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nonciatien ancienne, encore usitée et qu’on entendsouvent, est bro-ye-man, en trois syllabes), s. m.Action de broyer.
— ëtym. Broyer.
f BROMATE (bro-ma-t’), *. m. Terme de chimie.Sel produit par la combinaison de l’acide bromiqueavec une base.
f BROMATOLOGIE (bro-ma-to-lo-jie), s. f. Termedidactique. Traité, description des aliments.
— ÉTYM . Bptôpa, aliment, de ppwuxw, je mange(lequel vient de popà, aliment, pop w, dévorer, lemême que le latin vorare ; voy. vorace) , et Xôyo;,traité.
t BROME (brô-m’), e.m. Terme de chimie. Corpssimple, métalloïde, intermédiaire au chlore et àl’iode, et découvert en <826 par Balard.
— ÉTYM . Bpüpoî, puanteur : ainsi dit à cause desa mauvaise odeur.
f BROMÉLIACÉE (bro-mé-li-a-sée), s. f. Terme debotanique. Nom de la famille de plantes dont l’a-nanas ( bromelia ) est le type.
t BROMÉLIE (bro-mé-lie), s. f. Terme de botani-que. Nom de l’ananas (bromelia ).
— ÉTYM . Ainsi nommée en souvenir du médecinsuédois Bromelius , qui s’était rendu célèbre par saFlore gothique.
t BROMIQUE (bro-mi-k’), adj. Terme de chimie.Acide bromique, acide produit par la combinaisondu brome avec l’oxygène.
t BROMOGRAPHIE (bro-mo-gra-fie), i. f. Termedidactique. Synonyme de bromatologie.
— ÉTYM . Bpüpa, aliment, et ypàçôiv, décrire.
j-BROMURE (bro-mu-r’), s. m. Terme de chimie.Composé résultant de la combinaison du brome avecun corps simple métallique ou non métallique.
BRONCIIADE (bron-cha-d’), s. f. Action de bron-cher. Son cheval fit une bronchade. Toutes les ré-vérences et tous les pas qu’il fit en lui donnant lamain furent autant de bronchades, scarr. liom.com. I, 9.
— étym. Broncher.
BRONCHE (bron-ch ’),s.f. Double canal situé l’unà droite, l’autre à gauche, faisant suite à la trachée,et se distribuant dans les deux poumons. Les ramifi-cations des bronches. Une bronche obstruée par uncorps étranger.
— HIST. xvi* s. Parquoy les arteres carotides etventricules du cerveau, et bronchies du poulmonestant ainsi estoupées.... paré, xxvii, p. 666.
j- BRONCHEMENT (bron-che-man), s.m. Actionde broncher.
BRONCHER (bron-ché), v. ». || 1° Mettre le piedà faux. Un cheval peut broncher par maladresse oupar défaut d’aplomb. Le cheval reculait toujours,ronflant, soufflant, et bronchant comme un chevaleffarouché qu’il était, scarr. Rom. com. H. th. <3.Votre cheval bronchant vous laissait dans la plaine,rotr. Bélis. v, 6. Quand bronchant lourdement enun mauvais passage, Régnier , Sat. x. Après ce mau-vais pas où vous avez bronché, corn, le Ment, iv, 6.|| 2° Fig. Hésiter, faillir. Jamais au bout du vers on nete voit broncher, boil. Sat. n. Leur venin [de mes en-nemis] qui sur moi brûle de s’épancher, Tous les joursen marchant m’empêche de broncher, boil. Épit.vu. On marche devant Dieu ; mais, si on bronche,on se hâte de reprendre sa course, fén. xviu, 383.M. de Vendôme, secouru de M. du Maine , ne laissapas Barbezieux broncher à son égard, st-sim. 29,78. || Proverbe. Il n’y a si bon cheval qui ne bronche,c’est-à-dire les plus habiles se trompent, font desfautes. || Il se conjugue avec l’auxiliaire avoir.
— HIST. xiv* s. Thibaut fery de la hache qu’il te-
noit, sur les espaules de Colart si grantcop qu’il lefist brunquier sur le col de son cheval, du cange,broquerius. ||xvi* s. Le grand colosse, à ce coup es-tonné, D’un sault horrible alla brancher par terre,dubell. v, 9, verso. Le pré aux clers en est tes-moing, Où il n’y a si petit coing De muraille, qu’àcoups de pierre On ne face bruncher par terre, id.vn, 76, verso. Le broncher d’un cheval, la cheuted’une tuile, mont, i, 78. Mon jugement ne marchequ’à tastons, chancelant, bronchant, et chopant,id. i, 165. C’est un coup de la fortune de faire bran-cher nostre ennemy, id. i, 242. Ce mulet passantau travers d’une riviere, et y estant [ayant] bran-ché, id. n, <86. I.e corps sans nom, sans chaleuret sans face, Comme un grand tronc broncha des-sus la place, rons. 596.le bois estant bronché
[abattu] Fut par le fer artisan destranché, id. 699.....empeschant que cet illustre ouvrage, Basty par
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vous, n’est bronché de l’orage, amadis jamin, Poé-sies, p. <4, verso .et par là bronche contre bas
La plus dure espesseur des superbes murailles, id.ib. p, 32.
— ÉTYM. Norm. brucher ; de l’ancien français bronche, qui signifiait branche ; ancien espagn. bron-cha, même sens ; ital. bronco, tronc; d’où broncher,parce qu’on se heurte contre un tronc d’arbre. Ori-gine inconnue. On l’a rapporté au latin bronchus,le même que brochus, dent saillante (voy. broche);mais le sens est peu satisfaisant. Diez met en avantl’ancien haut-allem. bruch, flamand brok, quelquechose de rompu, fragment; mais il n’y a pas assezd’intermédiaires pour qu’on sorte de la pure conjec-ture.
t BRONCHIAL, ALE (bron-chi-al, a-1’), adj. Qui arapport aux bronches. Les arcs bronchiaux. Bron-chique est plus employé.
BRONCHIES (bron-chie), s. f.plur. Voy. bran-chies. Bronchies n’est plus usité.
BRONCHIQUE (bron-chi-k’), adj. Terme d’anato-mie. Qui a rapport, qui appartient aux bronches.
— HIST. xvr s. Ce muscle monte tout le long dela trachée artere (au moyen de quoy il est appellébronchique), paré, iv, 15.
f BRONCHITE (bron-chi-t’), s. f. Terme de mé-decine. Inflammation de la membrane muqueusedes bronches.
— ÉTYM . Bronche, et la terminaison féminine ite
(voy. ite, suffixe).
f BRONCHOCÈLE (bron-ko-sè-1'), î. f. et m. Termede chirurgie. Tumeur du cou. Quelquefois synonymede goitre.
— REM. On trouve ce mot, dans les livres de mé-decine, tantôt féminin, tantôt masculin ; il vautmieux le faire toujours féminin.
— ÉTYM.Bpôyxoî, gorge (voy. bronche), et nrjh i,tumeur.
f BRONCHOIR (bron-choir), s. m. Appareil pourplier les draps.
f BRONCHOPHONIE (bron-ko-fo-nie), s. f. Termede médecine. La résonnance de la voix dans les di-visions bronchiques explorées au moyen du sté-thoscope.
— ÉTYM . Bpôyxoç, gorge (voy. bronche), et <p<ov9i,voix.
f BRONCHORRHÉE (bron-ko-rrée), s. f. Terme demédecine. Nom de l’affection vulgairement appeléepituite, flux muqueux.
— ÉTYM . Bpoyxoç, gorge, et peîv, couler.
f BRONCHOTOME (bron-ko-to-m’), s. m. Termede chirurgie. Instrument destiné à l’opération de labronchotomie.
— étym. Voy. bronchotomie.
BRONCHOTOMIE (bron-ko-to-mie), s. f. Terme
de chirurgie. Opération par laquelle on pratique,en cas de suffocation, une ouverture aux voiesrespiratoires.
— ÉTYM . Bpéyx 0 ?) gorge (voy. bronche), et TO|ir|,incision, de TÉpiveiv, couper (voy. tome).
f BRONDISSAGE (bron-di-sa-j’), s. m. Intro-duction d’étoupes entre les joints des cadres du cu-velage d’un puits de mine.
— ÉTYM. Peut-être l’ancien français et provençal bronde, feuillage.
f BRONTOL1THE (bron-to-li-t’), s. m. Pierre àtonnerre, nom de gros rognons de fer sulfuré,qu’ontrouve dans la craie après des orages dont les vio-lentes pluies les mettent à nu.
— ÉTYM . Bpovri], foudre, et X£0oi;, pierre.
j-BRONTOMÈTRE (bron-to-mè-tr’), s. m. Termede physique. Appareil pour explorer l’intensité del’électricité atmosphérique en temps d’orage.
— ÉTYM . Bpovxù, tonnerre, et uivpov, mesure.
BRONZE (bron-z’), s.m. 11 l°Airain, alliage de cuivre
et d’étain connu depuis la plus haute antiquité; lesproportions des deux métaux varient selon la desti-nation de l’alliage. Une colonne de bronze. Les ca-nons sont faits de bronze. Quel colosse de bronzeet taillé doctement.... tristan, M. de Chrispe,i, 3. La tyrannie.... Monstre aux bouches debronze, arme pour cette guerre Ses cent yeux, sesvingt mille bras, A. ciiën. 261. || Fig. Avoir un cœurde bronze,être dur, insensible. Âmes de bronze,hu-mains! celui-là fut sans doute Armé de diamant,qui tenta cette route, Et le premier osa l’abîme dé-fier! la font. Fabl . vu, 12. Ah 1 si ton cœur pourmoi n’est de bronze ou de fer, mol. l’Étourd. m, 12 .Le ciel ne m’a point fait l’âme de bronze, id. l’Av.iv, 1. J’étais de bronze pour tous ces esclaves qui vi-
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vaient sous mes lois, montesq. Lett. p ers. 16. Mal-heur à l’homme de bronze qu’elle ne fléchit pas,dider. Sur les caract. Un charme qui fait tomberles portes de fer et qui amollit les cœurs de bronze,volt. Ingénu, 18. Ces affreux préjugés qu’ils appel-lent devoir Ont sur ces cœurs de bronze un absolupouvoir, id. M. de Cés.i, 1.1| 2° Toute sculpture enbronze. Un beau bronze. Que de cristaux, de bron-zes, de colonnes, Tributs (le l’amour à l’amour, bé-rang .Pauv. femme. [Henri I ] Tout un peuple a vouéce bronze à ta mémoire, v. hugo, Odes , i, 6. || Lescourtisans du cheval de bronze, s’est dit de filous quise rassemblaient sur le pont Neuf, près de la statued’Henri IV. || 3“ Terme de numismatique. Monnai»desanciens fraüpée en bronze. On divise les ancien-nes monnaies en médaillons, grand bronze, moyenbronze, et petit bronze. || Dans le langage de l’ar-chéologie, bronze désigne aussi bien le cuivre purque le cuivre allié. || 4° Poétiquement, canons. Auxaccents du bronze qui tonne La France s’éveille ets’étonne Du fruit que la mort a porté, lamart. Méd. i,16. Folard, parvenu à sauver quelques bronzes, lesplace sur un tertre découvert, chateaub. Natch.n, 12 . |l 5° Bronze jaune ou or en coquille, oripeaud’Allemagne réduit en poudre. || Bronze mou,voy. mou.
— REM. Bronze, féminin au xvi* siècle, a étélongtemps d’un genre indécis.
— HIST. xvi* s. En la mortaise intérieure, estoytune lame de fin assrer, enclavée sur la bronze co-rinthienne , rab. Pant. v, 37.
— ÉTYM . Espagn. bronce; ital. bromo; napol.avrunzo ; bas-lat. bronzium . Muratori* que Diezapprouve, le tire de bruno, brun, par l’intermé-diaire d’un dérivé brunizzo, bruniccio, avec dépla-cement de l’accent. Ce déplacement d’accent faitquelque difficulté; aussi peut-on penser au bas-latinbruntus, qui se trouve dans les gloses d’Ælfricus avecle sens de livide.
BRONZÉ , ÉE (bron-zé, zée), part, passé. Sta-tuette bronzée. Un klephte a pour tous biens.... Unbon fusil bronzé par la fumée, et puis La libertésur la montagne, v. hugo, Orient. 21 . || Souliersbronzés, souliers dont la peau est teinte en brunrougeâtre. || Un teint bronzé par le soleil, un teintauquel le soleil a donné une couleur de bronze.|| Fig. Qui ne redoute rien, éprouvé, blasé. C’est unhomme bronzé. || Terme de médecine. Maladie bron-zée, maladie caractérisée par la couleur qu’elledonne à la peau et qu’on ne peut mieux comparerqu’à celle du bronze, et d’un bronze tirant plus surle noir que sur le verdâtre.
BRONZER (bron-zé),v. a. || i" Peindre en couleurde bronze. Bronzer une statue de plâtre. || 2° Bron-zer un fusil, lui donner, parle feu, une couleurbleuâtre. || 3° Par extension, hàler, donner à la peauune couleur d’un brun foncé qu’on a comparée à celledu bronze. Il a plu à la Providence de bronzer leshommes aux Grandes Indes, volt. Relat. 179 . ||4*Sebronzer, e. n. Prendre une teinte bronzée. |( Fig.S’endurcir. Son cœur s’est bronzé.
— HIST. xvi* s. Les chausses de taffetas et les basde chamois bronzé, brantome, Capit. estr. t. H,p. 172 , dans lacurne ste-palaye.
BROQUART (bro-kar), s. m. Bête fauve d’un an.On appelle vieux broquarts les chevreuils qui ontpassé deux ans.
— HIST. xvi* s. Il jugeoit un vieil cerf à la per-che, aux espois.... Aux dagues, aux broquars biennourris et bien forts, rons. 210 .
— ÉTYM . Broquart a signifié proprement les pe-tites cornes, puis l’animal lui-même; il vient doncde braque ou broche (voy. ce mot).
f BROQUE (bro-k’), s. f. Rejeton d’un chou frisé.Voy. BROCOLI.
f BROQUELINE (bro-ke-Ii-n’), s. f. Terme de ma-nufacture de tabac. Botte de feuilles.
f BROQUER (bro-ké), v. a. Terme de pêche. Per-cer un petit poisson avec l’hameçon pour servir d’a-morce.
— ÉTYM . Broque ou broche (voy. broche).
t BROQUETEUR (bro-ke-teur), s. m. Celui qui metles gerbes en tas, et les charge sur les voitures.
— étym. Broche, signifiant fourche.
BROQUETTE (bro-kè-t’), s. f. Petit clou à
tête. Fixer quelque chose à la muraille avec unebroquette. Acheter de la broquette, acheter une cer-taine quantité de ces petits clous. Clouer avec de labroquette.
— HIST. xvi* s. [Statue d’un jeune enfant] quipar sa broquette [verge] donnoit eaue rose, mons-
TRELET, t. III, p. 55, dans LACURNE SAINTE-PALAYE.
— étym. Autre forme de brochette (voy. ce mot).