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Tome premier. A - C.
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sur votre langue, boss. S il. %. L’attention qu’ondoit avoir aux jugements de Dieu , id. Lctt. abb. too.Donnez-moi de nouveau vos attentions, id. Nêcess. t .Dont toute l’attention est réunie à scier du marbre,la bruy. 12. Sans avoir la moindre attention pourceux qui entrent ou qui sortent, id. b. Les savants,faisant attention [ayant égard] à la diversité desmœurs qui y sont traitées, ne peuvent s’empêcher....id. Disc, sur Théophr. Combien de temps, de règles,d’attention et de travail.... id. 12. Sans une granderoideur et une continuelle attention à toutes ses pa-roles, id. ib. Ils ne firent pas assez d’attentionà un avis si salutaire, fén. Tel. xvi. Vous aurezHe l’attention à votre santé, sév. 392 . Sans fairenulle attention sur lui, id. 203. Je n’ai eu d’atten-tion qu’à vous écrire, id. 221 . Il lui fit faire une at-tention particulière sur.... pasc. Relig. On n’avaitattention qu’à la diminution de leur prix, montesq.Esp. xv, 47. L’on disait que j’avais beaucoup plusd’esprit et de vues que l’ordinaire des gens, quechacun me craignait et avait attention à moi, st-sim. 242, 226. Pour ne pas pousser trop loin votreattention, fléch. Serm. 1 , 324. Que sont devantDieu tous les hommes ensemble, qui puisse mériterque l’âme fidèle fasse des attentions sur eux? mass.Myst. Miséric. 375. Si vous faisiez attention que dansle temps même que des ténèbres profondes sont ré-pandues sur tout ce qui vous environne.... id.Car. Samarit. La première attention que nousdevons faire lorsqu’il nous arrive de nous produireparmi les hommes, id. Conférences , Conduite desclercs. Il semble que le temps soit un ennemi com-mun contre lequel tous les hommes sont convenus àconjurer;toute leur vie n’est qu’une attention dé-plorable à s’en défaire, id. Car. Emploi du temps. Lesjours où vous avez vécu avec plus d’attention survous-mêmes, id. Prière. || Absolument et par formede commandement, attention! c’est-à-dire prenezgarde à vous! Attention au commandement.|| 2° Égards, soins, action de courtiser. C’est uneattention dont je lui sais beaucoup de gré. Les at-tentions qu’ils oint pour moi, sév. 670. Un joli mon-sieur à marier m’honore de ses attentions, j. 3 .bouss. Ilél. vi, B. Il voulait bien qu’on eût de l’at-tention pour sa femme, hamilt. Gramm. 4 . Dèsqu’il la crut honorée de l’attention 'de son maître,id. Gramm. B. Il a une attention fort obligeantepour vous, sév. 394 . Je vous suis obligé de l’atten-tion que vous avez eue à m’en donner avis, boss.lctt. 23t. Un homme en place à de l’mention pourvous, la BRUT. 9. L’air de brusquerie devMadame nerebuta point l’air d’attention et de politesse du roipour elle, st-sim. 2, 48 . Cet heureux ascendant queles soins, la souplesse, L’attention, le temps sa-vent si bien donner, volt. Sémir. n, 4.

— étym. Attentio,d ’attendere , faire attention (voy.attendre).

■j ATTENTIONNÉ, ÉE (a-tan-sio-né, née), adj.Qui a des attentions, des égards, des prévenances;et aussi, qui a de l’application.

— rem. Ce mot, du langage familier, est correc-tement fait d’attention, comme affectionné l’estd’affection.

ATTENTIVEMENT (a-tan-ti-ve-man), adv. Avecattention. J’ai suivi attentivement les leçons duprofesseur. Il avait attentivement écouté ce discours.Quand je considère attentivement dans l’Évangile laparabole ou plutôt l’histoire du mauvais riche,boss. le Tellier.

— hist. xvi” s. Sa Majesté catholique devroit re-garder attentivement à ceci , lanoue, 397. Il escou ?toit attentivement.... yver, p. 642. Prester l’oreilleattentifvement, amyot, Cam. 7 .

— étym. Attentive, et le suffixe ment.

ATTÉNUANT, ANTE (a-té-nu-an, an-t’), adj.

|| 1° En termes de médecine, qui atténue. On appe-lait autrefois atténuants, des médicaments auxquelson supposait la propriété de rendre les humeurs plusténues, moins épaisses. || Substantivement, les at-ténuants. || 2° En termes de droit, ce qui diminuela gravité d’une accusation. ..Circonstances atté-nuantes. Si je voulais, j’opposêriy&f déclarations àdéclarations, j’opposerais des faifgS&ltênuants à desexagérations.... Mirabeau, ÇoUectfon, t. v, p. 236 .

— hist. xvi” s. Medicam’ens attenuans, incisifset apéritifs, paré, v, 14.

ATTÉNUATION (a-té-nu-a-sion), s. f. || 1“ Actiond’atténuer, de diminuer; résultat de cette action.L’atténuation du corps par le . jeûne. L’atténuationd’une faute. || 2“ Terme de' médecine. Action des re-mèdes atténuants; emploi dé la diététique de ma-nière àproduire l’amaigrissement régulier. || 3” Termede droit. Diminution des charges qui pèsent sur un

accusé. || 4" Terme de physique. Action de rendreténu, c’est-à-dire de diviser un corps en ses pluspetites parties.

— étym. Attenuatio, de attenuare, atténuer.

ATTÉNUÉ, ÉE (a-té-nu-é, ée), part, passé.

|| 1” Un corps atténué par les jeûnes, fléch. i, 254.Un pauvre bûcheron de peine atténué, Chargé d’anset d’ennuis, de force dénué, j. b. rouss. Fable.|| Un malheur atténué par quelques circonstancesfavorables. || 2° Terme de botanique. Pédoncule, pé-tiole atténué, pédoncule, pétiole aminci proportion-nellement à d’autres parties.

ATTÉNUER (a-té-nu-é), v. a. || 1” Rendre mince,ténu; diminuer l’embonpoint. Les jeûnes, lesveilles, les fatigues l’ont extrêmement atténué.|| 2”Terme de médecine. Atténuer les humeurs, lesrendre plus fluides. || 3“ Fig. Diminuer, rendremoins grave. Son repentir a atténué sa faute.|| Terme de droit. Les circonstances ont atténué ledélit. || 4” S’atténuer, v. rêfl. Devenir moindre. Lecorps s’atténue par le jeûne. Le délit s’atténue ous’aggrave par les circonstances.

— HIST. xh” s. Li bien ki poissent estre attenueit,se il fuissent acomplit, Job, 466. || xm” s. Atte-nuoié sunt mi oill [yeux] esgardant en haut, Psau-tier, f“ 1 80 . || xv* s. ChascuR. estimoit le royaulmebien atténué tant des grans que des moyens et quedes petis, pource qu’ils avoient portez et souffertzvingtz ans ou plus de grandes et horribles tailles,comm. v, 18 . || xvi” s. Quand le dolent sa voixd’homme a senti Atténuer, et son chenu pelage Setransmuer en semblable pennage, marot, iv, 76.L’Estât de France est maintenant si atténué et affoi-bli, lanoue, 379. La troisième saignée, espuisantles forces de ce pauvre corps atténué, Yver, p. 621 .Us estoient malades, fort maigres et atténuez, car-loix, v, 22 . L’anse est faite d’un hous qu’à forcej’ay courbé : En voulant l’atenuir, le doigt je mecoupé, rons. 736. Telle suffumigation incise, atté-nué, resoult l’humeur, paré, v, 23.

— ÉTYM . Wallon, atèni; provenç. atenuar; ital.attenuare; du latin attenuare, de ad, à, et de te-nnis, ténu, rendre ténu (voy. ténu). On a dit auxm” siècle, attenuoier (sans doute atenvoier) et,au xvi”, attenuir.

ATTERRAGE (a-tè-ra-j’), s. m. Terme de marine.L’approchA de la terre. Les marins ne se serventplus d’atterrage et disent atterrissage.

— ÉTYM . Atterrer. L’Académie, à côté d 'atterrage,donne l’orthographe attérage, qui rompt inutile-ment l’analogie.

ATTERRÉ, ÉE (a-tê-ré, rée), part, passé. || 1” Jetéà terre. Le géant atterré par Hercule . Craindre unennemi seul atterré par tes mains, tristan , M. deChrispe, n, 6. || 2° Accablé. 11 est injuste d’exigerd’une âme atterrée.... qu’elle conserve la même vi-gueur, vauven. Max. cxli. || 3° Terme de marine.Qui a abordé. Une chaloupe atterrée. Les marinsdisent aujourd’hui atterri.

tATTERREMÈNT (a-tê-re-man), s.m. || 1° Actionde terrasser. || 2° Épouvante, effroi.

— ÉTYM . Attetrer.

ATTERRER (a-tê-ré), v. a. || 1” Renverser parterre. Après un moment de lutte, il l’atterra souslui. || Fig. Se ralentir après l’avoir atterré, c’est luifaire reprendre ses forces, boss. iv , Pdq. t. Aprèsl’avoir ainsi rabattu [l’orgueil] dans tous les en-droits où il semblait vouloir s’élever, David l’atterrepar ces paroles.... id. Marie-Thér. Il n’est orgueil en-durci Qu’à tes pieds elle [la fortune] n’atterre, malh.ii, 2 . Tu me subjugues, tu m’atterres, ton génieécrase le mien, j. j. rouss. Hél. iv, 2 . Atterre sonorgueil et montre ta puissance X perdre égalementl’un et l’autre rival, corn. Médée, iv, B. C’eût étépour le parti de M. du Maine le dernier désespoirde se voir privés de la massue qui avait si bien jouésur le jeune prince, et de laquelle ils se proposaientbien de l’atterrer sans ressource avant la fin de lacampagne, st-sim. 207, 33. || 2” Jeter dans l’abat-tement, l’affliction, l’épouvante. Ce désastre lésatous atterrés. Le coup, le rude coup dont je suisatterré, C’est de me voir par vous ce rival préféré,mol. D. Gareie, in, 2 . Ce dernier coup du sort Atterremon esprit luttant contre la mort, volt. Triumv.m, i. Çà, mesdames, qu’en pensez-vous? C’erft àvous de juger les coups. Quoi ! ce spectacle vous at-terre ! bérang. Box. Il semble que la consternationqui avait si longtemps atterré l’esprit des Génois eûtpassé dans les Allemands, volt. Louis XV , 2 i.|| 3“ F. n. Terme de marine. Approcherde la terre,reconnaître un parage. Nous atterrâmes à la pointede l’tle. Les marins disent aujourd’hui atterrir.

— hist. xii” s. Cist Crestien m’ont trop mal atie-

rié; Li dex qu’il servent doit bien estre proisié, Hcoronemens Looys, v. 4 34 4 . Le piler [pilier] e 16chiefqui’l [qui le] sustint atterrer, Th. le mart.149. || xiii” s. Moult [j’1 ai veü et moult ai esprouvé,Mainte merveille eüe et endurée; Mais ceste m’a lecorps si ateré, Que je ne puis avoir longue durée,anonyme, dans Couci. François lor courent sus,lances baissies, et fiert cascuns le sien, pour luiatierer, se il peüst, h. de valenc. xxvi. Quant Re-nart se vit délivré, Et il vit celui aterré, Ren. 25054.Dans Hues de Saint-Pol estoit jà aterrés, Et seschevaus ocis.... Ch. d’Ant. iv, 691. Por povreté,qui moi aterre, ruteb. 24. Ains y est le monde etle dyable, Et char ensemble guerroiable, Que tagrâce vainc et aterre, j. de meung, Tr. 36. || xv” s.Ceux de dedans se défendirent moult longuement eten atterrerentet blessèrent plusieurs, froiss. i, i,248. || xvi” s. Un pere atteré d’années et de maulx,mont, ii, 76. Il y a des maladies qui atterrent jus-ques à nos désirs et nostre cognoissance, id. iii, 91.Le corps demeure cependant sans action, s’atterreet s’attriste, id. m, 290. Il sembloit que le bon-heur voulut relever ceux qui avoyent esté atterrez,YVER, 704.

— ÉTYM . Provenç. aterrar; ital. atterrare ; de det de terre. L’Académie, à côté de atterrer, écritaussi attirer; orthographe à rejeter, car terre étant leradical, c’est introduire une anomalie qui dé-route.

ATTERRI, IE (a-tè-ri, rie), part, passé. Le na-vire une fois atterri.

ATTERRIR (a-tè-rir), v. n. Terme de marine.Prendre terre. || Il se conjugue avec l’auxiliaireavoir, quand il s’agit d’une action : la chaloupe aatterri à marée montante; avec l’auxiliaire être,quand il s’agit d’un état : la chaloupe est atterriedans une crique.

— HIST. xiv” s. Se inondation d’eaues et de ra-voirs survenoient, les diz terrains pourraient des-cendre au dit vivier et lui remplir et aterir [remplirde terre], du cange, aterrare. || xv” s. La dite fief-ferme est toute en un lieu où il souloit avoir un vi-vier, quipieça aterrit et vint en prez, id. ib.

— ÉTYM. A et terre. L’Académie indique aussil’orthographe aitérir, qu’il faut rejeter (voy. at-terrer).

ATTERRISSAGE (a-tè-ri-sa-j’), s. m. Terme demarine. Action d’atterrir, de prendre terre.

— ÉTYM. Atterrir. L’Académie indique aussi l’or-thographe attérissage, qui est mauvaise (voy. at-terrer).

ATTERRISSEMENT (a-tè-ri-se-man), s. m. Amasterreux qui se forme sur les côtes par l’action desfleuves ou de la mer. Les atterrissements augmen-tent vite; ils devaient augmenter bien plus viteencore dans les commencements, lorsque les monta-gnes fournissaient davantage de matériaux aux fleu-ves, cuv. Révol. p. 147.

— hist. xiv” s. Gautier de Bonelle recevant unemote, appelée atterissement en l’yaue de Seine , ducange 1 , atterissamentum.

— étym. Atterrir, dans le sens ancien, qui eslremplir de terre.

ATTESTATION (a-tè-sta-sion ; en poésie, de cinqsyllabes), s. f. Action d’attester ; témoignage qu’ondonne à quelqu’un. Muni des attestations les plushonorables.

— HIST xv” s. Meslon futtrès fortblasméde gran-des attestations et injures qu’il avoit fait, du cange,attestatio. || xvi”s. Jurement est une attestation [ac-tion de prendre à témoin] de Dieu , pour confermerla vérité de nostre parole, calv. Inst. 289. Les lé-gionnaires apportent certifficat de leur service, quel’on appelle attestation deServiny, carl. vii, 3.

— Étym. Provenç. attestation; espagn. atestacion:ital. attesta,zione ; de atteslationem, de attestari(voy. attester).

ATTESTÉ, ÉE (a-tè-sté, stée), part, passé. Lefait attesté par les témoins. Son éloquence attestéepar ses ouvrages.

ATTESTER (a-tè-sté), v. a. || 1” Certifier. Il at-teste que la chose s’est ainsi passée. Il nous attestale fait. || 2“ Servir de témoignage. Tous les monu-ments historiques attestent que. Ses larmes attes-tèrent son repentir. || 3” Prendre à témoin. Ne vousa-t-il pas racheté? n’a-t-il pas satisfait pour vos pé-chés? j’atteste ici votre conscience, fléch. i, 7. Nefais point d’autre crime, et j’atteste les dieux Qu’aulieu de te haïr je t’en aimerai mieui, corn. H or.ii, 5. Il n’atteste jamais que leurs noms odieux [desidoles], rac. Esth. n, 9. N’en doutez pas, madame,et j’atteste les dieux Que toujours Bérénice est pré-sente à mes yeux, id. Rérén. n, 4. Pourquoi même