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BUC
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— ÉTYM. Bou6if,tumeur,proprement aine,parceque ces tumeurs viennent souvent aux aines. L’éty-mologie donnée par Paré est chimérique.
BUBONOCÉLE (bu-bo-no-sè-1’), s. m. Terme dechirurgie. Hernie inguinale.
— REM. Il serait mieux de faire ce mot féminincomme presque tous ceux qui sont composés avecle nom féminin xnXr), tumeur. Il est toujours loisi-ble de rectifier les erreurs commises à propos d’unnom scientifique,auquel manque l’usage populaire.
I —ETYM. Bouéùv, aine (voy. bubon), et xrjXr], tu-meur.
t BUCA1LLE (bu-kâ-U’, U mouillées), s. f. Blésarrasin.
— HIST. xvi* s. Le millet sarrazin en est uneautre espece que l’on appelle bucail ; il a la paillerouge, OL . DE SERRES, HO.
— ÉTYM. D’après Olivier de Serres , de bockent,nom qu’on donnait de son temps, en Hollande, aublé sarrasin.
j BDCAKDE (bu-kar-d’), s. f. Terme de zoologie.Coquille en forme de coeur de bœuf qui loge unmollusque.
— ÉTYM . Boüç, bœuf, etxapSEa, cœur.
t BUCARD1ER (bu-kar-dié), s. m. Nom du mol-lusque logé dans la bucarde.
j- BUCARDITE (bu-kar-di-t’), s. f. Terme de mi-néralogie. Bucarde pétrifiée.
BUCCAL, ALE (bu-kkal, kka-T), adj. Terme d’a-natomie. Qui appartient à la bouche, et particuliè-rement & la face interne des joues. Les musclesbuccaux. || En grammaire grecque, les lettres buc-cales, et, substantivement, les buccales, le premierordre des muettes (p, it, <p).
— ÉTYM . Buccalis, de bucca, bouche (voy.bouche).
t BUCCELLAIRE (bu-ksèl-lê-r’) ou BUCCELLÉ,EE (bu-ksèl-lé, lée), adj. Terme d’histoire natu-relle. Qui est en forme de petite bouche; qui estmuni d’une petite bouche.
— ÉTYM . Buccella, diminutif de bucca, bouche.
BUCCIN (bu-ksin), s. m. Terme d’histoire natu-relle. Coquille univalve tournée en spirale, ayant laforme d’un cornet, et où loge un genre de mollus-ques. Palissy a cru que les mines calcaires de Tou-raine étaient des couches de buccins, volt. Colim. 3.
— HIST. xvi* s. Il m’avoit fait présent de deuxcoquilles bien grosses, sçavoir est, de la coquilled’un pourpre, et l’autre d’un buxine, lesquellesavoient esté apportées de la Guinée , palissy, h8.
— ÉTYM . Buccinum, de buccina, cornet, trom-pette , ainsi dit à cause de sa forme ; buccina vientde bucca, bouche (voy. bouche).
t BUCCINAL, ALE (bu-ksi-nal, na-1’), adj. Quiest en forme de trompette, de buccin.
BUCCINATEUR (bu-ksi-na-teur), adj. m. Termed’anatomie. Le muscle buccinateur ou, substanti-vement, le buccinateur, muscle situé dans la joue,et servant soit & mâcher, soit à souffler.
— HIST. xvi* s. Ô bienheureux adolescent, qui astrouvé un tel buccinateur [trompette] de tes louan-ges, dubell. i, 27, recto.
— ÉTYM . Buccinator, de buccinare, souffler dansune trompette, de buccina, trompette, de bucca,bouche (voy. bouche).
f BUCCINÉS (bu-ksi-né), *. m. plur. Terme dezoologie. Nom d’une famille de mollusques gastéro-podes habitant la coquille buccin.
+ BUCCINIER (bu-ksi-nié), t. m. Le mollusquevivant dans le buccin.
fBCCClNITE (bu-ksi-ni-t’), s. f. Buccin pétrifié.
t BUCCO-LABIAL, ALE (bu-kko-la-bi-al, a-1’),adj. Terme d’anatomie. Qui a rapport à la boucheet aux lèvres.
— étym. Bucca, bouche, et labial.
f BUCCO-PHARYNGIEN, IENNE (bu-kko-fa-rin-jiin, jiè-n’), adj. Terme d’anatomie. Qui a rapport àla bouche et au pharynx.
— ÉTYM . Bucca. bouche, et pharyngien.
BUCENTAURE (bu-san-to-r’), s. m. || 1° Vaisseaude cérémonie que montait le doge de Venise quandil épousait la mer. || 2“ Sorte de navire à rames usitéanciennement dans les mers d'Italie .
— ÉTYM . Ital. bucenloro, bucinloro; de pou?,bœuf, etxévTaupo;, centaure; sans doute à cause dela représentation d’un centaure à corps de bœuf.Cependant on a cherché d’autres étymologies, quine paraissent pas mériter d’être rapportées ici.
BUCÉPHALE (bu-sé-fa-T), s . m. Cheval d’Alexan-dre. || Par analogie, cheval de parade ou de bataille.|| Par antiphrase, mauvaise rosse.
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— REM. On a quelquefois écrit bucéphal, commeSt-Gelais en ces vers sur le cheval que montaitFrançois I ": Joli, gentil petit cheval, Bon à mon-ter, bon à descendre, Sans que tu sois un bucéphal,Tu portes plus grand qu’Alexandre, dans d’olivet,Prosodie fr. art. m, n* 6.
— ÉTYM . BouxéqvxXoî, de (3oü;,boeuf (voy. bœuf),et xepaXn, tête (voy. céphalique); à cause que latête du cheval d’Alexandre avait quelque ressem-blance avec celle du bœuf.
BÛCHE (bû-ch’), s. f. || 1° Morceau de bois taillépour le chauffage. Bûche de Noël , grosse souche debois qu’on met au feu la veille de Noël , et qui doitdurer toute la nuit, parce que c’était autrefois lacoutume de veiller la nuit de Noël pour assister à lamesse de minuit et, plus tard, à celle de l’aurore.|| Fig. et familièrement, personne stupide, lourde.Cet homme est une vraie bûche. || Il ne se remuenon plus qu’une bûche, il n’a pas la moindre acti-vité. Et l’on demande l’heure, et l’on bâille vingtfois Qu’elle s’émeut autant qu’une bûche de bois,mol. Slis. h, 6. || 2“ Par extension, bûche de char-bon de terre. || Bûche économique, espèce de bri-que préparée avec de l’anthracite en poudre, de luhouille et un peu d’argile. || 3” Terme d’horticul-ture. La tige des orangers étêtés qui viennent deProvence et de Gênes . || 4 ° Établi du tréfileur, del’épinglier. || Barre de fer dont se sert le verrier.|1 Jauge pour régler l’épaisseur des pains de savon.
— HIST. xii* s. E les jugs [jougs] des boes prenpur busche pur fairesacrese, Bois , 219. || xin* s. Lifenix quiert la buisse et le sarment, Par quoi il s’artet giete hors de vie, Thibaut, Chansons, dans la-curne. Elle en la buscherieprentladisisme [dixième]boise, Berte, lxii. X Paris [j’] emportoie chaume,busche et estain, ib. lxxiii. Et pour ce que en au-cun temps, bûche, charbon sont plus chiers unefois que autre, se aucun se douloit, atrenpementconvenable y sera mis par prevost de Paris , Liv. desmit. 4 89. Et li feus fu tost alumez, Qu’il orent bû-che à grant plenté, Ben. 926. Si comme il avientque uns gentix hons ou une meson de religion a esbos d’un segneur une caretée de buce le jor, et ilen envoie querre deus ou trois, beaum. xxiv, 16.N’ai pas busche de chesne, ruteb. 7. Nobles ne setengin ne art, Ne qu’uns des asnes de Senart Quibusche porte, ib. 199. Luxure est un pechiés queglotonnie aluche, Et si le fait flamber plus cler queseiche bûche, i . de meuno, Test. 1760. || xiv* s.[Qu’ils] abatissent arbres et noyers, pommiers ettout ce qu’ils trouveraient de bûche, Chr. de Saint-Denys, t. n, f“ 62, dans lacurne. || xv* s. C’est àentendre que ils doivent [les serfs anglois] de droitet par coutume.... la busche couper et amener àl’hostel et toutes telles corvées, froiss. ii, ii, 106 .L’autre dit : ce n’est qu’un monstre Et ainsi quebusche vestue ; Or ne fait rien et si se tue, eust. des-champs, Poésies mss. f° 612, col. 3, dans lacurne.|| xvi* s. Il devint sec comme une busche, et sonventre creux comme une lanterne, desper. Contes,Lxxv. Des .souliers de busche [sabots], ib. lxxxi.
— ÉTYM . Wallon, boiche; rouchi, boisse; pro-venç. busca; sicil. vusca; de même radical que bois(voy. ce mot).
BÛCHÉ, ÉE (bu-ché, chée), part, passé. Pierrebûchée.
f BÛCHEMENT (bu-che-man), s. m. Terme de ma-çon. Action d’enlever une partie de pierre faisantsaillie.
1. BÛCHER (bu-ché; l’rne se lie jamais; au plu-riel l’r se lie: des bu-ché-z allumés), s. m. || 1“ Lieuoù l’on serre le bois à brûler. || 2° Amas de bois surlequel les anciens mettaient les morts pour les brû-ler. Cet époux si cher A-t-il reçu de toi les hon-neurs du bûcher? corn. Pomp. v, 1. Romains, pri-verez-vous des honneurs du bûcher Ce père, cetami qui vous était si cher? volt. M. de Cés. ni, 8.Déjà Troie en alarmes Redoute mon bûcher et fré-mit de vos larmes, rac. Iphig. v, 2 . Sur un autelsanglant l’affreux bûcher s’allume, La foudre dévo-rante aussitôt le consume, i. b. rouss. Cantate,Circé . Il fait de tous ces arbres un bûcher sur lesommet de la montagne, fén. Tél. xv. || 3“ Amas debois sur lequel on brûlait les personnes condam-nées au feu, les livres réprouvés. Un tribunal im-puissant Au bûcher livra l’Émile, bërans. iluse enfuite. || Fig. Elle avait dressé de ses propres mainsle bûcher où elle devait consommer son sacrifice,fléch. Mar. Th.
— HIST. xvi* s. Une petite garse qui couahoit aubuscher, s’en aperçut, desper. Contes, xxxi.
2. BÛCHER (bu-ché), v. a. || 1° Terme de char-pentier de marine. Dégrossir une pièce de bois.
|| Détruire une pièce qu’on veut remplacer par unemeilleure. || Terme de maçon. Bûcher une pierre,en enlever la partie qui fait saillie. || 2° Terme defauconnerie. Mettre l’oiseau sur un bloc ou sur uneperche. || 3° Populairement, battre, frapper. Il l’abûché vigoureusement; et, v. réfl. Ces deux hom-mes se sont bûchés. || 4* Y. n. Populairement, tra-vailler beaucoup, péniblement. On dit aussi, enparlant de quelqu’un qui frappe à tour de bras : bû-cher comme un sourd.
— HIST. xiv* s. Pour ce s’en vont fuiant; l’unbrait et l’autre crie; Et Bauduins li bers bûche en-core une fie, Baud. de Seb. n, 87. || xv* s. Vinrentmessagers invisibles qui commencent à buscher età tempester, froiss. ii, iv, 22 . Le suppliant estoità un bois où il buschoit et abatoit du bois, ducange, boscairare.
— ÉTYM. Bûche. L’italien buscare, l’espagnol buscar répondent à bûcher pour la forme, non pourle sens qui est chercher, fouiller; ils remontentaussi à bosco , bois, et signifient proprement fouil-ler un bois. Voyez, à l’historique de brusquer, unesignification toute semblable.
BÛCHERON (bu-che-ron), s. m. Ouvrier qui abatdu bois dans une forêt. Un pauvre bûcheron toutcouvert de ramée, Sous le faix du fagot aussi bienque des ans Gémissant et courbé, marchait à paspesants, la font. Fab. i, 18.
— HIST. xm* s. Et s’en vint droit à la vile, enguise d’un vilain boscheron, une grant coigniée àson col, Merlin, P H. || xiv* s. Les hocherons neouvriers quelconques ne feront abatre arbres, Or-donn. des Bois de France , t. vi, p. 220 .
— étym. Bûcher 2 ; Berry, baucheton.
BÛCHETTE (bu-chè-t’), s. f. Petit morceau de
bois sec et menu ; menu bois qui, restant dans lesforêts après l’exploitation, est abandonné aux pau-vres. || Tirer à la bûchette, c’est tirer à celui qui,ayant la bûchette la plus courte, perdra. On ditmaintenant : tirer à la courte paille. Tenez doncvoici deux bûchettes : Accommodez-vous et tirez,la font. Fab. m, 8 .
— HIST. xiv* s. Engins d’aiselles [planchettes],apuiées sur bûchettes que les bons serviteurs font,Ménagier , 11 , 3. || xv* s. Peut estre qu’en autrui œiltu vois la bûchette petite, mais au tien propre tu nevois pas le sommier bien gros que tu y portes, o.chastel. Expos, s. vérité mal prise. De bois avoitune bûchette en l’un de ses yeux, Vie d'Isabelle,à la suite du Joinville, 177, dans lacurne. || xvi*s..... Où avec petites buschettes le sécha le mieuxqu’il put, marg. Nouv. Préf.
— ÉTYM . Diminutif de bûche; picard, bukette;wallon, bouhète, courte paille;namurois , bouchète;rouchi, buquète, busquète.
f BÜCHILLES (bu-chi-11’, Il mouillées), s. f.plur.Fragments de bronze qui se détachent des bouchesà feu pendant qu’on les travaille.
f BUCOLIASTE (bu-ko-li-a-st’), s. m. Poëte bu-colique. Bernardin de St-Pierre nous semble avoirsurpassé les bucoliastes de l’Italie et de la Grèce ,chateaub. Génie, 11, m, 8.
— ÉTYM . BouxoXiournfc (voy. bucolique).
BUCOLIQUE (bu-ko-li-k’), adj. || 1” Qui se rap-porte à la vie des pasteurs; qui parle de leur vie.La poésie bucolique. Poëte bucolique. Ces airs bu-coliques qui rappellent au Suisse exilé son père,sa mère, ses sœurs et les bêlements des troupeauxde sa montagne, chateaub. Génie, iv, 2 , 7. Nous ai-mons qu’on nous charme en des chants bucoliques,v. hugo, Odes , m, 1 . Elle [la muse] a vu, me sui-vant dans mes courses rustiques, Tous les lieux il-lustrés par des chants bucoliques, A. ceén. Idyll.Épilogue. || 2” Terme de prosodie ancienne. Vers bu-colique, vers hexamètre dont la césure se faisaitaprès le quatrième pied]j|| 3° S. f. plur. Poésies pas-torales. Les Bucoliques de Virgile. Le Pentateuque se chantait à Jérusalem , comme des bucoliques, surun mode plein et doux, chateaub. Génie, ni, i, *•|| 4° Fig. et familièrement, ramas de choses sans im-portance et sans valeur, comme papiers, nippes etaussi, mais par raillerie, les objets qui servent àquelqu’un pour faire quelque chose. Le fils de Costeme fit aller à une porte qu’on tenait, et qui me futouverte dès que je parus; j’y trouvai le garde dessceaux et la Vrillière avec toutes leurs bucoliques,ST-SIM. 613, 37.
— HIST. xm* s. Car es bucoliques Virgile Lisonsceste vois de sebile Du saint Esperit enseignie, laBose, 19369.