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où il se trouve plus gros, bois et tout, o. de serres,«74.
— ETYM . Berry, borgeon; picard, bordon. Mé-nage le tire dp bourre, à cause de l’état bourru desbourgeons. Diez le fait venir de l’allemand : goth.burjdn, s’élever. On l’a aussi rattaché, par transpo-sition de l’r, au français brout; provençal , brot ,broto;ce à quoi s’accorderait le picard bordon. Mais l’éty-mologie reste incertaine.
BOURGEONNÉ, ÉE(bour-jo-né, née), adj. Quiades boutons sur la peau. Il ne se dit guère qu’enparlant de la face. Visage, front bourgeonné. Cethomme au nez bourgeonné.
t BOURGEONNEMENT (bour-jo-ne-man) , t. m.Evolution des bourgeons; époque de cette évolution.
— BIST, xvi* s. Au premier rang sont mis lesabricotiers, aubergers, pechers, pour leur hastifbourgeonnement, o. de serres, 676.
BOURGEONNER (bour-jo-né), t). n. || 1* Pousserdes bourgeons. Les arbres commencent à bour-geonner. || 2* Fig. et familièrement. Son visagebourgeonne, il lui vient des boutons au visage. Lefront lui bourgeonne. || 11 se conjugue avec l’auxi-liaire avoir.
— BIST, xii* s. La verge leva [il], si flori, Etborjona et reverdi, wace, Vierge Marie , p. 38.|| xm* s. Iert [était] leur creance bourjonnée [ré-pandue] En pluseurs lieus par le royaume, guiart,1. 1 , p. 36, v. 282 (780). || xvi* s. En ce tardif plan-ter, la reprinse de l’amandier est très douteuse,pour son naturel bastif à bourgeonner, o. deserres, 67».
f BOURGEONNIER (bour-jo-nié), s. m. Un desnoms vulgaires du bouvreuil.
f BOURG-ÉPINE ou BOURGUE-ÉPINE ( bour-ghé-pi-n’), t. m. L’un des noms de l’alaterne.
— HIST. xrv* s. Quædam nigra spina quæ diei-tur gallice bourque espine, du cange, pepula.
— Etym . Ce mot semble dire épine de bourg,épine dont on ceignait les bourgs ; mais il faudraitdes textes à l’appui.
t BOURGERON (bour-je-ron), s. m. Petite casa-que de toile que portent certains ouvriers.
— ËTYM . Peut-être tiré de borge, ancien nomd’une sorte de toile (voy. bourgeteur, à l’étymo-logie), ou peut-être encore, comme on dit aussibergeron, de berger : vêtement de berger.
f BOURGETEUR (bour-je-teur), s. m. Nom, &Lille , des ouvriers qui travaillent en laine.
— ETYM . Richelet dit que ce mot vient de la villede Bourges, à cause que des ouvriers de Bourges portèrent à Lille cette industrie. Mais l’ancien fran-çais avait borge, sorte de toile, borgier, fabricantde borge, dont d’ailleurs l’origine n’est pas connue.
f BOURGIN (bour-jin), t. m. Terme de pêche.Sorte de filet.
— Etym . Bas-lat. broginus, bruginus, sorte defilet ; origine d’ailleurs inconnue.
BOURGMESTRE (bourgh’-mè-str’), s. m. Titre dupremier magistrat des villes de Belgique, d’Allema-gne, de Suisse , etc.
— HIST. xv* s. Li brugemaistre et les seigneursde Bruges firent ouvrir le guichet, froissart, ii,n, 66.
— Etym . Allem. Burgmeister, de Burg, cité,bourg (voy. bourg), et Meistcr , maître.
f BOURGNE (bour-gn’), s. f. Terme de pêche.Sorte de nasse, dite aussi bourgnon, que l’on place& l’extrémité des parcs ouverts.
— HIST. xv* s. Certains .instruments et enginspour pescber poissons, nommez et appeliez borgnesou borgnons, du cange, borgnus.
— Etym . Borgne : les épithètes de borgne et d’a-veugle étant données & des objets qui n’ont pointd’issue.
t BOURGNON (bour-gnon), s. m. Voy. bourgne.
{ t. BOURGOGNE (bour-go-gn’), s. m. Le vin deBourgogne . Une bouteille de bourgogne vieux. Lebon bourgogne.
— ÉTYM. Burgundia , de Burgundi, nom d’unpeuple germain qui s’établit dans l’est de la Gaule ,lors de la chute de l’empire romain.
t 2 . BOURGOGNE (bour-go-gn’), s. f. Nom vul-gaire du sainfoin.
f BOURIGNON (bou-ri-gnon), s. m. Terme deDêche. Filet pour les petits poissons.
— hist. xv* s. Le suppliant alloit pour lever cer ■tains bourignons ou engins douzilz à prendre pois-sons, comme loches et vairons et autre menuise,du cakge, broginus.
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f BOURIOLE (bou-ri-o-F), s. f. Un des noms de labécasse.
t BOURJANOTTF. (bour-ja-no-t’), s. f. Sorte defigue d’une couleur bleuâtre foncée.
f BOURLE (bour-1’), s.f.Troi. perie, attrape. Unecertaine mascarade que je prétends faire entrer dansunebourle que je veux faire à notre ridicule, mol.B. Gentilh. m, 44. vieux.
— hist. xv* s.Si ne guerroyons pas cour-
toisement, fors à la bourle, sans nul titre de guerreraisonnable, froiss. n, n, 207 .
— ÉTYM . Provenç. burga et burlaire, moqueur;cat. etespagn. burla; portug.èulra. D’après Ménage,approuvé par Diez, de bu ira, bourre (voy. ce mot),employé déjà par Ausone dans le sens de plaisante-rie, par l’intermédiaire d’un diminutif burrula, bur-la. La première édition de Molière a bourle, changédans beaucoup d’éditions, mais à tort, en bourde.
BOURLET, s. m. Voy. bourrelet.
f BOURLINGUER (bour-lin-ghé), v. n. Terme demarine. Fatiguer, en parlant d’un bâtiment qui luttecontre une grosse mer.
t BOURNOUS (bour-noû) , t. m. Manteau de laineblanc et à capuchon, porté par les Bédouins. On ditactuellement de préférence burnous.
— ÉTYM . Arabe, bornas, manteau à capuche;espagn. albomos (avec l’article arabe al ).
BOURRACHE (bou-ra-ch’), *. f. Plante à feuillesvelues; on l’emploie en tisane, comme diaphoréti-que et diurétique (borrago officinalis, I.).
—HIST. xm' s. Fleursde bourraces, alsbrànt ,f‘ 16.|| xvi* s. Il usera de bouillons, ausquels auront cuitbourrache, buglosse, etc. paré, v,9.Houbelon,bour-rache, id. v, 26. Ceste-ci (buglosse ou langue debneuf] a ses vertus plus fortes que la buglosse oubourrache des jardins, quoique symbolisans pres-ques en toutes propriétés, o. de serres, 627.
— ETYM . Arabe, abou rach, père de la sueur.Plant" sudorifique, originaire d’Afrique et introduitepar les Maures en Espagne . Borrago est du latindes botanistes, formé de borrache.
BOURRADE (bou-ra-d’), s. f. || 1* Terme dechasse. Atteinte du chien qui enlève du poil au liè-vre qu’il court. || 2" Par extension, coups de crossede fusil, coups de poing. Cela vous aurait épargnéles bourrades que ces brutaux vous ont données,dancourt, les Curieux, 4 7. || 3* Fig. Attaque en pa-roles ou vive repartie. MM. des enquêtes donnè-rent, à leur ordinaire, maintes bourrades à MM. lesprésidents, retz, ii, 265. Il [Brissac] lui donnait [àFagon] des bourrades devant le roi qui mettaientFagon en véritable furie, st-sim. 339 , 204 . Ro-quette remboursait accortement ces sortes de bour-rades; il n’en sourcillait pas, id. 4 6», 8.
— HIST. xvi* s. Le roi le suivit [le duc de Parmequi battait en retraite], lui donnant toujours quel-que bourrade, p. dp. l’Etoile, dans le Dictionnairede dochez.
t BOURRAGE (bou-ra-j’), s. m. || 1“ Action et ma-nière de charger une mine. || 2° Matières dont on sesert pour bourrer quelque chose.
fBOURRAGUE(bou-ra-gh’), s.m.Terme dépêché.Sorte de nasse.
BOURRAS (bou-râ), s. m. Grosse toile faite d’é-toupes de chanvre.
— hist. xm* s.Vestue [elle] ot unesorquanie [sou-quenille], Qui ne fut mie de borras; N’ot si belejusqu’à Arras , la Base, 4247. ||xv* s. Le suppliantdemanda aux compaignons se ilz avoient point prinsles penelles et bourras que leurs bestes avoient sureulx, du cange, bouratium.
BOURRASQUE (bou-ra-sk 1 ), s. f. || 1* Coup devent impétueux et de peu de durée. Le canot, àpeine en mer, fut assailli d’une bourrasque. || 2“ Fig.Emportement brusque et passager. Les bourrasquespopulaires. Songe combien il t’a fallu essuyer debourrasques. || Caprice, entraînement passager. Jen’ai jamais été follement prodigue que par bour-rasques, 1 . J. rouss. Conf. v. || Violentes attaques. Sivous avez encore quelques bourrasques à essuyerde votre bile, sEv. 2 .
— hist. xvi* s. L’asseurantque les Princes avoientdesja passé la Dordonne, après cette bourrasque deMontcontour,CARL. ix,44. Lafriandise de Parisestoittelle, qu’en disputant à ce séjour s’il falloit attaquerChartres , le prince eut envie de retournerfaire unebourrasque dans les fauxbourgsde Paris , d’aub. Hist.1 , 4 65. Ou comme on voit qu’en mer une bourrachePar violence en tempestant arrache Hors de sonlieu le mast qui est debout... rons. »6S.
— ÉTYM. Espagn. borrasca; ital. burrasca , mais,avec un 0 , borrascoso. D’après Diez, de l’italienborea, vent du nord, bora dans les patois, d’où,avec réduplication de IV, borrasca, burrasca, motformé comme l’espagnol nevasca, oragede neige, denieve, neige.
4. BOURRE (bou-ri), s. f. || 1° Amas de poils déta-chés de la peau de certains animaux à poil ras.Terre grasse mêlée avec de la bourre. Matelas rem-plis de bourre. Le petit-fils de César se vit réduit àmanger la bourre de son lit, J. 1 . rouss. Ém. iv.|| Bourre de laine ou bourre lanice, la partie la plusgrossière delà laine. || Bourre de soie, la partie ducocon qui ne se dévide pas. || Fig. Chose de peu devaleur. Il y a bien de la bourre en cet ouvrage. Jourà jour j’étais informé du fond de cette curieusesphère [la cour];la bourre mêmeen était amusante,et parmi cette bourre rarement n’y avait-il pasquelque chose d’important, st-sim. 23», 48». || 2* Cequ’on met par-dessus la charge des armes à feu| pour la retenir et la presser. La bourre d’un fusil.| J’ajoute aux pistolets une petite charge sans bourre,
. j. j. rouss. Em. 1 . || 3* Par extension, duvet quicouvre certains bourgeons à leur naissance. Lat vigne a gelé en bourre. Le chameau de tête [celuiqui est en tête de la caravane] est attaché par unecorde de bourre de palmier, chateaubr. ltinér. 11 ,4 94. Les mousses dans leur bourre élastique.... id.Génie, ni, v, 6. || Enveloppe sèche de certainesgraines. De la graine de trèfle en bourre. || 4»Termede tannerie. Vieux tan qui est sur la peau du mou-ton au sortir de la tannerie. || 5° Drogue colorantefaite avec du poil de chèvre très-court qui a bouillidans la garance. || 6* Terme de métallurgie. Fer dé-fectueux. || 7° Ancien terme de commerce. Bourrede Marseille , étoffe moirée, dont lachatne était desoie, et la trame de bourre de soie.
— HIST. xm* s. Primes [il] vest unes espaulieresDe boure de soie moult chieres, Bl. et Jeh. 3978.Chauces faites de bourre et d’autres mauveses estof-fes, Liv. des mit. 43». Nus seliers ne puet coudrebazane avec vache ne avec veel pour nul tourne-ment, ne nule menuiere de poil avec bourre queleque elle soit, ib. 209. Il peut mètre devant son piset devant son ventre un contrecuer de teille et decoton, ou de laine ou de borre de sée [soie], tel et sifort corne il vodra, Ass. de Jér.i, 4 70. ||xv* s. Et àbrief parler je m’y fourre Ne plus ne moins qu’enune bourre, villon, Archer de Bagn. || xvi* s. Lasergent de qui Goas avoit tiré promesse de ne tirerque le bourre n’entrast, et de rompre croce sur cap,passe plus de la moitié du champ, d’aub. Hist. 1 ,288 . Et ceux [les chevaux] qui restoient se man-geans les crins et les queuês les uns aux autres, etencor le bourre qu’ils arachoient de leurs selles, id.ib. m, 440. Courir après une petite pelote de cuiret de bourre, desper. Contes, xl. De la bourre defoulons, 0 . de serres, 388. Avec un peu de bourreblanche de tondeur, id. 394 . Amitiez dignes del’aage des amans, qui n’ont encore aucune vertuqu’en bourre, ni nul jugement qu’en bouton,
SAINT FRANÇOIS DE SALES , p. 54 3.
— ÉTYM. Provenç. espagn . et ital. borra; du latinburra, qui se trouve dans l’anthologie; dans Au-sone, burræ, au pluriel, avec le sens de moquerie.
| 2 . BOURRE (bou-r’), s. f. Nom vulgaire de lacane en Normandie .
— ÉTYM . Bas-lat. boureta, dans un texte du xiv*siècle.
BOURRÉ, ÉE (bou-ré, rée), part, passé. || l°Bienrempli. Un matelas bien bourré. || Gorgé. Bourréde sucre et brûlé de liqueurs, gress. Vert-Vert,ch. iv. || 2° Grondé, gourmandé. Si nous les attra-pons, ils seront bien bourrés, sév. 4 96. || Bourré decoups, bien battu.
BOURREAU (bou-rê), s. m. || 1* Celui qui infligeles peines corporelles qu’ordonnent les arrêts rendusen matière criminelle. Livré au bourreau. Livrebrûlé par le bourreau. Faisant passer Photin parles mains d’un bourreau, corn. Pomp. v, 4. Va! jesuis ta partie et non pas ton bourreau, id. Cid,m, 4. Je craignais beaucoup moins tes bourreauxque ses larmes, id. Poly. iv, 4. On les bat de vergespar la main de bourreaux, boss. m, Peut. 4. Fouettépar la main du bourreau, pasc. Pror. 6. || Valet debourreau, homme qui aide le bourreau dans le»exécutions. || Insolent comme un valet de bourreau,odieusement insolent. || 2° Par extension, meur-trier. Et toi-même des tiens devenu le bourreau,corn. Cinna, iv, 3. De deux princes ses fils ellefait ses bourreaux, id. Rodog. n, 4. Toi-même deton sang devenir le bourreau, rac. Phèd. iv, 6. Ilveut.... Qu’au lieu de votre époux je sois votre