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Et qu’ainsi soit, eu amy vous conseille Que désor-mais vostre bec teniez coy, marot, ii, 65. Prenonscliascun pannetiere et bissao, Fluste, flageol, cor-nemuse et rebec, Ores n’est pas temps de clorre le
bec, id. ii, 255.et leur va commandant De ne
dormir, mais rire, ce pendant Que faux danger,maubec et jalousie Sont endormis au lict de fanta-sie, in. i, 353. Ces babillars, lesquels se conten-tent d’avoir l’evangile au bec , le mesprisant entoute leur vie, calv. Inst. 637. Si quelqu’un assisbec à bec raconte.... amyot, De la curiosité, 10.Lansac estant entré en Gironde , mit à terre sa no-blesse et ses soldats, et avec les matelots passa aubec des deux eauës, d’aub. llist. ii, 294. Tenaillescapitales incisives, dites bec de perroquet, paré,viii, 6. Autre tire-balle nommé bec de perroquet,pour tirer quelques pièces du harnois insérées auprofond des membres, id. ix, 4. Autre figure de tire-balle, nommée bec de lézard, pour tirer la ballelorsqu’elle sera applatie, id. ix, 5. Cestuy estnommé bec de grue, pour la similitude, lequel pa-reillement doit estre dentelé : et est propre à ex-traire du profond, dragées, mailles, etc. Bec degrue droit, Bec de grue coudé, id. ib. Et cestepaille en passa par le bec du dict marquis, qui nefut faict là general, brant. Gonzague. Nous luidonnasmes tant du bec et de l’aile qu’il nouscreut,id. Couronnels françnys, ch. 17. L’empereur netendoit qu’à l’entretenir le bec en l’eau de touteschoses, cependant qu’il se fortifieroit d’amis et d’al-liances, M. DU BELL. 167.
— ÉTYM. Picard, bé; wallon , bêche; rouchi,bièque; Berry, bé devant une consonne : Quand ilpleut à St-Médard, Il pleut quarante jours plustard, X moins que saint Barnabé Ne lui tape sur lebé; provenç. etcatal. bec; portug . bico; ital. becco;du gaulois : cui Tolosæ nato cognomen in pueri-tia becco fueral , id valet gallinacei rostrum, suet.Vit. 18 ; mot gaulois qui se retrouve dans le néo-celtique : bas-bret. bec ou beg; gaél. beic; d’oùl’angl. beak.
BÉCABUNGA (bé-ka-bon-ga), s. m. Voy. BECCA-BUNGA.
| BEC-ALLONGÉ (bé-ka-lon-gé), s. m. Terme de zoo-logie. Espèce de poisson. || Au plur. Des becs-allongés.
f BËCARD (bé-kar), s. m. Voy beccard.
BÉCARRE (bé-ka-r’), s. m. Terme de musique.Signe accidentel qu’on place devant une note diéséeou bémolisée, pour la remettre au ton naturel.|| Autrefois, signe qui exprimait simultanément ledièse et le bécarre par opposition au bémol, et, parsuite, sorte de musique dont le caractère était op-posé au bémol. Ah ! monsieur, c’est du beau bécarre !—Que diantre veux-tu dire avec ton beau bécarre?—Monsieur, je tiens pour le bécarre; vous savez queje m’y connais; le bécarre me charme; hors du bé-carre, point de salut en harmonie; écoutez un peuce trio. — Non je veux quelque chose de tendre etîle passionné, quelque chose qui m’entretienne dansune douce rêverie. — Je vois bien que vous êtespour le bémol, mol. Sicilien, 4.
— HIST. xvi" s. Qui est la vraie recette de fairedevenir un homme parfait en la science de folie,par B carre et par B mol; vrai est qu’il faut qu’il yait de la nature, despêr. Contes, lxx.
— ÉTYM . B et carrer (voy. carrer); ainsi dit àcause de sa forme, h - Dans la série des lettres pri-ses comme notes de musique, l’a est le la, et b lesi, et ainsi de suite. Le si étant souvent baissé d’undemi-ton dans le plain-chant, on le représentaitpar un b arrondi qu’on appelait b mol; au contraire,quand le si était naturel, on le représentait par unb carré ou b dur. Depuis, le b carré ou bécarre estdevenu le signe de toutes les notes remises en leurton naturel, comme le bémol est devenu celui detoutes les notes baissées d’un demi-ton.
BÉCASSE (bé-ka-s’), s. /. || 1° Nom d’un oiseaudepassage, marqueté de gris, qui a le bec fort long, etqui fréquente les bois et les marais ; le temps de sonpassage est l’hiver. || Familièrement. La mère desMailly, que son long nez faisait appeler la bécasse,ne bougeait de chez mon père pendant sa vie, st-sim. 160, 184. || Fig. Brider la bécasse, attraper,tromper quelqu’un. Ma foi, monsieur, la bécasseest bridée, et vous avez cru faire un jeu qui de-meure une vérité, mol. l’Amour méd. iii, 9. Par cequi s’était passé dans le cabinet du roi, du chance-lier et de M. le duc d’Orléans immédiatement, labécasse fut bridée à son égard [à l’égard du ducd’Orléans], st-sim. 406, 67. || Fig. et populairement.C’est une bécasse, se dit d’une femme sans esprit.|| 2° Bécasse d’arbre ou perchante, nom vulgaireîle la huppe || Bécasse de mer, nom vulgaire de
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l’huîtrier et du courlis. || 3° Nom vulgaire de diverspoissons. || 4° Bécasse, instrument des vannierspour enverger leurs ouvrages de clôture. || Sorte debalance ou de jauge pour peser ou mesurer la minede fer. || 5° Terme de blason. Oiseau qui se distingueà son long bec.
— rem. La locution brider la bécasse provientd’une chasse qu’on fait aux bécasses avec des lacetset des collets qu’on tend et où les bécasses se bri-dent elles-mêmes et se prennent.
— HIST. xvi* s. Perdrix, bécasses, allouettes,francolins, pluviers, paré, iii, p. 705. Ceste bec-quasse n’est pas assez rostye, palsgr. p. 694.
— ÉTYM . Picard, bécache; de bec (voy. ce mot),et bas-latin, accia, ancien français , acée ou assée,nom de la bécasse. Accia ou acia est une forme dubas-latin qui se retrouve dans hache (voy. ce mot).
BÉCASSEAU (bé-ka-sô), s. m. || 1° Petit de la bé-casse. || 2° Autre nom vulgaire du cul-blanc ( totraneochrope).
f BÉCASSIN(bé-ka-sin), s.m.Nom vulgaire d’uneespèce de bécassine.
BÉCASSINE (bé-ka-si-n’), s. f. || 1° Oiseau depassage comme la bécasse, et qui a comme elle lebec fort long, mais qui n’a que la moitié de sa gros-seur. Il se plaît dans les marais et dans les lieuxaquatiques. || Familièrement. Tirer la bécassine, ca-cher sa force au jeu à l’effet de gagner plus sûre-ment. || 2° Nom vulgaire de plusieurs poissons etcoquillages.
— ÉTYM , Diminutif de bécasse; bourguig. becas-saigne.
f BÉCASSON (bé-ka-son), s. m. Nom vulgairede plusieurs oiseaux.
f BÉCASSONNIER (bé-ka-so-nié), s. m. Termede chasse. Long fusil à monture légère, de fort ca-libre, et dont on se sert pour la chasse des oiseauxaquatiques.
— ëtym. Bécasson.
f BÉCAU (bé-kô), s. m. Petit de la bécassine.|| Au plur. Des bécaux.
fBECCABUNGA (bé-ka-bon-ga), s. m. Terme debotanique. Nom vulgaire et spécifique de la véro-nique beccabunga.
BECCARD (bè-kar), s. m. Nom qu’on donne aubrochet, à la truite et au saumon lorsqu’ils sontd’une certaine grandeur. Quelques-uns prétendentque c’est seulement le nom des femelles et qu’ellesont le bec plus crochu que les mâles.
— ÉTYM. Bec ; wallon , bècar, vieux mâle de saumon.
f BEC-CORNU (bèk-kor-nu), s. m. Voy. becque-
CORNU.
f BEC-COURBE (bèk-kour-b’), s. m. L’un desnoms de l’avocette. || Au plur. Des becs-courbes.
f BEC-D’ÂNE (bè-dâ-n’), s. m. Outil de menui-sier et de charpentier pour faire des mortaises.|| Burin à deux biseaux. || Au plur. Des becs-d’âne.
f BEC-D’ARGENT (bek-dar-gen), s. m. Nom vul-gaire du tangara pourpré. || Au plur. Des becs-d’ar-gent.
t BEC-DE-CANE (bèk-de-ca-n’), s. m. Il 1" Instru-ment de chirurgie (voy. bec), || 2° Serrure à deuxboutons. || Au plur. Des becs-de-cane.
— HIST. xvi* s. Cestuy qui est nommé bec decane, ayant une cavité en son extrémité, large etronde, dentelée, pour mieux prendre la balle,paré, ix, 4. Pour insérer l’escusson, l’on se sertd’un petit instrument appellé bec de cane, pour laressemblance du bec de tel animal, se rapportantaussi à la figure de l’espatule du chirurgien, o. deserres, 667.
f BEC-DE-CANON (bèk-de-ka-non), s. m. Outilde menuisier pour dégager le derrière des mou-lures. || Au plur. Des becs-de-canon.
f BEC-DE-CIGOGNE (bèk-de-si-go-gn’), s. m.Terme de botanique. Nom vulgaire de 1 ’erodium ci-conium de Wildenow, et du géranium herbe-à-ro-bert de Linné . || Au plur. Des becs-de-cigogne.
f BEC-DE-CIRE (bèk-de-si-r’), s. m. Nom vul-gaire de la fringille rayée, oiseau du Sénégal . || Auplur. Des becs-de-cire.
f BEC-DE CORBEAU (bèk-de-kor-bo), s. m. Ou-til d’acier recourbé par en-bas. || Au plur. Des becs-de-corbeau.
BEC-DE-CORBIN (bèk-de-kor-bin), s. m. || 1» In-strument recourbé en forme de bec de corbeau.|| 2° Canne à bec-de-corbin, canne dont la poignéea la forme d’un bec. || 3“ Bec de corbin, arme queportait une compagnie de gentilshommes de lagarde du roi. Lauzun, le dernier qui fut capitained’une compagnie de cent gentilshommes au bec-
BEC
de-corbin, qui ne subsiste plus, volt. Louis XIV , 26.Rodillard de Choupille, Noble au bec-de-corbin,grand gruyer de Berry, regnard, le Distrait, i, 4.
|| 4° Technologie. Instrument dont lescalfats seservent pour arracher les vieilles étoupes des cou-tures du navire. || Vaisseau en cuivre dont le raf-fineur se sert pour verser le sirop dans les formes.|| Au plur. Des becs-de-corbin.
— HIST. xvi* s. Quelquesfois aisément on les peuttirer avec pincettes ou bec de corbin, paré, In-trod. 2 . L’apophyse coracoïde, ou bec de corbin del’omoplate, id. iv, h. Bec de corbin dentelé, becde grue corbin propre à tirer mailles et autres pe-tits corps estranges, id. ix, 20 .
f BEC-DE-CROSSE (bèk-de-kro-s’), s. m. Sortede bec qui fait partie de la crosse du fusil d’infan-terie. || Au plur. Des becs-de-crosse.
•j BEC-DE-CYGNE (bèk-de-si-gn’), s. m. Instrumentdechirurgie (voy.BEc ). || Auplur. Desbecs-de-cygne.
— HIST. xvi* s. Instrument nommé bec de cygne,lequel s’ouvre à vis, accompagné d’une pincette,
PARÉ IX 4.
t BEC-DE-FAUCON (bèk-de-fô-kon), s. m. Nomvulgaire de la tortue franche ou caret. || Au plur.Des becs-de-faucon.
BEC-DE-GRUE (bèk-de-grue), s. m. Nom vulgaired’une sorte de géranium, le géranium gruinum deLinné . || Au plur. Des becs-de-grue.
f BEC-DE-HACHE (bèc-de-a-ch’), s. m. Huîtrier.|| Au plur. Des becs-de-hache.
f BEC-DE-HÉRON (bèk-de-hé-ron), s. m. Nomvulgaire du géranium arduinum et du mésembnj-anthème en bec. || Au plur. Des becs-de-héron.
f BEC-DE-LÉZARD (bèk-de-lé-zar), s. m. Instru-ment de chirurgie (voy. bec). || Au plur. Des becs-de-lézard.
BEC-DE-LIËVRE (bèk-de-liè-vr’), s. m. || 1“ Dif-formité résultant de la division de l’une des lèvres,et particulièrement de la supérieure; ainsi diteparce que la lèvre supérieure du lièvre est fendue.|| 2" Celui qui a cette difformité. || Au plur. Desbecs-de-lièvre.
—HIST. xvi* s. Rejoindre les levres fendues, ditesbec de lievre, paré, Introd. 2 .
f BEC-DE-PERROQUET (bèk-de-pè-ro-kè), s. m.Nom vulgaire du scare psittaque, poisson. || Anplur. Des becs-de-perroquet.
f BEC-DE-PIGEON (bèk-de-pi-jeon), s. m. Undes noms vulgaires du géranium columbinum deLinné . || Au plur. Des hecs-de-pigeon.
f BEC-DE-VAUTOUR (bèk-de-vô-tour), s. m. In-strument de chirurgie (voy. bec). j| An plur. Desbecs-de-vautour.
f BEC-D’OIE (bèk-d’oie), s. m. Un des noms vul-gaires du dauphin. || Au plur. Des becs-d’oie.
f BEC-D’OISEAU (bèk-doi-zô), s. m. || 1” Ornitho-rhynque. || 2° Sorte de pied-d’alouette, plante. || .luplur. Des becs-d’oiseau.
f BEC -DUR (bèk-dur’), s. m. Nom vulgaire dugros-bec commun. || Au plur. Des becs-durs.
| BEC-EN-CISEAUX (bèk-en-si-zô), s. m. Oiseaude la Guyane ( rhynchops ). || Au plur. Des becs-en-ciseaux.
f BEC-EN-FOURREAU (bèk-en-fou-rô), s. m. Nomvulgaire d’une espèce d’échassier. || Au plur. Desbecs-en-fourreau.
f BEC-EN-SCIE (bèk-en-sie), s. m. Harle, sorted’oiseau. || Au plur. Des becs-en-scie.
BF.CFIGUE (bèk-fi-gh’), s. m. Petit oiseau appar-tenant aux becs-fins.
— ÉTYM . Berry et génev. beefi; ital. beccofico,de bec et figue; qui béquette les figues. La pronon-ciation beefi qu’ont quelques personnes est, commeon voit, provinciale; on doit la rejeter.
j-BEC-FIN (bèk-fin), s. m. Genre d’oiseaux; nomvulgaire de plusieurs espèces des genres Sylvie,motacille et anthe. || Au plur. Des becs-fins.
BÉCIIAMEL (bé-cha-mèl), s. f. Terme de cuisine.Espèce de sauce faite avec un peu de farine rous-sie dans du beurre frais et de la crème ou du lait.Œufs à la béchamel.
— ÉTYM . Nom propre de celui qui a inventé cettesauce.
f BÊCHARD (bê-char), s. m. Houe à deux bran-ches larges et pointues.
BÉCHARU (bé-cha-ru), s. m. Un des noms vul-gaires du phénicoptère des anciens ou flamant.
— ÉTYM . Contraction de bec de charrue, dénomi-nation prise de la forme de son bec qui est figurécomme un soc de charrue.
BÊCHE (bê-ch’), s. f. || 1» Instrument d’agricul-fnre et de jardinage généralement composé d’un ter