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n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire. Le moinedisait son bréviaire : Il prenait bien son temps, lafont. Fabl . vu, 9. Je trouvais le vieux voyageur levéavant moi, et disant son bréviaire, chateaubr. Génie,iv, iv, 8.C’était l’heure sainte où libre et soli-
taire, Au rayon du couchant il lisait son bréviaire,lamart. Joc. Prol. 8. || 2° L’office même que les prê-tres disent chaque jour. || 3° Fig. et familièrement,livre dont on fait sa lecture habituelle. Tacite estson bréviaire.
— hist. xiv* s. Li breviere suer Agnès de Parischeut en eaue tout ouvert et fut du tout mouillédedans et dehors, Vie d’Ysabelle à la suite deJoinville , dans le Dict. de dochez.
— ÉTYM. Breviarium , abrégé, sommaire, parceque c’est un sommaire des prières à réciter; de bre-vis, bref (voy. bref).
f BRÉVICAUDE (bré-vi-kô-d’), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui a la queue courte.
— ÉTYM . Brevis, court, et eau du . queue.
f BRÉVICAULE (bré-vi-kô-1’), adj. Terme de bo-tanique. Qui a la tige courte.
— ÉTYM . Brevis, court, et caulis, tige.
f BRÉVIER (bré-vié), s. m. Nom vulgaire desgrands oiseaux de proie.
\ BRÉVIFLORE (bré-vi-flo-r’), adj. Terme de bo-tanique. Qui a les fleurs courtes.
— ÉTYM . Brevis, court, et fias, fleur.
f BRÉVIFOLIÉ, ÉE (bré-vi-fo-li-é,ée), adj. Termede botanique. Qui a des feuilles courtes.
— ÉTYM . Brevis, court, et folium, feuille.
f BRÉVIPÈDE (bré-vi-pè-d’), adj. Terme de zoo-logie. Qui a les pieds courts, les jambes courtes.
— ÉTYM . Brevis, court, et pes, pied.
f BRÉVIPENNE (bré-vi-pè-n’), adj. Terme dezoologie. Qui a les ailes courtes.
— ÉTYM . Brevis, court, et penna, aile.
f BRÊVIROSTRE (bré-vi-ro-str’), adj. Terme dezoologie. Qui a le bec court.
— ÉTYM . Brevis, court, et rostrum, bec.
t BRÉVISTYLE ( bré-vi-sti-1’), adj. Terme debotanique. Qui a le style court.
— ÉTYM . Brevis, court, et style.
f BRÉV1ÜSCULE (bré-vi-u-sku-1’), adj. Terme di-dactique. Qui est un peu court.
— ÉTYM . Diminutif de brevis, court.
BRIBE (bri-b’), s. f. || 1° Gros morceau de pain.Manger une bribe de pain. Il est populaire. || 2° Lesrestes d’un repas. Cela se changeait en un déjeunerdont j’étais le pourvoyeur, et qu’il partageait avecun autre camarade; car pour moi, très-content d’enavoir quelque bribe, je ne touchais pas même àleur vin, j. j. rouss. Confess. 1 . 1| Fig. Si j’avais lemoindre crédit, quelques bribes à leur jeter, ils se-raient tousàmespieds,p. L. Courier, i,88. || 3°Phra-ses prises çà et là. C’était [Villars] un répertoire deromans, de comédies et d’opéras dont il citait àtout propos des bribes, st-sim. m, 203. Je saisqu’un homme qui fait des vers mieux que moi a ré-cité des bribes fort jolies d’un petit poème.... volt.Lett. Schomberg, 6 janv. 1 770.
— BIST, xiv* s. C’est celle qui brimbes repont [met]en son sachet, et tant y sont que moisies elles de-viennent, du cange, briba. || xvi* s. Et pour ce qu’ilsestaient fort chargez de bribes, il se convia à lessoulager, d’aub. Hist. n, 462. Il n’est vie que decoquins quand ils ont amassé leurs bribes, cotgrave.
— étym. Bourguig. bribaullai, mendier; picard,briber, manger; wallon, briber; ancien wallon ,brimber, mendier; espagn. briba, gueuserie; angl.bribe, présent qu’on fait pour corrompre quelqu’un.Ces mots se rapportent d’une part à briffaud, man-geur; picard brife, morceau de pain (ital. briffalda,coureuse); et d’autre part à l’espagnol bribar, me-ner une vie de vagabond; ital. birbone, birbante,vagabond ; anc. franç. briban. L’italien briffalda sertd’union entre les deux formes brif et brib, et les deuxsens manger et être vagabond. Du reste l’origine ulté-rieure de ce mot est ignorée. On a indiqué l’ancienhaut-allemand bilibi, pain, conjecture sans autorité.Mais bribe, bien qu’il ait été brimbe, ne parait pastenir à brimborion (voy. ce mot), qui est tout autre.
t BRIBR1 (bri-bri), ». m. Nom vulgaire du bruantde haie.
— ÉTYM . Peut-être une onomatopée prise duchant de l’oiseau.
BRIC (brik). Voy. broc. De bric et de broc.
BRIC-À-BRAC (hri-ka-brak), s. m. Objets vieuxet de hasard, comme bahuts, ferrailles, tableaux,statuettes, etc. Marchand de bric-à-brac. || Auplur.Iles bric-à-brac.
—étym. Mot formé àl’imitation de de bric et de broc.
BRICK (brik; quelques-uns écrivent et pronon-
CICT. DB LA LANGUE FRANÇAISE.
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cent brig), s. m. Bâtiment à deux mâts, et dontle plus grand est incliné vers l’arrière. Un page etdeux coursiers attendent, et plus bas, Un brick auxflancs étroits sous son poids se balance, lamart.Harold, V.
BRICOLE (bri-ko-1’), ». f. || 1° Dans l’art militairedu moyen âge, sorte de catapulte ou de mangon-neau. [| 2° Terme de jeu de paume. Bond que fait laballe lorsqu’elle a frappé une des murailles. || Au jeude billard, coup par lequel la bille jouée touche unedes bandes avant de venir frapper l’autre bille. Coupde bricole. Jouer de bricole. || Terme d’artillerie.Le boulet a frappé de bricole, c’est-à-dire après avoirrebondi. || Fig.Tour et détour des choses, causé parles résistances qu’elles rencontrent dans leur mou-vement. Jouer de bricole, n’aller que par bricoles,user de moyens détournés. Il a voulu me donner unebricole, il a voulu me tromper. Tessé n’espéra plus debricoles pour arriver au commandement de l’armée,st-sim. 97, 30. La princesse de Guemené attrapa letabouret par les bricoles des particuliers [intimes]et du Val-de-Grâce, id. 68, 232. || De bricole ou parbricole, loc. adv. Indirectement, d’une manièreimprévue. || 3° En termes de marine, bricole se ditde la puissance qu’ont les poids, placés au-dessus ducentre de gravité, pour mettre un vaisseau sur lecôté. Le lest contre-balance la bricole, qui est oc-casionnée par le poids des mâts, des manoeuvreshautes, etc. || 4° Partie du harnais d’un cheval quis’applique à son poitrail. La bricole du timoniers’est rompue. || Harnais en cuir qui remplace lecollier pour les chevaux de trait léger, ou pourceux qui ont été blessés à l’encolure. || 5° Lanièresde cuir à l’usage de ceux qui portent des fardeauxsuspendus. La bricole d’un porteur d’eau. On ditaussi bretelles. || 6“ Terme de pêche. Ficelle garniede ficelles plus minces et plus petites, qui portentchacune un hameçon. || 7° Sangle qui sert à soule-ver les glaces d’un carrosse. || 8” S. f.plur. Espècede rets pour prendre des cerfs, des daims. Le cerf adonné dans les bricoles.
— HIST. xv" s. Et à l’endemain, nous prendronsterre.... et nous logerons au plus près de la villeque nqus pourrons, hors du trait de leurs bricoles,froiss. iii, îv, 16 . Engins, canons, trebus, esprin-gales, brigoles, id. h, m, 106 . Et aussi en autreslieux furent faits plusieurs fondreffles, bricoles eteschelles, monstrel. i, 29. Icelluy varlet se fermaune corde au col en maniéré d’une vercolle poursoustenir le limond du dit demy char. Pendantqu’ils tiroient et battoient à la vercolle, du cange,vercolenum. X la bataille de Fornoue plusieurs Fran-çois contrefirent l’habillement du roy Charles VIII ,pour donner la bricolle aux ennemis qui avoient en-voyé le reconnoistre pour le tuer, andré de la vi-gne, Voy. de Naples de Charles VIII , p. <62, dans
LACURNE.
— ÉTYM . Espagn. brigola; ital. briccola; bas-lat.bricola: trois mots qui ont le sens de machine deguerre à lancer des pierres; sans doute de l’anoienfrançais bric, s. m. ou briche, s. f. piège à prendreles bêtes : xm* s. Ysengrin remest [reste] en la bri-che, Ben. 1200 ; xvi* s. Pour prendre au bric l’oy-seau nice et foiblet, marot, i, 264. Brie se rattachepeut-être à un radical allemand brech, rompre, bri-ser. Pour bricole, la série des sens est : machine àlancer, puis le bond que fait la pierre lancée, puisles cordes et ficelles qui servent, comme dans lamachine, à quelque opération.
BRICOLER (bri-ko-lé), t). n. || 1* Jouer de bricoleà la paume ou au billard. || Fig. Aller par des voiesobliques. La maison de Lorraine fit en sorte queMme la duchesse de Chartres demeurât à Versailles ,avec laquelle il n’eût pas été si aisé de bricoler, st-sim. 72, 181 . || 2” Terme de chasse. S’écarter à droiteet à gauche de la piste, en parlant du chien.|| 3° Terme de manège. S’écarter adroitement pourpasser entre les arbres et les buissons, en parlantdu cheval.
— HIST. xvi* s. Martiques estant couché sur leflasque d’un canon pour conteroller le pointeur,sans fronteau, une balle d’arquebuse bricolla surla pièce et lui perça la teste, d’adb. Hist. i, 312.J’allais bricollant sans chandelle, et tombant d’uncosté et d’autre, comme un homme qui seroit yvrede vin, palissy, 321.
— étym. Bricole.
f BRICOLIER (bri-ko-lié), ». m. Cheval qui portela bricole, qui est attelé de côté aux voitures à deuxroues. || Fig. et populairement, homme qui vitd’expédients et de raccrocs.
nni
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f BRICOTEAUX (bri-ko-tô), ». m. plur. Piècesdu métier des tisserands.
— hist. xvi* s. Bricoteau, palet de pierre, oti-din.
— étym. Diminutif de bricot, petite pierre, dontsans doute le radical est le même que celui de bri-que.
f BRIDABLE (bri-da-bl’) , adj. Qui peut êtrebridé.
— HIST. xv* s. Se nous fussions l’un borgne l’au-tre louce, Mois et chétifs, bridables en la bouce....g. chastelain , Expos, sur vérité mal prise.
BRIDE (bri-d’), s. f. || 1" Harnais placé à la têt*du cheval et destiné à l’arrêter ou à le diriger, se-lon la volonté du conducteur. La bride se composede trois parties principales : la monture, le mors etles rênes. Mettre une bride à un cheval. La mainde la bride, la main gauche du cavalier. || 2° Lesrênes seules. Je voudrais donc.... Qu’un seigneuréminent en richesse, en puissance, Par la brideguidât son superbe coursier, rac. Esth. ii, 6. || Ser-rer la bride à un cheval. Lâcher ou rendre la bride.Tourner bride, pour prendre la fuite. || Aller à toutebride, à bride abattue, proprement, mener son che-val au grand galop; et figurément, agir sans ré-serve ni retenue. Il s’en moquait à bride abattue,sév. 44. Elle a un amant à bride abattue, id. 436.La modestie m’empêche de vous louer à bride abat-tue là-dessus, id. 12 . || 3°Fig. Obstacle,frein,retenue.Lâcher la bride à ses passions. || Tenir quelqu’unen bride, le contenir, le diriger. Et pour tenir enbride un peuple sans raison, corn. Pulchér. v, 3.Ils tenaient les soldats en bride, boss. Hist. m, 7.Le sénat tenait en bride les gouverneurs, id. Hist.III, 6. Dieu qui tient en bride les esprits trompeurs,id. Hist. il, 9. Dieu qui tient en bride les flots dela mer, id. Polit. S’ils tiennent la bride à leur im-patience, malh. ii, l. Cependant notre grand Alcide,Amolli parmi vos appas, Perdra la fureur qui, sansbride, L’emporte à chercher le trépas, id. iu, i.Retenir la bride aux efforts du courroui, mol.F. sav. i, 2 . Il doit tenir la bride aux grands em-pressements, id. Mis. i, 2. X le conjurer de tenirses regards en bride, hamilt. Gramm. 8. || Te-nir la bride haute, courte, à quelqu’un, le di-riger, le traiter sévèrement. Il est bon de lui tenirun peu la bride haute, mol. l’Av. i, 10 . || Lâcher labride, mettre à quelqu’un la bride sur le cou, c’est-à-dire lui laisser toute liberté d’agir. Je jouis avecplaisir et modération de la bride qu’on m’a mise surle cou, sév. 285. Elle est admirable, quand elle ala bride sur le cou, id, 239. Pour mettre une bridesur le cou, id. 335. Je ne veux point me lâcher labride à vous parler de mon amitié, id. 697. Que nedirais-je pas de ma tendresse pour vous, si je vou-lais me lâcher la bride? id. 208 . Je lâche la bride àtoutes ses bontés, id. 226 . Vous qui laissez la bridesur le cou d»vos moitiés, hamilt. Gramm. 9. Tan-tôt Dieu retient les passions, tantôt il leur lâche labride, boss. Hvd. ni, 7. || F’ig. et familièrement. Allerbride en main, c’est-à-dire agir, procéder avec cir-conspection. Depuis ma dernière lettre, je vais brideen main sur la louange, volt. Lett. en vers, 102 .|| Fig. Il a plus besoin de bride que d’éperon, il a plusbesoin d’être contenu qu’excité. || Hocher la bride àquelqu’un, sonder ses intentions.|| 4° Brides à veaux,sottes raison», sots raisonnements, et aussi nouvellesabsurdes, contes ridicules. De rien je fais brides àveaux, Régnier, Épitre m. Blasphèmes nouveaux,Vieux dictons dévots, Hapelourdes, pavots, Et bri-des à veaux, Que n’a-t-on pas mis Dans Sémira-mis? piron, Chanson satirique sur la Sémira-mis de Voltaire . Locution qui vient de ce que,les veaux ne se bridant pas, les brides à veauxne sont rien. || 5* Lien pour retenir certaines coif-fures. Brides d’un bonnet, d’un chapeau de femme.|| Espèce de boutonnière qui se fait aux manches etaux cols des femmes pour les fixer à un bouton. Labride se fait en saillie sur l’étoffe; c’est un festonsur des fils posés en demi-cercle et pouvant entou-rer le bouton. La bride n’est attachée à l’étoffe quepar ses deux côtés, tandis que la boutonnière estdans l’étoffe même. || Points aux deux extrémitésd’une boutonnière pour empêcher qu’elle ne se dé-chire. || Maille échappée dans un bas de soie. || Bri-des , petits tissus de fil qui servent à joindre les fleursles unes avec les autres dans l’espèce de dentellequ’on nomme point de France, de Venise , de Ma-lines. Il 6" Terme de chirurgie. Filaments membra-neux que l’on trouve souvent dans le foyer des abcèsou dans les plaies profondes, et qui s’opposent à lasortie du pus, ou établissent des adhérences vicieu-
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