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murer et à parler, id. ii, m, 42. Tous les autres ar-chers se boutèrent au hahay, et navrèrent de com-mencement tout plein de garçons des Hainuyers,id. i, i, 3t. Ils vinient en Hainaut, et se boutèrentdedans le bois de Dlaton, id. i,i, 79 . Et n’estoientpoint les troux entre les barreaulx plus grans que ày bouter ung bras à son aise, comm. iv, 9. || xvr s.Mon cœur serré au large boute : De ta pitié ne mereboute, Mais exauce mon oraison, marot, iv, 23t.Mais qui a il ? voicy merveilles; De rire tant, et quivousboutte [excite]? st gel. 42. Boutte à moy sanseaue, hab. Gar. i, 5. Boutons,boutons, passons oultre,id. Pant. v, 36. Alors la terre s’ouvre, et lesgermesdes plantes et des herbes commencent à bouter etsortir dehors, amyot, Num. 31. Les vertus boutentet florissent en cest aage là, et prennent pied fermepar les louanges que l’on leur donne, id. Agis etCléom. 2 . Les anciens tiennent estre en toutes plan-tes trois divers mouvements; assavoir, bouter, fleu-rir, meurir, o. de serres, 176. Le couldrier seraplanté de bonne heure, à cause de son avancé bou-ter, ID. 680.
— ETYM . Bourguig. bôttai; provenç. et espagn.botar ; ital. bottare ; du moyen allemand bôien,heurter, frapper. Il y a aussi le kymri bot, bôth,corps rond. Ces mots tiennent les uns aux autres(voy. but et butte). Bouter, en parlant du vin, estle môme mot employé comme nous employons au-jourd’hui pousser : du vin poussé au gras.
f BOUTEREAU (bou-te-rô), s. m. Terme de mé-tier. Burin du cloutier. || Outil pour graver la tête del’épingle.
— ETYM . Bouter, par l’intermédiaire du suffixeerel.
BOUTEROLLE (bou-te-ro-T), s. f. || 1° Garniture,par le bas, d’un fourreau d’épée, pour empêcherque la lame ne le perce. || 2” Terme de pêche. Sortede filet. || 3“ Morceau de fer avec lequel le boutonniercreuse une lame de métal en la frappant sur un creux.|| Terme de bijoutier. Outil pour faire les chatons,jj Chacune des fentes de la clef qui reçoivent lesgardes delà serrure. || Terme de graveur. Outil enforme de poinçon rond dont les lapidaires se ser-vent pour percer les pierres dures. Trous percés àla bouterolle dans une table de marbre.
— HIST. xiv" s. Pierre Possartle frappa d’un coupd’un baston qu’il portoit, où il y avoit une boute-role de fer, du cangé, bouteria. En la bourse ilprist trente six solz parisis et une bouterole d’ar-gent, id. ib. || xv" s. La ceinture et la guaine d’icelleespée couvertes de velours, et la bouterolle de mes-mes, al. chart. Charles VII .
— Etym . Bouter: mot à mot ce qui se boute,s’adapte; par l’intermédiaire d’un suffixe erolle,comme dans banderole; wallon , boteroule.
j BOUTEROUE (bou-te-roue), s. f. Bande de ferdont on garnit la voie d’un pont pour recevoir lesroues des voitures. Les bornes placées devant lesmaisons se sont aussi appelées bouteroues, ce quivalait mieux, puisque ces bornes ne bornent riendu tout.
BOUTE-SELLE (bou-te-sè-T), s. m. Signal donnéavec la trompette, pour avertir les cavaliers de mon-terà cheval. Éperonné, botté, prêt àmonter à che-val, il [Dorante] attend le boute-selle, p. l. cour,i, 227. || Au plur. Des boute-selles.
— BIST, xvi" s. Approchant de Oudan, il pousseMouy avec huict cornettes et tous lesharquebusiers,’qui, s’estans mis au granttrot d’une lieue, surprin-drent la Valette entre le boute-selle et à cheval,d’aub. Hist. i, 231. Là dedans il attend le boute-selle, à cheval, et l’esbranlement des chariots de ba-gage des reistres, id. Hist. m, 65.
BOUTE-TOUT-CUIRE (bou-te-tou-kui-r’), s. m.Dissipateur. Mot vieux et familier. || Au plur. Desboute-tout-cuire.
— REM. L’Académie, qui n’a pas ce mot à sonrang alphabétique, l’a mis à cuire.
— Etym . Bouter, tout, (d) cuire.
t BOUTEUSE (bou-teù-z’),s. f. Ouvrière qui bouteles épingles.
t BOUTEUX (bou-teû), s. m. Terme de pêche.Sorte de grande trubleque Ton peut bouter, pousserdevant soi à l’aide d’un manche.
tBOUTICLAR, s. m. Boutique pour poisson.
BOUTILLIER, s. m. Voy. bouteillf.r.
BOUTIQUE (bou-ti-k’), s. f. || 1° Lieu où un mar-chand vend samarchandise. Grande et belle boutique.Louer une boutique. Fille de boutique, garçon de
DICT. DE I.A LANGUE FRANÇAISE.
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i boutique, courtaud de boutique. S’établir ou se met-tre en boutique. Avoir ou tenir boutique. Toutes lesboutiques sont tendues [à Paris ] de filets invisiblesoù se vont prendre tous les acheteurs, montesq.Lettres pers. 58. En vain contre ce flot d’aversionpublique Vous tiendrez quelque temps ferme surla boutique; Vousirezà la fin, honteusement ex-clus, Trouver au magasin Pyrame et Régulus,boil. A ses vers, Ep. x. Et Gombaud tant loué gardeencor la boutique, id. Art p. iv. Les uns y tien-nent boutique et ne songent qu’à leur profit, j. J.houss. Ém iv. || Fonds de boutique, les marchandi-ses qui sont depuis longtemps dans une boutique.|! Ouvrir boutique, commencer un commerce enboutique. Fermer boutique, cesser son commerce;et fig. quitter une profession. || Faire de son corpsune boutique d’apothicaire, prendre des remèdes àtout propos, sans raison. || 2° Lieu où un artisantravaille. Boutique de tailleur, de cordonnier, demenuisier. J.-C. passe trente ans de sa vie dans laboutique d’un artisan, fén. xviii, 243. ||3° Ensem-ble des marchandises qui sont dam une boutique,des outils d’un artisan, et, en général, d’ustensilesservant à quoi que ce soit. Son chauffe-cire [du gardedes sceaux] et sa boutique étaient dans une chambreà part, st-sim. 5)3, 38. ||4°Tout endroit où quel-que chose se fait. || Fig. Ce pamphlet sort d’une bou-tique que l’on connaît. C’est un intrigant, il tientboutique de philanthropie. J’en voudrais.... tenir bou-tique ouverte, Régnier, Ép. il. Moi qui ne lève pointboutique de philosophie, sév. 683. C’en était plusqu’il n’en fallait pour persuader M. de Paris que celivre était sorti de leur boutique [des Jésuites ], st-sim. 65, 77. Il [Tonnerre] était fort mal dans cettepetite cour par ses bons mots ; il lui avait échappé dedire qu’il ne savait ce qu’il faisait dans cette bouti-que, id. 24, 630. || 5° Bateau de pêcheur pour con-server le poisson. || 6” Gaine de bois ou de cuir quicontient lesoutils du boucher. || Boite des merciersambulants. || 7° Populairement, maison où les do-mestiques sont mal nourris ou mal payés. || Par an-tiphrase, boutique d’honneur, maison de débauche.
—hist. xiv" s. Item que toutes filles de vie ou fem-mes communes diffamées voisent [aillent] tenir,tien-nent et facent leurs bouticles ès lieux à ce ordonnés,du cange, botigia. || xvi's. Tigres, lyons, ours, ser-pens, basilicques Sont plus humains en leurs creuxet bouticques Que ces vilains quant entrent en leurrage, J. marot, v, 70. Bourgeoys, marchans, etpeuples mechaniques Sont tous perplex en leursbancs et boutiques, id. y, 75. Ainsi est Rome laboutique fatale, où se sont forgez les glaives d’oc-cision, qui ont jadis respandu tant de sang, la-noue, 58. Davantage ce seroyent des boutiques[réserves] d’où se tireroyent les capitaines d’infante-rie, id. 266. Les guerres civiles sont les boutiquesde toutes meschancetez, id. 708. Valets et gens deboutique, carl. v, 32. On les peut longuement gar-der [les murènes] dedans les viviers et boutiquespour s’en servir en temps, paré, xxiii, 39. Quitient boutique doit parler à chacun, cotgrave. Lagrande boutique, le palais où Ton plaide; un de lagrande boutique, un avocat, oudin.
— Etym . Bourguig. bouticle; provenç. botiga;espagn. botica; ital. bottega; napolit. potega; si-cilien, putiga; du latin apotheca, du grec àr.o-0rjxn, de ànb, latin ab, et tiOévai, mettre (voy.thèse) : mot à mot mise en réserve. Ce mot est venud’Italie , comme le porte à croire l’apocope de l’o.
BOUTIQUIER (bou-ti-kié; l’r ne se lie jamais; aupluriel l’s se lie : des bou-ti-kié-z en leurs bouti-ques), s. m. Artisan ou marchand qui est en bou-tique. || Il se dit quelquefois par dénigrement. Cen’est qu’un boutiquier. L’opinion des boutiquiers.
— HIST. xvi" s. Bouticlier ou boutiquier, rob. es-tienne , Dict.
B0UT1S (bou-ti), s. m. Terrain où les bêtes noiresont fouillé avec leur museau, et particulièrement ce-lui où le sanglier a creusé pour chercher des ra-cines.
— HIST. xv" s. Là eut très bons poingnis, et fortboutis de glaives, et mainte belle appertise d’armesfaite, froiss. i, i, 206. De première venue, il yeut dur encontre et fort boutis, id. i, i, 328.
BOUTISSE (bou-ti-s’), s.f. Pierre qui, sans faireparpaing, est placée dans un mur selon sa lon-gueur et de manière à ne laisser voir qu’un de sesbouts. || Par analogie, mettre en boutisse des bri-ques, des gazons.
f BOUTOI (bou-toi), s. m. Terme de blason. Bout
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du groin du sanglier, d’émail différent de la bure,ou tourné vers le naut de l’écu.
— Etym . Autre prononciation de boutoir.
BOUTOIR (bou-toir), s. m. || 1"Outil de corroyeuret de maréchal. || 2° Groin du sanglier. || Fig. Coupde boutoir, attaque soudaine, parole dure. La pa-tience [de Maisons] fut inaltérable aux coups deboutoir que mon impatience porta souvent sur lesprésidents et leurs usurpations, st-sim. 377, 99.
—hist. xiv" s. Boutoir [engin de pêche], nu cange,boutoir
BOUTON (bou-ton), s. m. || 1° Œil qui vient auxarbres, et qui donne naissance aux feuilles et auxfleurs. La plante ouvre ses tendres boutons, fén.Tel. ix. || La fleur avant son épanouissement. On re-marque dans un bouton de rose naissante ce quipromet une belle fleur, fén. xix, 124. Pauvres en-fants! chacun d’eux pousse, Frais comme un bou-ton printanier, bérang. Jeanne la Rousse. || Bouton-d’or, sorte de renoncule dont la fleur est d’uajaune d’or. Bouton-d’argent, variété à fleurs dou-bles de la matricaire des jardins. || Au plur. Des bou-tons-d’or, des boutons-d’argent. || 2“ Par analogie,petites tumeurs arrondies qui se forment sur lapeau. Des boutons de variole. || Bouton de l’enfance,Voy. enfance. || 3" Petite pièce de métal ou d’é-toffe, qui sert à attacher, par le moyen de la bou-tonnière, les différentes parties d’un vêtement. Lesboutons d’un habit. Boutons d’argent. Boutons desoie, de fil, de drap, boutons faits d’un petit mor-ceau de bois ou d’os recouvert desoie, de fil, dedrap. || Moules de boutons, petits morceaux de boisqui, recouverts d’étoffe, servent de boutons. || Fig.Sa robe, sa soutane ne tient qu’à un bouton, se ditd’un homme qui est prêt à quitter la robe d'avocat oude professeur, la soutane, et, en général, sa profes-sion. || Ne tenir qu’à un bouton, être très-peuassuré. La colère du roi fit peur aux Bouillon;leur rang et leur échange ne tenaient qu’à un bou-ton, st-sim. 76, 246. Tout princes que sa beauté[de Mme de Soubise] avait su faire les Rohan, elleavouait librement que cela ne tenait qu’à un bou-ton, id. 368, <21. || Mettre le bouton haut, rendreune chose difficile, onéreuse. L’amant jaloux metle bouton bien haut à nos amants d’ici, sév. 4ii.La dépense qu’il faisait met le bouton bien haut àson successeur, id. 496. || 4 “ Au manège, bouton de labride, le petit anneau de cuir qui coule le long desrênes et sert à les resserrer. Mettre un cheval sousle bouton, raccourcir et tendre les rênes au moyendu bouton de la bride. || Fig. Serrer le bouton à quel-qu’un, le presser vivement, le menacer même. Jesuis homme pour serrer le bouton à qui que cepuisse être, mol. G. Dand. i,4. Je lui ai serré le bou-ton [à M. le duc] et fait remarquer la différence dece qu’il me disait, st-sim. 509, 246. F.ntre nous,sans façon, Â Valère de près j’ai serré le bouton,regnard, le Joueur, m, 6. || 5" Tout ce qui a la fi-gure d’un bouton. Un bouton de porte. Un boutonde fleuret. || Dans l’artillerie, bouton de culasse,l’espèce de boule qui termine la culasse d’un canon.|| Terme de chirurgie. Bouton de feu, ferrementterminé en forme de bouton que Ton chauffe etavec lequel on pratique une cautérisation limitée.
||Terme d’affineur. Bouton de fin, la petite portiond’or ou d’argent qui reste après l’opération de la cou-pelle. || Terme d’architecture. Ornement de sculp-ture qui figure un bouton de fleur. || Terme de cou-tellerie. Pointe arrondie des lames de ciseaux.|| Terme de lutherie. Nom des petites chevilles fixantles cordes de la harpe et de la guitare. Morceau debois arrondi où est attachée la queue d’un violon.|| Termede fauconnerie. Sommet d’un arbre. || Terme•de marine. Gros nœud au bout d’un cordage.
—HIST. xii"s. Consels d’orguel ne vaut mie unbo-ton Ronc. p. H. De vos menaces ne m’est pas un bo-ton’ ib. 69. || xiu" s. Mais onques[ils] n’enaprirentun bouton valissant, Berte, cvn. Et dant Renart,qui deus boutons Ne donroit pas en son afere, Secouche un petit au derrière; Si met son groing entreses piez, Ren. 4290. Boutons [de fleurs] i ot petis etclos, Et tiex qui sunt ung poi plus gros, la Rose, 1647.Chasteé [chasteté], qui dame doit estre Des roses etdes boutons.... ib. 2860 . Et li bouton de l’oreillerValent tout le trésor Gaifier, Blancandin. ||xiv"s.Cestes choses furent alléguées Devant le roy et pour-posées Avecques mainteaultre raison; Mais tout nevaloit un bouton, Livre du bon Jehan, I46-I48. ÀPierre Boudet, orfevre, pour vingt boutons d’or,pour une boutonneure àsurcot, de laborde ,Émaux,p. 172 . Quatre boutons en façon de lis esmailliez deblanc, où en chacun.d’eux a un halay et trois per-
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