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Tome premier. A - C.
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mande terre de froment cultivée.... Cesto -ci a sesvertus plus fortes que la buglosse ou bourrache desjardins, quoique symbolisans en presque toutes pro-priétés, o. de serres, 027. Ayant desjà déjeunéjoyeusement de bonne buglose, Moyen de parvenir,p. 75, dans LACURNE.

— ÉTYM . Buglossa, de poOyXwiraov, de fSoü;,bœuf (voy. bœuf), et yXonraa,langue (voy. glottf.).

BDGRANE (bu-gra-n’), s. f. Terme de botanique.Genre de plantes de la famille des légumineuses, etnom vulgaire de l’ononide des champs, dite aussiépine de boeuf et arrête-bœuf.

— ÉTYM . Probablement pour bucrane (voy. cemot), à cause de quelque assimilation avec le crâned’un bœuf. On trouve bugrande dans Cotgrave .

f BUHORIAÜ (bu-o-ri-ô), s. m. Butor, espèce dehéron.

— hist. xv* s. Le suppliant garde des bois etcommis à garder les hairons, bulioriaux etaultresoiseaulx, du cange, buhors.

— étym. Espag. buhairo. Origine inconnue.

j BUHOT (bu-o), s. m. || 1» Pièce du métier dutisserand. || Fil propre à faire la chaîne d’une étoffe.|| Partie de la chaîne dont les étoffes sont composées.|| 2° Plumes d’oie peintes qui servent d’enseigne auxboutiques des plumassiers.

— hist. xm* s. En sa meson n’ot nule entrée,Fors un buiot [conduit], quant est fermée; Là ottendu laz por li prendre, lien. t3748. || xiv* s. Unbuhot [tuyau] d’argent à porter plume d’autrice[autruche], du cangf., buheterius.

— étym. Buhot, buiot, veut dire tuyau, et est undiminutif de buie, sorte de vase. Le buhot des tis-serands a été ainsi dit à cause de sa forme arrondie;le btihot des plumassiers, à cause du buhot qui ser-vait à porter des plumes.

f BUHOTIER (bu-o-tié), s. m. Terme de pêche.Petit filet en forme de poche et à manche, pour leschevrettes.

— étym. Buhot.

f BUIE (buie), s. f. Vase àmettre de l’eau,cruche.Usité dans beaucoup de départements.

— hist. xv* s. Ung jeune homme avoit rompu etcassé une buhe ou crache de terre, du cange , bu-heterius. Unbuion deterre, id. ib. || xvi* s. Buyes,cruches, barils et bouteilles, carl. m, 26. Il le fistbrasier honorablement, puis en feist mettre les oset cendres dedans une buye d’argent , àmyot,Marc. 60 .

— étym. Ce mot ne peut venir que d’un buga oubuca, qui signifie, il est vrai, trou, creux (voy.buée), et qui aura eu, en outre et par extension, lesens de vase. Il y a dans l’ancien français un autrebuie qui veut dire chaîne et qui vient du latin boja,chaîne.

BUIRE (bui-r’), s. f. Vase à mettre des liqueurs.Vieux. On dit burette.

— hist. xm* s. Avant ier li brisai sa buire, Poé-sies fr. mss. t. ii, p. 919, dans lacurne. || xv* s.Au dehors du chastel et de la ville a une très bellefontaine, où, par usage, tous les matins, les fem-mes de la ville venoient atout [avec] buires et au-tres vaisseaux.... froiss. ii, m, io. Avoir [je] veulzle vin à la buire, e. desch. Poésies mss. P 319, col.2, dans lacurne.

— ÉTYM . Origine inconnue, à moins que l’on n’yvoie une corruption de buie.

BUIS (bui ; l’s se lie : le bui-z et le chêne; laprononciation bouis est un provincialisme et con-traire au bon usage. C’était l’inverse du temps deMénage, qui remarque que bouis est la prononcia-tion de ia cour et la bonne, et buis celle de la pro-vince), s. m. || l°Nom d’un genre d’euphorbiacées,et en particulier, nom de deux espèces : le buis ar-borescent ou grand buis, dont le bois et la racineservent à différents ouvrages; et le buis humble oubuis nain, employé en bordures. || 2° Bois de cet ar-brisseau employé à divers ouvrages. Le buis est très-

dense et très-dur. || 3° Branche de buis.L’eau

sainte où trempe un buis bénit, v. hugo, Bail. 1 4.

|| 4° Poétiquement, par métonymie, ce qui est fait

de buis.Sur ce buis [flûte] fertile en agréables

sons Tu pourras des oiseaux imiter les chansons,i. chén. 34. Et deux fois de sa main le buis [pei-gne] tombe en morceaux, boil. Lutr. ii. ||5” Buisde la Chine, la murraye chinoise (aurantiacées).

|| 6° Faux buis, le myrica gale et le fragon épineuxappelé vulgairement fragon. || 7° Terme de cordon-nier. Morceau de buis servant à lisser le talon, lesbords des semelles.

— hist. xm* s. Nus tabletier ne puet faire tablesde quoi li unsfuellessoitde buis et li autre de fanne,Liv. des mét. 173. ||xvi* s. Ne defaut au bouis que

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la bonne senteur, pour le rendre du tout bien qua-lifié, o. de serres, 555. On n’emploie le bouis aujardin que par racines, id. 684

— ÉTYM . Berry et picard, bouis; provenç. bois.;espagn. box; portug . buxo; ital. bosso; de buxus,du grec 7tv$oi;.

f BUISARU (bui-zar), s.m. Voy. busard.

f BUISSA1E (bui-sê), s. f. Lieu planté en buis(voy. buissiêre).

— ÉTYM . Buis.

f BUISSE (bui-s’), s. f. || 1“ Terme de cordonnier.Morceau de bois concave servant à cambrer la se-melle des chaussures de femmes. || 2° Terme do tail-leur. Instrument pour rabattre les coutures.

— ÉTYM . Buis.

f BUISSERIE (bui-se-rie), s. f. Espèce de mer-rain pour les ouvrages de tonnellerie.

j BUISSIÈRE ( bui-siê-r’ ), s. f. Lieu planté debuis (voy. buissaie).

— ÉTYM . Buis.

BUISSON (bui-son), s. m. Il 1° Touffed’arhrisseauxsauvages ou épineux. Tous laissent quelque choseaux buissons de la route, Les troupeaux leur toisonet l’homme sa vertu, v. hugo, F. d’aut. 37. || Bat-tre les buissons, les parcourir pour en faire sortirle gibier. On bat les buissons, et les autres prennentles oiseaux [on a la peine, et les autres ont le pro-fit], sév. 391. || Fig. Battre les buissons, ne ramas-ser que le peu qui reste. Ceux qui auront le couragede recommencer pourront s’amuser la seconde foisà battre les buissons, j. j. rouss. Avert. || Guerre debuissons, guerre de partisans, ainsi dite parce qu’onse met en embuscade derrière les buissons et toutce qui sert d’abri. On commettait dix mille meur-tres, soit sur des échafauds, soit derrière des buis-sons, volt. Philos, v, 42t. || Fig. Se sauver à tra-vers les buissons, chercher des échappatoires quandon est trop pressé dans la discussion. || Bois depeu d’étendue. Ce n’est pas une forêt, ce n’est qu’unimisson.il 2°Terme de chasse. Trouver buisson creux,ne plus trouver dans l’enceinte la bête qu’on avait dé-tournée; et fig. ne pas trouver la personne ou la chosequ’on était allé chercher. || Le cerf prend son buis-son, quand il choisit, au printemps, une pointe debois pour s’y retirer pendant le jour. || Buisson en-glué, buisson artificiel pour prendre les petits oi-seaux. || 3° Arbres qu’on coupe tous les deux ou troisans, afin qu’ils ne dépassent pas trois mètres dehauteur. || Terme de jardinage. Forme donnée auxarbres. Dans le buisson ou cépée toutes les branchespartent du collet de la racine et prennent toutesîes directions. Arbre en buisson, ou, absolument,buisson. || 4° Terme de cuisine. Mets arrangé enforme de pyramide. Buisson d’écrevisses. || 5° Termede minéralogie. Buisson d’or, nom vulgaire d’uneagate. || 6* Terme de botanique. Buisson ardent,nom vulgaire de la pyracanthe.

— hist. xi* s. Mort iF l’abat sur un boissun pe-tit, Ch. de Bol. ccxliii. || xm* s. En la forest fuBerte repuse entre buissons, Berte, xxm. [Il] n’iot fors [que] buissonciaus où du vent [elle] s’estcouverte, ib. xxxv. Desoz un boison s’est couchiez,Iluec se dort de maintenant, Ben. 1 7390.... l’en nevoit boisson ne haie Qui en mai parer ne se voille Etcovrir de novele foille, la Bose, 60 . Et se li ser-gant ne le porsivent pas, ou il ne le poent porsi-vir, porce que cil qui se resqueut [se sauve] se met enbos ou en buisson ou en liu saint, beaum. xxx, 84.Quant les chevaus aus Sarrazins avoient paour d’au-cun bisson, leur mestre leur disoient.:., joinv. 274.|| xv* s. Ainsi que il [le comte de Flandre ] estoitdessous le buisson et là quati, il entendit et ouitparler un homme, froiss. ii, ii, 159. Buisson aoreilles, Proverbe , dans leroux de lincy. Que lasimple bâte le buisson. Et un autre en ait les oy-seaulx, coquill. Plaidoy. de la simple et de la ru-sée. || xvi* s. Le cimitiere est un verd bois, Et lesmurs, hayes et buissons, marot, i, 182 . Avec deuxcents pionniers, pour rompre hayes, bussons, etcombler les fossés, carl. v, 4. Ce pays-là est plainet descouvert, sans hayes ni buissons, id. vi, 32. Ily en a tant eu [des mestres de camp] et l’en faittant tous les jours que, par maniéré de dire, il n’ya gueres contrée en France que, si on en bat lesbuissons, on en verra sortir un mestre de camp,Brantôme, Capit. fr. t. iv, p. 120, dans lacurne. Iln’y a si petit buisson qui ne porte ombre, oudin.

— ÉTYM . Berry, busson, boisson ; bourguig. bou-cha, busson, bouisson; provenç. boisson; ital. bu-scione; de buxus, buis (voy. buis). Ilostus, bois,n’est conciliable ni avec la forme provençale ni avecla forme italienne. Cependant, pour le domainefrançais , il est visible qu’il y a eu confusion entre

BUL

la formation par buis, et la formation par bois. Des-marais, au xvh* siècle, nous dit qu’on prononçaitbisson.

j BUISSONNAIE (bui-so-nê), s. f. Lieu couvert debuissons.

— ÉTYM. Buisson .

t BUISSONNER (bui-so-né), v. n. || 1* Pousser enbuisson. || 2° Terme de chasse. Se dit du cerf quandil se retire dans les buissons pour faire sa tête.

— hist. xv* s. Laissez Baude buissonner [allerpar les buissons], Le vieil briquet se repose, ch.d’orl. Bondeau.

— ÉTYM. Buisson .

f BUISSONNET (bui-so-nè), s. m. Petit buisson.

— ÉTYM . Diminutif de buisson.

BUISSONNEUX, EUSE (bui-so-neû, neû-z’), ad;.Couvert de buissons.

— Étym. Buisson .

BUISSONNIER, 1ÈRE (bui-so-nié, niê-r’), adj.|| 1* Qui habite les buissons. Lapins buissonniers,lapins qui n’ont point de terrier. || 2° Ecole buisson-nière, s’est dit d’écoles tenues par les hérétiques dansdes lieux écartés de la campagne. || Faire l’écolebuissonnière, en parlant d’un écolier, aller jouer aulieu de se rendre à l’école, et, en général, man-quer à son bureau, à une occupation. || 3* S. m.Buissonnier, lieu planté d’arbres taillés en buissons.|| Arbre taillé en buisson.

— HIST. xvi* s. Vrai est qu’elle fut buyssonnière.L’escolle de ceux de Pavie, marot, ii, 132

— Étym. Buisson .

f BUISSURES (bvii-su-r’), s. f. plur. Ordures quise rassemblent sur une pièce que le doreur fait cuire.

f BUITARDE (bui-tar-d’), s. f. Un des noms vul-gaires de l’outarde.

— HIST. xm* s. Grues et gantes [oies] et hairons,Pertris, bistardes et plongons, Fl. et Bl. 1681 .

— ÉTYM . Voy. bistarde.

BULBE (bul-b’), s. f. || 1° Terme de botanique. Ren-flement tuberculeux que la tige de plusieurs plantesprésente au-dessus du collet. || Plateau d’où naissent,des racines en dessous, des écailles ou des feuillesrudimentaires en dessus. || 2“ S. m. Terme d’anato-mie. Renflement arrondi, hémisphérique, ovoïde,saillant dans la cavité des follicules pileux et den-taires. Le bulbe d’un poil, d’une dent. Le bulbe del’œil, le globe de l’œil. Le bulbe de l’urèthre, ren-flement qui se trouve dans l’urèthre.

— REM. Bulbe est féminin dans le langage bota-nique, et masculin dans le langage anatomique.L’Académie ajoute que plusieurs le font masculinaussi en botanique.

— HIST. xvi* s. Ceux qui ont pris de l’epheme-rum, que quelques uns nomment cholchicon oubulbe sauvage, sentent une démangeaison générale-ment partout le corps, paré, xxiii, 44. Mauves, oi-gnons, bulbes et autres, id. ni, p. 636. Seulementpar racine s’edifie le lys, icelle estant en bulbe etoignons, o. de serres, 675. De la bulbe sort untuiau de matière molle et frangible, id. 578.

— ÉTYM . Bulbus, de poXëô;, oignon.

BULBEUX, EUSE (bul-beû, beû-z’), adj. Termede botanique. Qui est pourvu d’une bulbe, ou quiforme bulbe. Plantes bulbeuses. || 2° Terme d’ana-tomie. Pourvu d’un bulbe, ou qui forme bulbe.

— ÉTYM . Bulbe.

f BULBIFÈRE (bul-bi-fê-F), adj. Terme de bota-nique. Qui porte ou produit des bulbes.

— étym. Bulbe, et ferre, porter.

f BULB1F0ii.MH (bul-bi-for-m’), adj. Terme di-dactique. Qui est en forme de bulbe.

— étym. Bulbe et forme.

f BULBILLE (l)ul-bi-ll’, Il mouillées), s. f. Termede botanique. Petit tubercule qui est séparablede la plante mère, et susceptible de produire des in-dividus nouveaux.

— étym. Diminutif de bulbe.

f BULBILLIFÈRE (bul-bil-li-fê-r’), adj. Terme debotanique. Qui porte des bulbilles.

fBULBINE (bul-bi-n’), s. f. Terme de botanique.Genre de plantes liliacées.

— étym. Bulbe.

f BULBIPARE (bul-bi-pa-r’), adj. Terme de bo-tanique. Qui produit des bulbes.

— ÉTYM . Bulbe, et le latin pario, enfanter.

f BULBO .... Préfixe qui entre en composition dequelques mots anatomiques, et qui signifie bulbe :bulbo-uréthral.

BULBUL (bul’-bul’), s. m. Nom du rossignoldans la langue persane; il s’emploie quelquefoisdans la poésie et les ouvrages d’imagination, où ils’agit de l’Orient. Elle vit un bulbul à la liquidevoix, lamart. Chute d’un Ange, 2* vision.