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vendre ou troquer oes marchandises de hasard. Il[le maréchal d’Estrées] allait toujours brocantant,st-sim. <<4, 284. C’est une illustre au moins 1 etqui sait en secret Couler adroitement un amoureuxpoulet.Habile en tous métiers, intrigante parfaite,Oui prête, vend, revend, brocante, troque, achète,Met à perfection un hymen ébauché, Vend son ar-gent bien cher, marie à bon marché", regnard, leJoueur, v, 2 . || 11 se conjugue avec l’auxiliaireaioir. || F. a. X force d’être brocantée une belleboîte d’or devient un mince colifichet, J. J. rouss.Ilél. V, 2.
— ÊTYM. Angl . tobroke, brocanter ; has-lat. a-brnc-amenlum, action d’acheter en gros et de revendreen détail. Origine inconnue.
BROCANTEUR, EUSE (bro-kan-teur, teû-z’), s.m. et f. Celui, celle qui brocante. Elle [la ma-réchale d’Estrées] était avare à l’excès, et en riait lapremière; avec cela brocanteuse, se connaissait auxchoses et aux prix, st-sim. 367, 207. |) Fig. Et lesbrocanteurs de louanges Répétaient sur leurs har-pes d’or, bérang. Nabuch.
4 . BROCARD (bro-kar; le d ne se lie pas : un bro-kar-injurieux; au pluriel T* ne se lie pas non plus :des bro-kar injurieui; cependant plusieurs la lient;des bro-kar-z injurieui), s. m. || 1“ Terme d’anciendroit. Nom des principes ou premières maximes dudroit, telles que celles qu’a faites Azo, dites par luibrocardica juris. || 2- Paroles mordantes, trait pi-quant. Rendant par ses brocards ton audace flétrie,Régnier, Éplt. i. Aui brocards de chacun vous al-liez vous offrir, mol. Tari, u, 2. Vous n’entendrezpartout qu’injurieux brocards, boil. Épît. x. Dieu sait les brocards que l’on jetait au pauvre gouver-neur, hamilt. Gramm. 8. Et conseillez-lui fort des’armer de oourage, Afin de recevoir galammentaujourd’hui Certains petits brocards qui vont fon-dre sur lui, destouches, Philosophe marié, iv, ».Sous la brutale injure et le brocard sanglant L’har-monieux Racine expia sou talent, millev. Jalons,littéraires. Mais nous, qui de maints brocards Pour-suivons jusqu’aux mouehards, Parlons bas, bérang.Judas.
— SYN. brocard, RAILLERIE. La raillerie peutêtre méchante; mais elle peut aussi être légère,innocente, inspirée par une simple gaieté d’es-prit. Le brocard a toojours quelque chose de bles-sant.
— HlST. xvi* s. Les jeunes coquars, D’amour prinset ars, Jecterent brocars, j. marot, v, 476. Cicéron commencea les trupher et mocquer avecques bro-cardz aigres et piquâtes,' comme très bien sçavoytle style, rab. l'ant. iv,«9, La vraye étymologie deprocès est en ce qu’il.deibt avoir prou sacs; et enavons brocards [règles, principes] deificques, id. ib.ni, 40. Rien souvent elles leur donnoient en passantquelque brocard à poignet, touchans au vif ceulx quien quelque chose aureient oublié leur devoir, amyot,I.yc. 25. Les amis de Fabius luy rapportoient tousces brocards, id. Fab. 14.
—êtym. Il y a, dans lo bas-latin, brocarda, bro-cardicum, brocardicorum opus, qui signifient sen-tences de droit contenues dans un ouvrage quecompila, dans le xi* sièole, Burchard, évêque deWorms. Burchard ou Brocard donna son nom aulivre, burcardus, aux sentences brocardiques; etles sentences mêmes ont donné, par extension etplaisanterie, le leur aux brocards, paroles mo-queuses.
t 2 . BROCARD ( br-o-kar), s. m. Terme de chasse.Voy. BROQUART.
— êtym. Ainsi dit à cause des broches (cornes)qu’il porte.
BROCARDÉ, ÉE (bro-kar-dô, dée), part, passé.Brocardé de tous côtés.
BROCARDER (bro-kar-dé), v. a. Attaquer de bro-cards. Quant à moi, tournant sa fâcherie en risée,je recommençai à le brocarder, Francion, vi, p. 222 .|| Absolument. Adieu, c’est assez brocarder, chau-lieu, Couplets irréguliers.
— BIST, xv* s. Aucuns Anglois injurièrent LesFrançois en les brocardant, martial de pabis, Ft-giles de Charles VIh, p. 217, dans lacurne ete-palaye. Il xvi* s. Que nous n’affections point uneplaisanterie d’honnesteté, et une grâce de brocar-der et mordre en riant les uns et les autres, calv.Instil. 309. Que font-ils autre chose que brocarderDieu mesmo? id. ib. 4494. En son plaidoyer, il bro-carda plaisamment toute la secte des philosophesstoïques à cause de Caton, amyot, Cicér. et Bémos.». Quant à celle façon insolente de railler, dont ilusoit ordinairement en se mocqnant et broquardant
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un chascun, elle portoit avec soy sa medecine, id.Anton. 29.
BROCARDEUR, EUSE (bro-kar-deur,deû-z’),s.ro.et f. Celui, celle qui lance des brocards.
— HIST. xvi* s. Nos farceurs et hrocardeurs fran-çois, brant. Capit. estrangers, t. 1 , p. 4 4, dans la-curne STE-PALAYE.
BROCART (bro-kar; le t ne se lie pas : un bro-karélégant; au pluriel l’s ne se lie pas : des bro-karélégants; cependant plusieurs la lient ; des bro-kar-zélégants), s. m. Etoffe tissue d’un mélange de plu-sieurs couleurs, et d’or ou d’argent enrichi de fleurset d’une variété de figures. Ce nom était borné au-trefois aux étoffes d’or et d’argent, il se donne au-jourd’hui à toutes sortes d’ouvrages à fleurs. C’estpour eux qu’elle étale et l’or et le brocart, boil. Sat.x. Quelques enfants couverts de brocarts d’or toutdéchirés, volt. Cand. <7. X juger d’une jupe ou del’air d’un manteau Ou des beautés d’un point ou d’unbrocart nouveau, mol. F. sav. m, 2 .
— HIST. xv* s.Hal Guillaume, Il ne fault point
couvrir de chaume Icy ne bailler ces brocars, Pa-tel. 534.
— ÊTYM. Brocher, suivant la prononciation pi-carde braquer; ital. broccato .
BROCATELLE (bro-ka, tè-1’), s. f. || 1* Etoffe quiimite le brocart. Un homme vêtu de brocatelle etsuivi de sept ou huit laquais, pasc. P. div. 4 37.|| 2* Marbre ainsi nommé à cause des couleurs quile nuancent et qui l’ont fait comparer à l’étoffe.
— HIST. xvi* s. Certes les perles et le brocadel yconfèrent quelque chose, et les tiltres et le train,MONT, in, 286.
— ÊTYM . Ital. broccalello, de broccato, brocart,de broccare, brocher (voy. brocher).
BROCHAGE (bro-cha-j’), s. m. Action de brocherdes livres; résultat de cette action. Un atelier de bro-chage.
— êtym. Brocher.
BROCHANT (bro-chan). Voy. brocher.
BROCHE (bro-ch’), s. f. || 1“ Longue verge defer qu’on passe à travers les viandes pour les fairerôtir. Mettre un gigot à la broche. Il vit des bergerspour leur rôt Mangeant un agneau cuit en broche,la font. Fab. x, 6. Sii broches chargées de gibierdevant le feu, hamilt. Gramm. 4 4. Des gens en-fournent; D’autres détournent; Aux broches tour-nent Veau , bœuf et mouton, bérang. Cocag. En-fin, pour se chauffer, venir tourner ma broche,rac. Plaid. 1 , 4 . Ils mirent un petit enfant à labroche, sév. 243. Le mal n’est pas de les mettre àla broche [ses ennemis], le mal est de les tuer,volt. Lettr. Prusse, 3t. Nous risquons à tout mo-ment d’être mis à la broche, id. Cand. 4 7. L’âmede l’empereur Antonin n’est point à la broche dansl’enfer, id. L’homme aux 40 écus, grande querelle.|| Un tour de broche, un tour que fait la brochemue par le tournebroche. Il faut encore un tour debroche à ce morceau de bœuf. || Fig. J’ai été à lamort ; un petit tour de broche de plus, on aurait dit :il est mort, volt. Lett. en vers, 4 58. || Fig. et fami-lièrement. Faire un tour de broche, se mettre très-près du feu pour se chauffer. Cela ne se dit que dansune compagnie où la politesse défend d'occuperlongtemps le foyer; on dit à celui qui a froid :Faites un tour de broche, c’est-à-dire chauffez-vous de tous les côtés, mais un instant seulement.|| 2° Petites verges de fer qui reçoivent la bobine.Filature à deux cents broches. || Drap à double bro-che, drap épais, serré, solide, ainsi nommé parcequ’on le faisait autrefois en plaçant dans les inter-valles des broches deux fils au lieu d’un. || 3° Gros-ses aiguilles pour tricoter. Broches à tricoter.|| 4“ Cheville pour boucher le trou qu’on fait au ton-neau avec le foret, soit sur le sommet du tonneaupour introduire de l’air, soit dans le plein du ton-neau pour tirer quelques gouttes du vin afin de ledéguster. || Fig. Couper broche à quelque chose,empêcher qu’elle ne continue, comme on inter-rompt le cours du vin quand on a coupé la brochedu tonneau. || Baguette de bois pour enfiler les ha-rengs. || La pointe de fer d’une serrure, qui entredans le trou d’une clef forée. || Petite verge de ferplacée au milieu d’un carton où l’on tire au blanc.Il Long clou sans tête pour arrêter les lambris.|| Baguette sur laquelle le chandelier embroche lesmèches. || Petit bâton où pendent les chandelles.|| Ustensile de boucher pour parer la viande. || Pi-vot de fer traversant la verge de la balance appeléeromaine. j| Outil de cordonnier pour mettre des clousau talon, jj 6* Grosse épingle à l’usage des femmes.
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H Bijou garni d’une longue épingle et dont les fem-mes se servent pour attacher les châles ou les cols etqu’elles mettent pour ornement au haut du corsagedes robes. || 6* Terme de chasse. Les broches, les dé-fenses du sanglier. || Les broches, la première têtedu cerf et du chevreuil. || 7° Terme de marine. Ba-guettes qui, représentant les divers diamètres desmâts d’assemblage, guident les ouvriers dans leurtravail. || 8° Terme de banque. Broches, billets decommerce de peu de valeur, inférieurs à 600 fr. ou4000 fr. || Proverbe. Il ne faut pas mettre tout sonrôt à une même broche, c’est-à-dire il ne faut pasmettre tout ce qu’on a sur une seule chance.
— HIST. xiu* s. Li leus [loup] besa le heriçon; Etcil s’ahert à son grenon, A ses lafres [lèvres] s’estatakiez, Etod ses brokes [piquants] afichiez, mariede France, t. n, p. 264. De rechief il est ordenéque quiconques ouverra à broche d’or que il cousede soie, Liv. des mét. 384. Renart s’en va, pas nesejorne, Si esperonne son cheval; Par unes broches(voy. brosse) lez un val S’en va fuiant par uneplaine, Ben. 194 0. Et deit aveir en l’escu deus bro-ches de fer, l’une enmi l’escu et l’autre ou pié des-souz, Ass. de J. t, 4 70. Et comme li chevaliers eusthiaume, el quel il avoit tout plain de broces parderrière, il requerroit que il li fu ostés, beauman.lxi , 83. || xiv* s. Un chandelier à trois broches, parmaniéré de lys, de laborde, Émaux, p. 203. Unestuy de cuir boully, garny de trois pignes, un mi-rouer et d’une broche pour pigner le chief de la ditedame, id. ib. || xv* s. Un baston noullu [noueux| àpluseurs bros [pointes], du cange, broca. Un brocou fourche de fer à charger foing, id. ib. Il print labroche de son chariot, et s’en vint au devant dusuppliant, auquel i donna tel cop de la dite brochequ’il le abatit, id. ib. [Pour les cuisines] Faut poz,paelles, chauderons, Broches de fer, hastes de fust,e. desch. Poésies mss. S* 497, col. 2 . Elle chut enune dangereuse et déplaisante maladie que commu-nément on appelle broches [hémorrhoïdes], louis xi ,
Nouv. 11 . || xvi* s.En telle sorte que la broche
soit coupée à toutes tergiversations, calv. Instit.4 20 . La mort peult, quand il nous plaira, couppeibroche à tous aultres inconvénients, mont, i, 74.Quand il fut mort, l’on ne trouva rien qui soit ensa maison, sinon une petite broche de fer [obole,monnaie], amyot, Fab. 64. Ilz allèrent en une ros-tisserie, où ils saisirent des broches, des couppe-rets et cousteaux de cuisine, id. Crassus , 44. D’autrepart seras tu tombé entre les mains d’un babillard,n’aye point de honte, mais romps luy tout court labroche, «t t’en va ton chemin pour faire tes affaires,id. Mauv. honte, 6. Le roi leur déclara que tout cequ’ils voioient estait par son commandement, qu’iln’avoit eu autre moien pour couper broche à toutesles guerres et séditions, d’aub. Hist. 11 , 19. X cestecause on luy rompit alors la broche [on lui imposasilence] en luy remonstrant.... m. du bell. 204 . Ti-rer la broche devant que le rost soit prest, génin,Récréât, t. 11 , p. 260 .
— ÊTYM . Wallon, broke; picard, broque, fourcheen fer; provenç. et espagn. broca, broche, pointe;ital. brocca; du latin brocchus ou broccus, dentsaillante; de là les significations pointe, crochet.
BROCHÉ, ÉE (bro-ché, ebée), part, passé.|| 1“ Étoffe brochée. || 2° Livre broché. Cherchezparmi mes livres deux volumes in-8 “, brochés encarton vert, p. l. cour. Lett. 1 , 42 . || 3“ Travailbroché, travail fait à la hâte et mal.
BROCHÉE (bro-chée), s. f. || 1" La quantité deviande qu’on fait rôtir à une broche en une fois.|| 2° Quantité de mèches ou de chandelles placéessur une broche.
BROCHER (bro-ché), v. a. || 1* Passer, en tis-sant, des fils sur le fond uni d’une étoffe, pour yformer des dessins. Brocher une étoffe d’or et d’ar-gent. || En termes de blason, brochant sur le tout,se dit des pièces qui, brochées sur d’autres, passentd’un côté de l’écu à l’autre. Il porte d’azur au liond’or, à la fasce de gueules brochant sur le tout.|| Fig. Brochant sur le tout, en outre, de plus,comme complément. Il a mal parlé de vous, et,brochant sur le tout, il vous a desservi auprès duministre. || 2° Coudre ensemble les feuilles d’un livrepréalablement pliées, puis y mettre une couverturede papier. || 3” Familièrement, faire sans soin, ou,simplement , faire à la hâte. Cet écolier broche se9devoirs. J’ai broché un sous-seing comme j’ai pu;il fallait bien signer quelque chose, p. l. cour.Lett. 11 , 497. Et qui vous dit, mes divins anges,que je brochais un drame? volt. Lettr. d.'Argentai,43 juillet 4763, || 4" Terme de maréchal. Enfoncer