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les, id. ib. || xv" s. On ne vous prise deux boutons,Et pour ce nous vous déboutons, Esloignant nostrecompaignie , ch. d’orl. Rond. || xvi" s. Boutons ser-rez, roses ouvertes, Se passent trop legerement,marot, in, t39. Or afin que sainctes et anges Neprennent ces boutons estranges [de syphilis], id.in, 226 . Tantost ils laschent un petit la brideaux appétits de leurs enfans, et tantost aussiils leur serrent le bouton, et leur tiennent la brideroide, amyot, Comment nourrir les enfants , 39. Cesont comme fleurs et boutons d’une bonne nature,.et qui se laissent bien cultiver par raison, in. Mau-vaise honte, i. Deffaites trois boutons de votre esto-mach, et faites moi la grâce de me dire pourquoivous avez pu me haïr, d’aub. Vie, ex. La catastro-phe fut sur les debtes du roi, ce qui ne fut pasagréable à ses maistres, non plus que d’avoir unpeu trop serré le bouton sur les ecclesiastiques, id.Hist. m, 123 . Les munitions, et sur tout les baies,manquoient, et quelques soldats avoient mis leursboùtons en besongne, id. ib. 273. L’expert mares-chal lui donnera quelques boutons de feu, dont lescicatrices embelliront plustost qu’elles n’enlaidirontles jambes du cheval, o. de serres, 309. L’enter àescusson, appellé aussi emplastration, morceau etbouton, id. 666. Voyez au mois de may surl’espinela rose ; Au matin un bouton, à vespre elle est es-close: Sur le soir elle meurt, rons. 667.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. boton; catal. bolô;portug . botâo; ital. bottone; de bout ou bouter, quisignifie mettre et pousser, au propre et au figuré.
f BOUTONNANT, ANTE (bou-to-nan, nan-t’),adj. Qui se boutonne. Une robe boutonnante.
BOUTONNÉ, ÊE (bou-to-né, née), part, passé.|| 1“ Un visage boutonné, couvert de boutons.|| 2“ Terme de blason. Roses, fleurs boutonnées,fleurs dont les feuilles sont d’un émail, et le boutond’un autre. || 3° Dont les boutons sont mis. Il por-tait un habit boutonné sur la poitrine. || Fig. Cethomme est toujours boutonné jusqu’à la gorge, jus-qu’au menton, boutonné comme un portemanteau,il ne laisse pénétrer ni ses desseins, ni sa pensée.
f BOUTONNEMENT (bou-to-ne-man), s. m. Ac-tion de pousser des boutons.
BOUTONNER (bou-to-né). || 1° V. n. En parlantdes plantes, se mettre en boutons. Les poiriers bou-tonnent. || 2“ V. a. Attacher, arrêter un vêtementau moyen des boutons. Boutonner son habit. || V. n.La duchesse de Bourgogne vint au sermon en habitde chasse qui boutonnait jusqu’au menton, p. l.cour, il, 236. || Se boutonner, v. réfl. Attacher sesboutons. Cet enfant ne sait pas se boutonner. || Êtreattaché par des boutons. Cet habit ne peut se bou-tonner. Cette robe se boutonne. || 3° Terme de ma-rine. Boutonner la bonnette, lacer la bonnettemaillée.
— rem. Boutonner, dans le premier sens, se con-jugue avec l’auxiliaire avoir, si l’on veut indiquerl’acte même : les poiriers ont boutonné de bonneheure ; avec l’auxiliaire être, si l’on veut indiquerl’état : les poiriers sont déjà boutonnés.
— hist. xiii’ s. Barbier, or viennent les groi-seles ; Li groiselier sont boutoné ; Et je vous raportles noveles Qu’el front vous sont li borjon né, fu-teb. 216 . Desous un haistre rameit, Boutonneit, Ai[j’ai] un doulc cant escouteit De gentille pastorelle,Hist. litl. t. xxiii, p. 659. Cil qui ont goûte rose etmalvaise coleur rouge et boutonnée, alebrant, f“14. || xiv" s. Il y a différence entre les queux [cui-siniers] entre boutonner et larder; car boutonnerest de giroffle, et larder est de lart, Mênagier ,n,4.Langue de beuf, boutonnée de clous de giroffle, ib.n, 6. Quant vint à lendemain que Bertran se leva.Un bon gippon ouvré vesti et boutonna, Guescl.4732-1749. || xvi" s. L’arbrisseau franc qui fleurit etboutonne, D’en voir le fruit esperance nous donne,marot, i, 237. Leroy, qui avoit la face plombée etboutonnée, l’haleine puante, et autres mauvais si-gnes de santé, d’aub. Hist. i, 89. Les premièressemences de la ligue commencèrent à boutonner,et bientost après à esclorre, id. ib. n, 416. Advisez,je vous prie, ce poirier boutonne desja, palsgr.p. 072.
— ÉTYM . Bouton; provenç. et catal. botonar.
BOUTONNERIE (bou-to-ne-rie), s.f. Fabrique deboutons; marchandise ou commerce du bouton-nier.
BOUTONNIER (bou-to-nié; IV ne se lie pas; aupluriel l’s se lie), s. m. Celui qui fait ou qui vend desboutons.
— hist. xur s. Quiconques veut estre boutoniers4’archal et de laiton, et de coivre [cuivre] neuf et
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viez, et feseres de dez à dame pour coudre, estrele puet franchement, Liv. des mit. 4 84.
BOUTONNIÈRE (m,;v to-niê-r’), s. f. || 1" Petitefente faite à un vêtement poui y passer un bouton.Pour des rubans la France entière Fut en proie à delongs débats ; La fleur des champs brille à ta bou-tonnière, bérang. Mon habit. Vous, messieurs,qui,le nez au vent, Nobles par votre boutonnière, En-censez tout soleil levant, id. Vilain. || Boutonnièrefermée, boutonnière qui n’est que figurée sur le vê-tement. || Fig. Faire une boutonnière à quelqu’un,lui faire avec une arme blanche une blessure com-parée à une boutonnière. || 2° Terme de chirurgie.Incision longue et étroite qu’on pratique au périnéepour retirer un calcul engagé dans l’urètre ou pourouvrir un abcès urineux. || 3" Terme de serrurier.Sorte de gâche pour les personnes.
— HIST. xv" s. Aornez et resplendissans de richespierres et perles précieuses, eu ceinctures, bouton-neures et actaches, christ, de pisan. Charles V. i,ch. 20.
f BOUT-PERDU (bou-pèr-du),s. m. Terme de ma-rine. Extrémité d’une cheville qui ne traverse pasentièrement la muraille d’un bâtiment. || Au plur.Des bouts-perdus.
BOUT-RIMÉ (bou-ri-mé), s. m. Voy. bouts-rimés.
f BOUTRIOT (bou-tri-o), s. m. Terme d’épin-glier. Voy. boutereau.
BOUT-SAIGNEUX (bou-sè-gneû), s. m. Le coud’un veau ou d’un mouton tel qu’on le vend à la bou-cherie. || Au plur. Des bouts-saigneux.
— REM. L’Académie écrit bout saigneux sans traitd’union.
BOUTS-RIMÉS (bou-ri-mé), s. m. plur. || 1“ Ri-mes données pour terminer des vers, qu’il fautensuite remplir, c’est-à-dire pour lesquelles il fauttrouver et la pensée qu’on y exprimera et les mots àjoindre aux rimes déjà données. Faire des bouts-rimés. Ils ont fait des bouts-rimés que je leur aidonnés, sév. 80 . |] 2" Un bout-rimé, une petite piècede vers faite avec des bouts-rimés. || 3° Par exten-sion et en mauvaise part. Ce sont des bouts-rimés,c’est un bout-rimé, se dit de toute pièce de vers oùon ne trouve de louable que les rimes.
f BOUTURAGE (bou-tu-ra-j’), s. m. Multiplica-tion des végétaux par bouture. Le bouturage estpréférable au semis, en ce qu’il conserve exactementles espèces et les variétés.
BOUTURE (bou-tu-r’), s. f. || 1’ Branche qui,coupée à un arbre, et plantée en terre, prend ra-cine. || Drageon qui pousse au pied d’un arbre.|| 2° Eau dont les orfèvres se servaient pour blan-chir leur ouvrage. || 3“ S. f. plur. En termes de chasse,jointures des jambes de devant des chiens.
— hist. xvi"s. Par bouteures ou branches, est levrai planter du rosmarin , o. de serres , 553 . Un pos-sesseur d’un héritage ne peut faire bretecques,boutures, saillies ou autres choses sur la rue, Cous-tumier génér. t. n , p. 871, dans lacurne de ste-
PALAYE.
— ÉTYM . Bouter; parce qu’on boute en terre labranche coupée.
f BOUTURER (bou-tu-ré). Terme d’horticulture.|| 1° V. n. Pousser des drageons. || 2" V. a. Propagerpar boutures.
BOUVARD (bou-var), s. m. Marteau qui servaità frapper les monnaies avant l’invention du balan-cier.
—ÉTYM . Origine inconnue, àmoins qu’on n’y voie lemot bouvarl, jeune bœuf, par une métaphore sem-blable à celle qui a fait dire mouton pour un engin.
f BOUVART (bou-var), s. m. Nom donné aux jeu-nes taureaux, dans le commerce des cuirs verts d’A-mérique .
t BOUVEAU (bou-vô) ou BOUVELET (bou-ve-lè),s. m. Terme d’économie rurale . Jeune bœuf.
— HIST. xv" s. Leur feroient rere leurs chiefs etmener par la ville de Paris sur deux ords bouveaux,monstrelet, i, 1 55 . ||x\i" s. Les veaux à laict etles bouveaux et genisses marcheront ensemble, o.deserres, 281.
— ÉTYM. Bœuf; wallon , bovelel.
f BOUVEMENT (bou-ve-man), s. m. Rabot dontle fer a un taillant sinueux. || Terme de menuisier.Sorte de moulure.
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f BOUVERET (bou-ve-rè), s. m. Espèce de bou-vreuil d’Afrique (pyrrhula peregrina).
BOUVERIE (bou-ve-rie), s.f. Habitation destinéeaux bœufs. La bouverie est l’étable des bœufs, commel’écurie celle des chevaux.
— HIST. xiv" s. Vindrent en une boverie ou hos-tel, du cange, bovaria. || xv"s. En une leur boverieou mestaerie, id. ib.
—- ÊTYM . Berry, boyerie; provenç. boaria; de bos,bovis, bœuf (voy. bœuf).
f BOUVERONouBOUVRON (bou-vron),s.m. Nomd’une espèce de bouvreuil.
BOUVET (bou-vè), s. m. Terme de menuisier.Rabot à faire des rainures.
— ÉTYM . Origine inconnue, à moins qu’on nefasse la même conjecture que pour bouvard.
BOUVIER,ÈRE (bou-vié,viê-r’), s. m. et f. || l»Ce-lui, celle qui garde, conduit les bœufs. Rômont lereconnaît, le suit et le harcelle; Et, vomissant l’ou-trage, il élève la voix ; C’est donc toi, criait-il, fierbouvier de montagne, Aux rives du Léman si terri-ble autrefois, masson, Helvétiens, vi. Telle de nostaureaux est la troupe imbécile ; Elle ignore sa forceet suit du même pas Le paisible bouvier qui sur lesmonts la guide Et le bouclier sanglant qui la mène autrépas, id. ib. n. || Fig. et familièrement. C’est un bou-vier, se dit d’un homme grossier. Voyez cette mal-adroite, cette bouvière, cette butorde, mol. Escarb.to. || 2° Terme d’astronomie. Constellation de l’hé-misphère boréal. || 3“ Ouvrage qui traite de la ma-nière de soigner les bœufs.
— HIST. xi" s. Le seignur pur un dener que ildonrat, si erunt quite ses boverz, Lois de Guill. 18 .|| xu" s. N’i remaint vilain ne buver Ne nul autrehome de mester, benoît, ii, 5099. ||xiii" s. Mèsjevous lo [conseille], se il vos siet,... .Que vos i envoiesRenart Por oïr et por espierS’il i a mastin, ne bovier,Ne chose qui nos puist mal faire, Ben. 6768. ||xv"s. Us sont tant nobles et tant preux de toutes proesses que,au regard d’eulx, ceulx de ce pays ne sont que bou-viers, Perceforest , t. iv, f° 64, verso, col. 2 , dans
LACURNE.
— ÉTYM . Berry, bayer; namurois, boûtt; rouclii,beutié ; champenois, beutier; provenç. boveir,boyer, bovier; catal. borer ; espagn. boyero; portug .boieiro; itaL boaro; du latin bos, bovis, bœuf ( voy.bœuf).
f BOUVIÈRE (bou-viê-r’), s. f. Petit poisson deseaux courantes. Nom vulgaire du cyprin amer, ditaussi peteuse.
BOUVILLON (bou-vi-llon, Il mouillées, et nonbou-vi-yon), s.m. Jeune bœuf.
— HIST. xvi" s. Conduire les aigneaux par les her-beuses plaines, Voir sauter les chevreaux, cesserles bouvillons, rons. 751.
f BOUVRETTE (bou-vrè-t’), s. f. Sorte de seri-nette pour les bouvreuils.
BOUVREUIL (bou-vreull, H mouillées), s.m.Nom de la pyrrhule vulgaire, oiseau dont le bec e-tgros et court. Le bouvreuil est nommé pivoine dansles départements de l’Ouest, à cause de la couleurrouge de son ventre.
— ÉTYM . Mot à mot petit boeuf, par une de cescomparaisons que les noms des animaux présententnon rarement : roitelet, moineau, pierrot, etc.
f BOUVREUX (bou-vreû), s. m. L’un des nomsvulgaires du bouvreuil.
f BOVIDÉ (bo-vi-dé), s. m. Terme de zoologie.Les bovidés, la classe des ruminants analogues aubœuf.
BOVINE (bo-vi-n’), adj. f. Qui est de la famille dubœuf. La race bovine, les bêtes bovines, les bœufs,les vaches, les taureaux.
— HIST. xvi" s. La terre et ce qu’elle produit estsouvent adultérée, et est commise grande violencees bestes bovines, que Dieu a créées pour le soula-gement de l’homme, palissy, 47. Les bœufs, ni lesvaches, ni autres bestes bovines ne serviroyent derien au pays où il n’y auroit point de bois, id. 89.L’on y entretient nombre infini de bouvine, o. df.serres, 94. Par la bouvine, sont entendues les bes-tes à corne, comme bœufs et vaches, autrementdites omail, id. 259.
—ÉTYM . Provenç. bovin; du latin bovinus, de bos,bœuf (voy. bœuf).
BOWL (bol), s. m. Voy. bol.
f BOXE (bo-ks’), s. f. Sorte de pugilat anglais .
— êtym. Voy. BOXER.
BOXER (bo-ksé). || 1° V. n. Se battre à coups de