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se voir avec joie Le rebut d’un tyran dont elle fut laproie, id. Cinna , n, 2 , Sachez que j’ai le cœur tropbon pour me parer de quelque chose qui ne soitpoint à moi, moi-, l’Av. v, B. Il n’était filsde bonnemère Qui, les payant à qui mieux mieux [les vers],Pour ses ancêtres n’en fît faire, la font. Fab. i, 1 4.Il Les bonnes fêtes, les jours de grandes fêtes. Dèsqu’il [le chancelier] alla, après la mort de sa femme,à l’institution des pères de l’Oratoire , dans un pe-tit appartement qu’il y avait, où il se retirait lesbonnes fêtes.... st-sim’ 368, 226. Que d’une sergehonnête elle ait son vêtement, Et ne porte le noirqu’aux bons jours seulement, mol. Êc. des maris,i, 2 . || Un bon bourgeois, un bourgeois honorable,et aussi un simple bourgeois. Son père, un bonbourgeois, lui sans autre mérite, la font. Fables,I, 14. || Bonneville , nom que l’on donnait, dans l’an-cienne monarchie, à un certain nombre de villesimportantes. Une députation au roi pour le supplierde revenir en sa bonne ville de Paris , rf.tz, iv,23t. || 11- Honnête , vertueux, juste, droit, raison-nable, sensé. De bons jeunes gens. Bonnes mœurs.La bonne cause. Tous les moyens de vaincre étaientbons pour lui. Le bon droit. La bonne foi. Ces rai-sons , bonnes on mauvaises. Bon sens. De bonnesinclinations. Une bonne doctrine. Il croit récom-penser une bonne action, rac. Esth. ni, t. Quelforfait trouvez-vous en sa bonne conduite? corn.Jior. iv, 2 . || 12* Plaisant, spirituel. Un bon mot.Bonne repartie. Bon conte. Bonne histoire. Bonnefarce. [Qui] Glose sur les habits et sur la gentillesse,Se plaît à l’entretien, commente les bons mots, Ré-gnier, Sat. v. Vous dites des bons mots et moi jefais de mauvais contes, volt. Lell. Mme du Deffant,7 mars 1764. Dans un pays où faire rire c’est pres-que toujours avoir raison et où les combats litté-raires les plus graves se décident le plus souvent àcoups de bons mots, villers, Kant , p. ts3.j| 13" Quia de la bonté. Un bon roi. Auprès d’un hommeaussi bon. Femme bonne et enjouée. Bonne mère.Bon père. Bon pour ses parents. Être bon pourquelqu’un. Tu es trop bon pour lui. Vous êtesbien bon, formule de remercîment. Il est trop bond’avoir cette opinion de moi. Bonnes dispositionsenvers quelqu’un. Perdre les bonnes grâces de quel-qu’un. Vous êtes si bonne Que vous me conser-
vez la vie et la couronne, corn. Pomp. iv, 2 . Votrecompassion, lui répondit l’arbuste, Part d’un bonnaturel, la font. Fab. i, 22 . Vous dites que tousles hommes ne peuvent pas être grands, mais quetous peuvent être bons, volt. Lett. Marmontel ,1 er nov. 1769. On a surpris sa bonne foi; on lui avolé quinze mille francs; dans le fond, il est tropbon, lesage, Turc, iii, 9. Son mari est bon homme,sév. 507. Qui est janséniste et pourtant fort bonhomme, pasc. Prov. i. Dont il auraiteu horreur, caril est bon homme, id. Prov. 8. Mon fils nous amuseet nous est très-bon, sêv. 236. L’essentiel est d’êtrebon aux gens avec qui l’on vit, j. j. rousseau, Ém..1 .1| Je suis bon, je suis bien bon de l’écouter, c’est-à-dire je pousse la bonté, la complaisance trop loinen l’écoutant. Ah! vraiment je suis bonne De leurouvrir ma porte ; Ils pensent que je suis Fort en peinede ma personne, la font. Fab. vu, B. || Être de bonnecomposition, être d’une humeur, d’un caractèrefacile, et aussi n’avoir pas la fermeté ou la probiténécessaire. || Le bon Dieu, Dieu considéré commel’être bon par excellence. Un bon Dieu , une imagedu Christ, ou un crucifix. Combien.... De milliersd’autres petits prêtres Qui portent de petits bonsDieux! bérang. Infiniment petits. || Ironiquement etfamilièrement. 11 est bon là, avec les propositionsqu’il nous fait, il a tort de nous faire de telles pro-positions. Je vous trouve bon de parler ainsi. || Boncela! formule d’approbation. || 14“ Simpie, crédule.Bon homme, homme simple. Vous êtes trop bonsde croire ce que dit chacun. Nos petits enfants noustraiteront de bonnes gens, comme nous traitons nospères d’imbéciles, volt. Dial. 21 . Voilà mille et millebonnes gens qui n’en voient pas l’importance, boss.Avert. La bonne dupe que M. Turcaret! lesage,Turc, iv, 9. || 15° Souvent il sert uniquement à don-ner de l’énergie à l’expression par une idée d’aug-mentation. Il en a augmenté le nombre d’unebonne moitié. J’ai fait quatre bonnes lieues. J’ai
attendu un bon quart d’heure. Fallut deviner et
prédire, Mettre à part force bon ducats, la font.Fab. vu, 15 . Hé, la bonne effrontée! mol. Sgan.e.Oses-tu bien paraître devant mes yeux après tes bonsdéportements ? id. Scapin, i, 4. Je saisis cette occa-sion de lui en parler [à la duchesse d’Orléans ] unebonne fois pour toutes, st-sim. 273 , 195. || Bonpoids, bonne mesure, poids,mesure qui sont plu-
tôt au delà qu’en deçà du poids, de la mesureexacte. || 16° Il s’emploie comme terme affectueux.Une bonne vieille. Ma bonne petite. Je ne vous feraipas plus de compliment que le bon père [jésuite]m’en fit la dernière fois que je le vis, pasc. Prov.9. || Et substantivement, mon bon, ma bonne,terme de caresse et d’amitié. De s’entendre appelerpetit cœur ou mon bon, boil. Sat. x. || Ma bonnea aussi quelquefois un sens de dédain ou de supé-rio'” A Payons de hardiesse.... je ne vous connais
pas, ma bonne, lesage, Turcaret, v, 9.Je n’y
veux point aller, De peur qu’elle ne vint encorme quereller; Que cette bonne femme.... — Ah !certes, c’est dommage Qu’elle ne vous ouït tenir untel langage; Elle vous dirait bien qu’elle vous trouvebon, Et qu’elle n’est point d’âge à lui donner ce nom,mol. Tort, i, 2 . || 17° Terme de commerce. Bon àpayer. Bon pour mille francs. || Par analogie, billetbon pour une personne, pour deux personnes, billetd’entrée dans un théâtre pour une, pour deux per-sonnes. || 18° Terme d’imprimerie. Bon à tirer, motqu’on écrit sur la dernière épreuve pour indiquerqu’une feuille peut être tirée; et, substantivement,un bon à tirer, des bons à tirer. || Bonne feuiile,feuille d’un ouvrage tirée sur le papier définitif.|| 19° Bonne au féminin employé dans diverses locu-tions. La bailler, la donner bonne, tromper quel-qu’un, lui faire pièce. Vous me la donnez bonne,la font. Magn. || La garder bonne, garder ran-cune. M. du Maine n’osa répondre une parole [àM. d’Elbœufj; sans doute qu’il la lui garda bonne,saint-simon, 30, 98. || En dire de bonnes, en écrirede bonnes, faire des reproches de vive voix ou parécrit. Mme du Châtelet va vous en écrire sur celade bonnes, volt. Lett. vers, 51. Votre Majesté luien dirait de bonnes sur l’horreur d’avoir excité uneguerre civile, id. Letlr. à Catherine, 20 . || Courte etbonne, se dit de la vie d’un homme qui l’use rapi-dement dans les plaisirs. || À la bonne, naïvement,sans façon. || 20° À la bonne heure, à propos. Ilest ar-rivé à la bonne heure. || À la bonne heure est aussi unephrase d’acquiescement. Vous le voulez, à la bonneheure; que cela se fasse. || 21° De bonne heure, tôt, paropposition à tard. || Proverbes. À quelque chose mal-heur est bon, c’est-à-dire quelque avantage provientd’un accident fâcheux. Quand le malheur ne seraitbon Qu’à mettre un sot à la raison, Toujours se-rait-ce à juste cause Qu’on le dit bon à quelquechose, la font. Fab. v, 7. j| Après bon vin, boncheval, c’est-à-dire quand on a un peu bu, on estplus hardi. || A tout bon compte revenir, c’est-à-dire on doit toujours être reçu à recommencer uncalcul pour s’assurer s’il est exact. || Abouchât, bonrat, c’est-à-dire bien attaqué, bien défendu. || N’êtrebon ni à rôtir ni à bouillir, n’être propre à rien.|| Il n’est pas bon à jeter aux chiens, c’est-à-direon ne veut pas de lui, on le condamne, 011 le re-pousse. || Une bonne fuite vaut mieux qu’une mau-vaise attente, c’est-à-dire il vaut encore mieux pren-dre la fuite, si le cas l’exige, que d’attendre parimprudence ou par opiniâtreté. || Couvrez-vous, lachaleur vous est bonne, se dit à quelqu’un quifait trop de cérémonies. || Tout cela est bel et bon,mais l’argent vaut mieux, c’est-à-dire nous nenous laisserons pas amuser à de belles promesses,à de vaines espérances. || Aux derniers les bons, cequi reste de quelque chose après que les autres ontchoisi est souvent le meilleur. || Il fait bon vivre,c’est-à-dire, on apprend toujours; les plus habiles,les plus expérimentés ont encore quelque chose àapprendre. ]| Il fait bon battre un glorieux, il nes’en vante pas. || Ce qui est bon à prendre est bon àrendre, manière de s’excuser : si j’ai pris à tort,je restituerai. En renversant le proverbe : ce quiest bon à prendre est bon à garder, beaum. Barbierde Sév. iv, 1 ; c’est-à-dire on ne rend pas ce qui estune fois pris, reçu. || Bon jour, bonne oeuvre, sedit d’une bonne action faite un jour solennel, et,ironiquement, il a volé le jour de Pâques , bonjour, bonne œuvre. Ladrôlesse un matin s’en vint,bon jour, bonne œuvre, Jusqu’à notre maison por-ter ce beau chef-d’œuvre, régnard, Democr.v, 3 .|| Aux bonnes fêtes, les bons coups, c’est-à-direles malfaiteurs profitent des bonnes fêtes pour faireleurs coups. || A bon entendeur salut, c’est-à-direcomprenez et faites votre profit. || Les bons comptesfont les bons amis, c’est-à-dire rien n’entretientmieux les bons rapports que de régler exactementles affaires d’intérêt. || A bon vin point d’enseigne,c’est-à-dire il n’est pas nécessaire de vanter ce quiest bon. || Les bons maîtres font les bons valets,c’est-à-dire il faut qu’il y ait de la douceur et del’amitié réciproques entre les maîtres et les valets.
— REM. 1. Le comparatif de bon est meilleur etle superlatif est le meilleur ; et plus bon ou le plusbon sont des barbarismes : il est meilleur que moi ; etnon, il est plus bon que moi; le meilleur des hom-mes, et non le plus bon des hommes. « Cependantdit M. Ju'lien, il suffit souvent de changer la con-struction de la phrase pour rendre correct ce compa-paratif composé. Personne n’hésiterait à deman-der si un vin est plus ou moins bon qu’un autre.Cependant cette phrase se résout analytiquement enplus bon et moins bon. On dirait de même qu’unetisane est plus qu’une autre bonne contre telle ma-ladie, bien qu’on ne pùt pas dire qu’elle est plusbonne que cette autre. » || 2. Acheter, vendre bonmarché est incorrect; il faut : acheter, vendre àbon marché. || 3. Il est arrivé à bonne heure estmauvais, et l’on doit dire : il est arrivé de bonneheure. A bonne heure, fort usité dans certaines pro-vinces, n’a rien d’incorrect en soi (caria prépositionà se dit avec heure), mais c’est une grave faute contrel’usage. || 4. Faut-il dire : de bonsmotsou des bonsmois?La règle est d’employer desans article quandle substantif est précédé de son adjectif; par consé-quent, de bons mots est la locution correcte; mais,considérant bon mot comme un terme unique dû àl’usage, on pourra employer des, de même que l’ondit : des jeunes gens.
— SYN. 1. un bon homme, un homme bon. Le senschange suivant la position de l’adjectif. Un bonhomme, c’est un homme qui a de la bonhomie.Un homme bon, c’est un homme qui a de la bonté.Il 2. DE BON GRÉ, DE BONNE VOLONTÉ, DE BON CŒUR,de bonne grâce. Ces quatre termes exprimentl’acquiescement, mais non un acquiescement demême nature , puisque gré , volonté , cœur etgrâce diffèrent. De bon gré exprime l’absencede contrainte et une détermination volontaire;c’est l’opposé de malgré : on fait de bon gré cequ’on ne fait pas malgré soi. De bonne volonté ditquelque chose de plus ; un homme de bonne volontéest un homme que sa volonté porte à faire ce qu’onlui demande; non-seulement il n’y est pas contraint,mais encore il le veut lui-même. Avec de bon cœur,le cœur intervient, la volonté y est et de plus lacordialité et l’entrain qu’elle donne. Enfin de bonnegrâce exprime que la grâce s’y joint : faire unechose de bonne grâce, c’est la faire sans qu’on aitbesoin de nous prier et avec une manière qui re-hausse le prix de ce qu’on fait.
— bon, s. m. || 1° Ce qui est bon. Il a préféré lebon à l’utile. La France , où les connaissances ont étéportées aussi loin que partout ailleurs; seulementest-il à craindre que l'on n’y prenne à la fin un bi-zarre mépris du bon devenu trop familier, fonten.Czar Pierre. || 2° En termes de philosophie, le bon,l’ensemble des dispositions qui rendent l’hommeun être moral. Que le bon soit toujours camarade dubeau, Dès demain je chercherai femme, la font.Fab. vii, 2. Au sein de ses amis répandre mille choses,Et, recherchant de tout les effets et les causes, Rai-sonner avec eux sur le bon, sur le beau, id.Lettres, xix. || 3° Bonnes qualités soit dans une per-sonne, soit dans une chose. Cet homme a du bon.Il y a du bon chez cet enfant. Tirer d’un sujettout ce qu’il y a de bon. La critique a du bon, jel’aime et je l’honore, volt. Ép. 104. Tout fut se-cret, et quiconque eut du bon Par devers soi legarda sans rien dire, la font. Berc .Ces mal-
heureux rois, Dont on dit tant de mal, ont du bonquelquefois, andrieux, Meunier de Sans-Souci.|| Du bon, de bon vin. Hier, à un grand dîner,nous avons bu du bon. || Avoir du bon. l’emporter,obtenir l’avantage. Il y eut plusieurs rencontres oùles uns et les autres avaient tantôt du bon et tantôtdu pire, selon les diverses occurrences, pf.rrotd’abl. Tacite , 362. || Prendre son bon, saisir sonavantage. Harcourt sut être ami de Barbésieux ets’en faire respecter, plus encore deChamillart, jus-qu’à ce qu’il trouvât son bon à le culbuter, st-sim.116, 15. || Du bon du cœur, cordialement. Et du bonde mon cœur à cela je m’engage, mol. Mis. m, 1.|| 4° Le bon, c’est-à-dire ce qu’ily a d’effectif, de plai-sant, de surprenant, dépiquant. Le bonde l’affaire,c’est que. croyant attraper son voisin, il s’est attrapé.Enfin le bon de tout c’est qu’à d’autres qu’à lui Onne peut vous lier que vous ne disiez oui, mol. Tart.11 , 4. Vraiment oui, c’est là le bon de l’affaire, volt.Dial. 27 . Gasparin à Gulphar les prêta, Ce fut lebon, la font. F. avare. Le bon est qu’en cou-rant il a perdu sa botte, regnard, Distrait, 1 ,6. Le mari ne se doute point de la manigance; voilàce qui est de bon, mol. Georg. D. 1 , 2 . || 5° Ce quidonne du bien-être, du plaisir; ne se dit guère