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Tome premier. A - C.
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lent au printemps une femelle brillante, chateaubr.Match. ni, t66. || 2“ Fig. Frappant, remarquable.Brillant de gloire. Gloire brillante. D’une originetrès-brillante. Tomber d’une position brillante. Bril-lant fait d’armes. Au moment le plus brillant de savie. Un génie brillant. Il n’y a jamais eu une for-tune si longue et si brillante que celle du roiLouis XIV , bouhours, Nouv. remarq. On a fait à lamère des propositions brillantes, id. ib. C’est unparti sage à la guerre que de se tenir quelquefoissur la défensive; mais ce n’est pas le plus brillant,in. fl». Ses qualités n’étoient pas si brillantes quecelles du roi, id. fl». La fin de ce discours démentitcruellement les brillantes espérances que le com-mencement m’avait données, J. J. rouss. Confess. ni.Brillant éloge, corn. Sertor. n, 2 . Jusqu’à cette fa-veur Dont je n’accepte point ie brillant déshonneur,m. i. chën. Tibère , iv, 3. Est-ce là cette humeurnflexible et sauvage Oui fuyait de la cour le brillantesclavage? df.lav. Vêpr. «cil. i, 2 . || En parlant despersonnes, qui attire l’attention, l’admiration pardes qualités brillantes. C’est un homme brillant.Un brillant orateur. Un officier brillant. || Somp-tueux, magnifique. Des bals brillnnts. Une brillantefête. Une suite brillante. Un brillant état-major.||3° Qui a de l’éclat, en parlant du style et des cho-ses littéraires. Rendre le style brillant. Elocutionbrillante. Expressions brillantes. Les passages quivous ont paru les plus brillants. || Vif, éclatant à l’o-reille, en même temps qu’agréable. Des sons bril-lants. Un jeu brillant, en parlant d’un musicien.|| 4” Florissant. Santé brillante. Brillant de santé.Des chanoines vermeils et brillants de santé, boil.I.utr. i. Il B- S. m. Qualité de ce qui brille. Donnerdu brillant à l’acier. Le brillant d’une pierre pré-cieuse. Sur la broderie Eclatait le brillant de maintepierrerie, Régnier, Épit. i. Pour donner aux in-struments un brillant qui en émousse la force,mass. Car. Paroi. || Fig. La gloire dans les armesn’est tout au plus que la moitié du brillant qui dis-tingue les héros, hamilt. Gramm. 4. Son frère aînén’avait pas tant de brillant, m. ib. 6. Et que l’heu-reux brillant de mes jeunes rivaux N’fite point leurvieux lustre à mes premiers travaux, corn, ou Roi ,sur Cinna, Pompée . Ne vous enflez donc point d’unesi grande gloire Pour les petits brillants d’une faiblevictoire, mol. Ilis. m, b. Aux brillants d’une tellevictoire, id. la Princ. i, 4. Comme par son espritet ses autres brillants II rompt l’ordre commun etdevance le temps, id. Ilélic. i,4. Les alliances debelles-filles de ministres [Louvois, Colbert ] les sou-tenaient dans ce brillant nouveau, st-sim. 44, 6.|| Brillant se dit des œuvres des lettres et des arts.Il y a du brillant dans ce poème. Ce musicien a dubrillant dans son jeu. || 6° Taille du diamant qui luifait une face plane supérieure entourée de facettes,et une culasse composée de facettes allongées. Tail-ler en brillant. || Diamant taillé de cette façon. Bril-lant d’une très-belle eau. J’eus besoin d’argent il ya quinze mois, j’avais un brillant de cinq centslouis; on m’adressa à M. Turcaret, le sage, Turca-ret, m, 6. || Pierre montée en brillant, à la ma-nière des brillants, pierre montée à jour. || Par ex-tension. [Il] sema de brillants les voûtes azurées,rotr. St Gen. m, 2 . Mais voyant de ses yeux tousles briHants baisser, mol. Tort, i, 4. || Faux bril-lants, diamants faux. || Fig. La plus belle couronneN’a que de faux brillants dont l’éclat l’environne,corn. Hér: i, 4. En vain l’ambition .... D’un fauxbrillant d’honneur pare son noir ouvrage, id. Ser-tor. i, 4. Et toutes les vertus dont s’éblouit la terreNe sont que faux brillants.... boil. Sat. xi. || Enparlant du style, faux brillants, pensées qui ont del’éclat, mais un éclat trompeur, et s’évanouissant

devant la mt ndre lumière.Jamais dans mes

discours Je n’ai d’un faux brillant emprunté le se-cours, boil. Sat. xii. || 7° La carte principale aujeu de la ferme (le six de cœur).

BRILLANTE, ÉE (bri-llan-té, tée, Il mouillées,et non bri-yan-té), part, passé. || 1* Un diamantbrillanté. Un style brillanté. || 2° Substantivement.Le brillanté est une étoffe de coton blanc, à fleursou à dessins tissés de façon que ces dessins sontbrillants à l’endroit et comme en relief. || Un bril-lanté, une dentelle factice.

BRILLANTER (bri-llan-té, Il mouillées, et nonbri-yan-té), v. a. || 1" Tailler un diamant à facettespar-dessus et par-dessous. || 2° Fig. Le syndicat n’é-tait point alors brillanté par une place permanentedans les Etats, mirab. Collect. t. i, p. 4 02 . || Brillan-terson style, le charger d’ornements d’un goût sus-pect.

— ÊTYM . Brillant.

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t BRILLEMENT (bri-lle-man, U mouillées , etnon bri-ye-man), s. m. Etat de ce qui brille.

— HIST. xvi* s. Brillement, oudin, cotgrave.

— ÊTYM . Briller.

4. BRILLER (bri-llé, U mouillées, et non bri-yé),v. n. || 1° Etre lumineux ou poli. La lune brilled’une lumière empruntée. Briller de l’éclat del’or. L’or et les diamants brillent sur ses habits,volt. Scythes, i, 4. On se menace, on court, l’airgémit, le fer brille, rac. Iphig. v, B. Levant au cielses yeux mouillés de larmes Qui brillaient au tra-vers des flambeaux et des armes, m. Brit. n, 2 .|| Fig. Le feu brille dans ses yeux. Et d’un œil oùbrillaient sa joie et son espoir, rac. Androm. v, 2 .N’aurai-je vu briller cette noble chaleur... ? id. Iphi-génie, i, 2 . || Faire briller, montrer. Fais brillerla couronne à ses yeux, rac .Phèd. m, 4. || 2'* Attirerles regards par l’éclat des couleurs, la beauté, lapompe. On admire ce qui brille. La gloire est plussolide après la calomnie, Et brille d’autant mieuxqu’elle s’en vit ternie, corn. Micom. iv, 4. Parleshautes vertus et les illustres marques Qui font bril-ler en lui le sang de vos monarques, id. A lie. n, 3.Tout ce qui brille moins remplit mal son attente, id.Hor. v, 2 . L’âme du jeune Crasse et celle de Pom-pée , Le sang des Scipions protecteur de nos dieuxParlent par votre bouche et brillent dans vos yeux,id. Pomp. iii, 4. Faut-il qu’à vos yeux seuls unnuage odieux Dérobe sa vertu qui brille à tous lesyeux? rac. Phèd. v. 3. Le sang de nos aïeux quibrille dans Junie, id. Brit. i, 2 . Alors qu’une œuvrebrille et d’art et de science, Régnier, Sat. ix. Il y avingt ans que vous brillez en Provence , sêv. B 08 .Elle est partie de chez Bayard après y avoir brillé,id. 281 . Il trouva le moyen de briller par mille pe-tits récits, hamilt. Gramm. 4. Pour le voir briller àla cour de France, id. ib. C’était de mon temps Quebrillait madame Grégoire, bérang. Mme Grégoire.|| Briller par son absence, se dit d’une personne as-sez considérable ou d’une chose assez importantepour que l’absence en soit remarquée. || 3° Exceller,avoir la prééminence. Elle brilla dans toutes ses ré-ponses, sév. 419. Pour en venir à bout il faudra ba-tailler. — Tant mieux, c’est où je brille, et j’aime àferrailler, regnard, Foliesamour. i.s.Tel brille ausecond rang qui s’éclipse au premier, volt. Henr. i.Je te promets que ces petits talents, dont on ne faitaucun cas chez nous, servent bien ici ceux qui sontassez heureux pour les avoir, et qu’un homme debon sens ne brille guère devant eux, montesq. Letl.pers. 82 .

— HIST. xvi* s. Sur tous autres brilloient d’ar-deur de combatre les jeunes gentilz hommes et che-valiers romains, amyot, César, 66. Il lui sauta aucol. et, s’en estant assuré par le moyen d’un poi-gnard qu’il fit briller à ses yeux, il se rendit maistrede la dite porte, d’aub. Vie, cliv.

—ÊTYM. Provenç. et espagn. bn'liar ; portug . brt'f-har; ital. brillare. L’italien ne disant pas brigliare, leradical doit avoir II; par conséquent l’étymologie,donnéedepuislongtemps, d eberillus, sorte de pierrebrillante, est bonne (voy. béryl). L’historique ne vapas plus haut que le xvi* siècle. Ce mot, si anciendans les autres langues romanes, serait-il venu paremprunt dans le français ? ou plutôt ne faut-il paspenser qu’il gît dans quelque texte ignoré ou qu’ilétait vivant dans la langue populaire? Et en effeton trouve, dans un texte du xiv' siècle : Deux bril-leus mengenz à court, du cange, brilleus. Brilleus,de briller, homme de service qui éclaire. On trouveaussi le substantif èn'I dans le xv” siècle : Que diriez-vous du froit mois de janvier, S’il se vouloit marierà avril, Qui fait les fleurs et printemps verdoier. Ar-bres et prez et chanter soubz le bril [sous l’éclat debeau temps] Le très plaisant rossignol, eust. desch.Poésies niss. t° 227, col. 3, dans lacurne sainte-palaye. Bril, éclat, est aussi dans Oudin.

2. BRILLER (bri-llé II mouillées, et non bri-yé),v. n. Terme de chasse. || 1° Bien quêter, en parlantd’un chien.... laisse ses chiens briller parmi les ter-res, bréb. Phars. iv. || 2° Chasser aux flambeaux.

—HIST. xiii* s.I.’escondit [l’homme éconduit]

rueve [demande] où aler briller, Ane. poés. dans la-curne ste-palaye. || xiv* s. A prendre les mauvis àbriller a très bon déduit, et se faict en vendanges....adonques doit on faire emmy la vigne une grantloge de feuilles, où il puisse tenir trois compaignonsou quatre, et a chacun un brillet qu’il boute parmyla loge et son pertuis par où ilz les boutent; et doitavoir ung huant ou une chuette sur une longueverge qui vient dedens la loge et le doit on aucunefois faire remuer, Modus, t° cxxxi. Et quant les au-tres vignes sont vendengiées, et il en demoure une

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qui n’est mie vendengiée, là il fait bon briller, fl»,

— ÊTYM. L’ancien français brail, piège à prendreles oiseaux.

f BRILLOTTER (bri-llo-té, Il mouillées, et nonhri-yo-té), t>. n. Briller un peu. Je ne doute pasqu’il ne brillotte fort à nos États, sév. 374. Mon filsbrillotte à merveille, id. 377.

— ÊTYM . Briller.

BRIMBALE (brin-ba-1’), *. f. Levier qui est ausommet d’une pompe, et qu’on fait mouvoir pourtirer de l’eau. On dit aussi bringuebale.

— HIST. xvi* s. Un mulet avec ses brimballes etclochettes, sully, Mém. t. ni, p. 47, dans lacuknrsainte-palaye. Les chevaux et mulets de chargeprennent plaisir au son et musique de ces brim-balles, bouchet, Serées, liv. v, p. 443, dans la-curne SAINTE-PALAYE.

— ÊTYM . Voy. BRIMBALER.

BRIMBALÉ, ÉE (brin-ba-lé, lée) ,part. passé. Lescloches brimbalées.

f BRIMBALEMENT (brin-ba-le-man), s. m. Ac-tion de brimbaler.

— HIST. xvi* s. Je ne pouvois dormir à cause dusempiternel brimballement des cloches, rab. Pant.v, 7.

— ÊTYM . Brimbaler.

BRIMBALER (brin-ba-lé). || 1° V. a. Agiter parun branle continu, en parlant descloches. || 2" V. n.Branler, osciller. De l’autre brimbalait une clef forthonnête, Régnier, Sat. x. || Familier en ce sens.

— HIST. xvi* s. Prédisant l’avenir [il] ne voyoitsa femme brimballant, et onquesn’en sceut les no-velles, rab. Pant. iii, 26.

— ÊTYM . Origine inconnue. On ne sait quelle estla forme primitive, brimbale ou bringuebale. Avecbringuebale, on pourrait songer à la locution po-pulaire mettre tout en bringues, tout bouleverser,et, dans Rabelais , bringuenarilles, fendeur de na-seaux; au contraire brimbale rappelle le picardbrimber, aller et venir, brimbette, jeune fille lé-gère, brimbeux, vagabond (voy. bribe, dont brimbeest une forme) ; il serait possible que de brimber oneût tiré, par dérivation, brimbaler avec la signifi-cation de faire aller et venir.

f BRIMBELLE (brin-bè-1’), s. f. Un des nomsvulgaires de l’airelle.

BRIMBORION (brin-bo-ri-on), s. m. Chose sans va-leur et sans utilité. Blancs d’œufs, lait virginal etmille autres brimborions que je ne connais pas,mol. les Préc. 4. M’ôter, pour faire bien,dugrenierde céans, Cette longue lunette à faire peur auxgens, Et cent brimborions dont l’aspect importune,id. F. sav. il, 7. Une espèce de pyramide sur latête, garnie de cent mille brimborions, hamilton,Gramm. 7. Je ne désire que les brimborions dontvous me faites l’honneur de me parler, volt. Lettr.Roi de Prusse, 4 24.

— HIST. xvi* s. Tous tels prestres, qui n’ont nulouvrage ne loyer qu’à faire marchandise de messeset briborions, calv. Inst. 876. Briborions [prièresmal prononcées], oudin. Le mot de brimboriumdont nous usons quand nous disons que quelqu’undit ses brimborions, vient du latin breviarium ,pasquier , Rech. viii, p. 754, dans lacurne sainte-palaye.

— ÊTYM . Le sens primitif paraissant être prières,l’étymologie de Pasquier devient très-vraisembla-ble : breviarium , prononoé comme on faisait, bre-viarion, et estropié en briborion, brimborion. Cequi rend difficile l’étymologie par bribe, et facilel’étymologie par breviarium, c’est la finale orion,qui s’explique dans la dernière hypothèse et ne s’ex-plique pas dans la première.

f BRIMADE (bri-ma-d’), s. (. Argot des écolesmilitaires. Action de brimer.

t BRIMÉ, ÉE (bri-mé, mée), adj. Terme d’agri-culture. Raisin brimé, raisin marqué de taches.

f BRIMER (bri-mê), v. a. Dans l’argot des écolesmilitaires, se dit des anciens qui soumettent lesnouveaux venus à toutes sortes d’épreuves plus oumoins pénibles.

BRIN (brin), s. m. || 1° Terme de silviculture. Jetde bois. Quand on coupe les taillis, on laisse lesbrins les plus hauts et les plus droits qui sont surles souches pour venir en haute futaie. |[ Arbre debrin, arbre qui n’a qu’une tige. L’arbre étant coupé,la souche restée en terre donne naissance à un ouplusieurs brins, qui deviennent autant d’arbres nou-veaux, Revue des deux mondes , t. xxv ( 1860 ),p. 4 57. Enlever les brins surabondants au fur et àmesure de leur développement, ib. p. 467. || Entermes de chasse, le plus haut du buisson où setient l’oiseau se nomme le brin. || Terme de char-

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