BIQ
f BIOTAXIQUE (bi-o-ta-ksi-k’), adj. Terme di-dactique. Qui a rapport à la biotaxie.
f BIOTECHNTE (bi-o-tè-knie), s. f. Terme didac-tique. L’art d’utiliser les animaux et les végétaux.
— ÉTYM . Bfo;, vie, et téyyr,, art.
f BIOTIQUE (bi-o-ti-k’), adj. Terme de physiolo-gie. Qui a rapport à la vie. || Très-peu usité.
f BIOXYDE (bi-o-ksi-d’), s.m Terme de chimie.Nom générique des oxydes non acides qui renfer-ment 2 d’oxygène pour I d’un autre corps simple.
— ÉTYM . Bi pour bis, et oxyde.
f BIPARASITE (bi-pa-ra-zi-t’), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui vit en parasite sur un parasite.
— ÉTYM . Bi pour bis, et parasite.
f BIPARIÉTAL, ALE (bi-pa-ri-é-tal, ta-1’), adj.Terme d’anatomie. Qui a rapport aux deux parié-taux. Diamètre bipariétal, diamètre transversal dela tête qui s’étend d’une bosse pariétale à l’autre.
■(•BIPARTI, IE (bi-par-ti, tie), adj. Terme d’his-toire naturelle. Divisé en deux. || Feuille bipartie,feuille divisée de manière que la scissure excède ma-nifestement le milieu de la longueur.
— ÉTYM . Bi pour bis, et partitus, partagé (voy.partir, au sens de partager).
f BIPARTIBLE (bi-par-ti-bl’), adj. Terme didac-tique. Qui peut se diviser en deux parties.
f BIPARTITION (bi-par-ti-sion), s. f. Terme di-dactique. Division en deux parties.
f BIPÉDAL, ALE (bi-pé-dal, da-1’), adj. Qui a lamesure de deux pieds. || Au plur. Des troncs bipé-daux.
— hist. xvi* s. La France n’est pas un. morceaupour sa bouche, quelque bipedale qu’elle soit, nonplus que Geneve, Genes , Sat. Mén. p. ï 78.
— ÉTYM . Bipedalis, do bis deux , et pes, pedis,pied (voy. pied).
BIPÈDE (bi-pè-d’), adj. || 1° Qui marche à deuxpieds, en parlant des animaux. || 2° S. m. Il y a demeilleures raisons pour soutenir que l’homme est unbipède, j.j. rouss. Orig. notes. Tout tient au capricede deux ou trois bipèdes sans plumes qui se jouentde l’espèce humaine, p. i. cour. Lett. i,80. || 3" Entermes de manège, un bipède est la réunion de deuxmembres du cheval considérés ensemble. Bipède an-térieur; bipède postérieur; bipède latéral droit etgauche; bipède diagonal, composé d’un membreantérieur d'un côté et d’un membre postérieur ducôté opposé. On distingue le bipède diagonal droitou gauche par le côté auquel appartient le membreantérieur.
— ÉTYM . Bi pour bis, et pes, pedis, pied (voy.pied).
f BIPELTÉ, ÉE (bi-pèl-té, tée) ,ad/. Terme de zoo-logie. Qui porte deux cuirasses ou deux boucliers.
— ÉTYM . Bi pour bis, et pella, bouclier.
t BIPENNE (bi-pè-n’), adj. Terme de zoologie.Qui a deux ailes. Les insectes bipennes ou, sub-stantivement, les bipennes, autre nom des di-ptères.
— étym. Bi, deux, et penna, aile.
f BIPENNÉ, ÉE (bi-pè-nné, née), adj. Termed’histoire naturelle. Qui est muni de deux ailes.
t BIPÉTALÉ, ÉE (bi-pé-ta-lé, lée), adj. Termede botanique. Qui a deux pétales.
f BIPIIORE (bi-fo-r’), s. f. Fausse orthographepour bifore (voy. ce mot).
f BIPINNÉ, ÉE (bi-pi-nné, née), adj. Terme debotanique. Feuilles bipinnées, feuilles dont le pé-tiole commun porte latéralement des pétioles se-condaires garnis de folioles.
— ÉTYM . Bi pour bis , et pinné.
f BIPOLAIRE (bi-po-lè-r’), adj. Terme de physi-que. Qui a deux pôles ; qui jouit de la bipolarité.
— ÉTYM . Bi pour bis, et polaire.
f BIPOLARITÉ (bi-po-la-ri-té), s. f. Terme de phy-sique. État d’un corps qui, animé d’électricité ma-gnétique, a deux pôles doués d’une vertu contraire.La bipolarité d’un aimant. La pile voltaïque présentela bipolarité, ayant deux pôles, un positif, l’autrenégatif.
— ÉTYM . Bi pour bis, et polarité.
f BIQUADRATIQUE (bi-koua-dra-ti-k’),adj. Termede mathématiques. Puissance biquadratique , qua-trième puissance, carré multiplié par lui-même.
— Étym. Bi pour bis, et quadratique qui, vientde quadratus, carré (voy. carré}.
BIS
BIQUE (bi-k*), s. f. || 1“ Nom familier de la chè-vre. La bique allant remplir sa traînante mamelle,LA FONT. Fabl . IV, H. Il 2 U Voy. BOUQUET.
— ÉTYM . De même radical que l'italien becco,bouc, qui, ainsi que le remarque Diez, est diffé-rent du radical de bouc, allemand Bock , l’o n’ayantpu se changer en e ou en t.
BIQUET (bi-kè), s. m. || 1° Le petit .l’une bique.Non sans dire à son biquet, la font. Fabl . iv, t5.|| 2“ Trébuchet pour peser la monnaie d’or ou d’ar-gent.
— HIST. xiv* s. Bichot sauvage, Mè-iagier, n, 5.|| xv* s. Le suppliant prinst une custode d’arain à unbiquet [sorte de support], du cange , custoda.
— ÉTYM . Bique; nivernais, bigot; Berry, biget,biquiat, biquion; namurois , biquet, lièvre mâle.
f BIQUETER (bi-ke-té ; le t se double quand lasyllabe qui suit est muette : notre chèvre biquette,biquettera ; orthographe qui est conforme à celle debiquette, s. f.; autrement, on pourrait écrire : ellebiquète, biquètera; l’Académie ne dit rien), || 1° V. n.Mettre bas, en parlant des chèvres. || 2° V. a. Peseravec un biquet.
-(■ BIQUETTE (bi-kè-t’), s. f. Jeune chèvre.
fBIQUINTILE (bi-kuin-ti-1’), adj. r,i Ancien terme
d’astronomie. Aspect biquintile, p' dtion relative dedeux planètes éloignées l’une de. l’autre des 2 /s de360" ou de i *4*.
— étym. Bi pour bis, et quintil.
f BIIIE (bi-r’), s. f. || 1* Te> me de pêche. Sorte degrande nasse qui a une petits nasse sur le côté. Ondit aussi bure. || 2” Espèce do bouteille en osier.
t BIRÉFRINGENT, ENTE (bi-ré-frin-.jan, jan-t’),adj. Terme de physique. Qui est doué d’une doubleréfringence.
— ÉTYM . Bi pour bis, et réfringent.
BIRËME (bi-rê-m’), s. f. Terme d’antiquité. Ga-lère à deux rangs de rames de chaque côté.
— ÉTYM . Biremis, de bis, deux, et remus, rame(voy. rame).
f BIRETTE (bi-rè-t’),s. f. Espèce de râteau de bois.
— ÉTYM . Si on savait que ce mot vient des pro-vinces méridionales, on pourrait proposer virer;espagn. birar.
BIRIBI (bi-ri-bi), s. m. Nom d’un jeu qui a étéfort à la mode, et dont les instruments sont un grandtableau ayant soixante-dix cases avec leurs numéros,et un sac contenant soixante-quatre boules qui ontautant de billets numérotés. Chaque joueur tire àson tour une boule du sac; et si le numéro du bil-let répond à celui de la case du tableau sur laquelleil a mis son argent, le banquier lui paye soixante-quatre fois sa mise. Le meilleur usage qu’il [le mi-nistre] pût faire de ces 900 millions, ce serait deles jouer au biribi, p. l. cour, i, 490.
BIRLOIR (bir-loir), s. m. Tourniquet qui sert àretenir le châssis d’une fenêtre.
— ÉTYM. En espagnol , birla signifie une quille.
t BIROSTRÊ, ÉE (bi-ro-stré, strée), adj. Terme
d’histoire naturelle Qui est muni de deux becs.
— ÉTYM . Bi pour bis, et rostrum, bec (voy. ros-tres).
t. BIS, BISE (bi, bi-z’), adj. D’un gris brun. Dela pâte bise. Cette maîtresse un tantet bise Rit à mesyeux, la font. Pâté. || Pain bis, pain de couleurbise, attendu qu’il y reste du son. J’ai faim, dit-il;et bien vite Je sers piquette et pain bis, bérang.Souv. du peuple. || Pain bis blanc, pain entre le biset le blanc. L’Académie écrit bis-blanc avec un traitd’union, qui est de trop; car ces adjectifs de couleur redoublés n’en prennent pas. || X bis, à blanc,de toute façon.... tout ce qu’en ce temps, Â bis, àblanc, on veut qu’on croie, Haranguedes gens de Sa-rulleàM.deVintimillecontrel'unigenitus, 1732.
— HIST. xi* s. Les roches bises, les destreiz mer-veilleus, Ch. de Bol. lxiii. ||xii* s. Et [ils ont|les murs crevantés de fort arene bise, Sax. xxm.|| xm* s. La granche fu moult bien asise; Li mur fu-rent de roche bise Moult fort, ne vos en mentiron,Ren. 852*. Après tous ceus se tint Franchise, Quine fu ne brune ne bise, Ains ere blanche commenois [neige], la Rose, 4 4 98. Chascuns estenaniauset en buies là mis, Cbascun jor portent piere ausmurs d’araine bis, Ei traient aus carues [charrettes]tote jor com roncis , Ch. d’Ant. 1 , 670. Sépulturesleur pavent leur cloi3tre et leur eglise De maintebele tombe polie, blanche et bise, Forte, dure etespesse por ce qu’elle rte brise, J. de iceung, Test.1078. || xvi* s. Qui de lu peau de lyon roux ou bis
BIS 340
Vouldroit armer la semplette brebis, Jà plus hardieou fiere n’en serait, i. marot, v, 93. O cueur rem-ply de fallace et faintise! O cueur plus dur que n’estla roche bise! marot, ii, 6. Robin mangeoit unquignon de pain bis, in. vi, 263. J’ay bien occasionde vous suivre, monsieur le lieutenant, et faire ser-vice à la noble assemblée, à bis ou à blanc, à tortet à droit, Sat. Mén. p. 97.
— ÉTYM . Berry, bège, fauve, roussâtre; provenu.bis ; espagn. bazo; ital. bigio; bas-lat. bisus. Motd’origine difficile à trouver. Vossius , dans Ménage,Orig. de la langue ital. p. 509, indique une étymo-logie que Diez est disposé à accepter; c’est le latinbysseus (de byssus) qui signifia couleur de coton etqui, comme d’autres termes de couleurs, auraitchangé d’acception; d’où viendraient le port, bugio.bis, et le bas-lat. busius, fauve. Pourtant Diez pré ■fère une apocope de bombycius (de coton), sembla-ble à celle de basin ; les formes voisines auraien tdonné :bombacius, l’esp. baio, et bumbucinum, leport, bugio. Ménage avait indiqué picms.
2. BIS (bis’), sorte d’interjection. || 1* Une se-conde fois, c’est-à-dire recommencez, répétez cequi vient d’être dit ou chanté. Le père enchantéfrappe des mains en criant : bis, bis, j. i. rouss.Êm. v. || 2“ S. m. Les bis se redemandaient sansfin, on s’enthousiasmait de l’auteur, de l’acteur,de l’actrice, dider. Lett. à Mme Ricoboni. || 3“ Prisadverbialement. Numéro 4 bis.
— REM. C’est s’exprimer mal que de dire : ce prê-tre fait le bis, notre vicaire a le bis; il faut dire :ce prêtre bine, notre vicaire a la permission de bi-ner (voy. biner).
— ÉTYM . Bis, deux fois, pour duis, de duo, deux(voy. deux).
f 3. BIS.... Préfixe qui a un sens péjoratif, parexemple dans bis-tourner, mal tourner, tourner detravers, et qui est une autre forme de ber, bre, bar.D’où vient cette particule? on a indiqué l’allemand mis qui convient pour le sens, qui se trouve dansmes-estimer, mais où l’m ne peut pas être devenueun b; le bas-breton besk qui signifie de travers,maisdont le k ne se serait pas complètement perdu ; lelatin vice de l’inusité rix, en place de, qui, pour lesens, pourrait aller, vu que ce qui tient lieu est d’undegré inférieur, moins bon et partant de mauvaiseconvenance, mais où le v se change difficilementen b, du moins pour le français . Diez est disposé ày voir le latin bis deux fois, attendu que en compo-sition ce mot, de l’idée de double, passe à l’idéed’oblique, de travers, par exemple dans l’espagnol bis-ojo, louche, c’est-à-dire double œil. De ces con-jectures, la dernière semble la plus plausible; carle latin est la source ordinaire du roman ; et ici,dans le latin, bis est mieux appuyé que vice, puis-qu’on a des exemples du latin bis avec le sens pé-joratif (espagnol bisojo), et qu’on n’en a point devix, vice.
f BISACRAMENTAL (bi-sa-kra-man-tal), s.m.Sectaire qui ne reconnaissait que les deux sacrementsdu baptême et de la cène. || Au plur. Les bisacra-mentaux.
— étym. Bi pour bis, et sacrement.
•f BISAGE (bi-za-j 1 ), s. m. Seconde teinture d’uneétoffe, ou nouvelle couleur que les teinturiers dou-nent à une étoffe qui a déjà été teinte.
BISAÏEUL (bi-za-ieul), s. m. Père de l’aïeul oude l’aïeule. || Au plur. Les bisaïeuls.
— HIST. xiii* s. S’il connoist que sa mere, ous’aide, ou sa besaiole fu serve, beaum. xlv, i 4. Liperes à mon besaiol m’est el quart degré de lignageen montant, id. xix, 4. Mes besaiols m’est el tiersdegré de lignage en montant, id. i, 29t. Li beseausmon pere qui est entendus en huit maniérés : caril puet estre de par mon pere ou de par ma merc,Liv. de just. 227.
— étym. Bis, deux fois (voy. bis 2 ), et aïeul.
BISAÏEULE (bi-za-ieu-P), s. [. Mère de l’aïeul ou
de l’aïeule.
t BISAIGLE (bi-zè-gl’), s. m. Terme de cordon-nier (voy. bisaiguë).
f BISAIGUË (bi-zè-ghue), s. f. Outil de bois àl’usage du cordonnier pour polir le tour des semel-les, et remplacé aujourd’hui par des outils en ferqu’on fait chauffer.
— étym. Le même mot que besaiguë ( voy. be-
SAIGUË).
f BISAILLE (bi-za-11’, Il mouillées), s. f. La plusbise des farines, avec laquelle on fait du pain bis.|| Mélange de pois gris et de vesce pour nourrir lavolaille.