires dans les grands emplois. N’a-vait-il pas réconcilié la grandeur avec l’affabilité?mass. Villeroy.

— HIST. xiv* s. Il détermine d’une vertu qui peutestre appellée affabilité ou amiableté, oresme,Eth. 130.

— ÉTYM . Provenç. afablitat; catal. afabilitat; es-pagn. afabilidad; ital. affabüUà ; de ajfabilitatem,de affabilis, affable.

AFFABLE (a-fa-bl’), adj. || 1° Oui a de l’affabi-lité. On affecte une certaine modestie extérieure;on est honnête, prévenant, affable, bourd. Pensées,1. 11 , p. 106 .Doux, humbles, patients, affables à toutle monde,et ne cherchant à l’égard de tout le mondeque les sujets de faire plaisir et d’obliger, id. ib.t. 1 , p. 197. Libéral, intrépide, affable et sans or-gueil, corn. Sert. 11 , 2 . Lui, parmi ces transports,affable et sans orgueil, l’un tendait la main, flattaitl’autre de l’œil, rac. Ath. v, I. Affable à tous avecdignité, elle savait estimer les uns sans fâcher lesautres, boss. duch. d’Orl . L’extérieur parait affable,ce qui fait quelque montre de modestie, id. Penséeschrét. 22 . || 2° Pris substantivement. [Il] doit mêlerà propos l’affable et le sévère, rotrou, Vencesl. 1 , G

— REM. Bouhours, Nouvelles Rem. dit, au sujetde affable et affabilité : * Ces deux mots ne plai-saient point à M. Patru. Ils sont françois, me dit-il un jour, mais laissons-les dire aux autres. Ra-cine s’est servi d’affable, qu’on trouve aussi dansl’Oraison de la Dauphine : Applaudie de tous,mais affable et civile à tous. M. l’abbé Reynier sasert de ces deux mots. U ne faut pas, après cela,s’arrêter à l’antipathie de M. Patru.» De son côté,Caillières disait, en 1690 : <x Affable n’est plus guèrsdans le commerce des gens du monde; honnête apris sa place, de même que honnêteté a pris laplace d’affabilité. » || Ces deux mots sont en pleinusage aujourd’hui ; ils remontent jusqu’au xiv’ siècle.

— HIST. xiv* s. Celui qui le fait selon ce qu’ilconvient et appartient, il peut estre appellé amiableou affable ou agréable, oresme, Eth. 50.

— étym. Affabilis, de ad, à, et fari, parler(voy. fable).

AFFABLEMENT (a-fa-ble-man), adv. D’une ma-nière affable.

AFFABULATION (a-ffa-bu-la-sion). s. f. Partisd’une fable qui en explique le sens moral ; c’est cequ’on nomm6 plus souvent la moralité.

— étym. Ad, à (voy. À), et fabula, fable (voy.fable) ; ce qui se joint à la fable.