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Tome premier. A - C.
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CAB

CAC

CAC

éloignées des côtes de France . || Connaissance desmouillages, ancrages, bancs, courants, marées etde l’état de toutes les parties des côtes d’une mer,savary, Dictionn. de commerce. || Terme de douane.Navigation de port national à port national.

— ÉTYM . Cabc'-er; espagn. cabotage; ital. cabot-taggio.

CABOTER (ka-bo-té), v. n. Faire le cabotage.|| Se conjugue avec l’auxiliaire avoir.

_ étym. On indique l’italien capo, ou plutôt l’es-pagnol cabo, cap, parce que le cabotage se fait decap en cap : mais cela est douteux.

CABOTEUR (ka-bo-teur), s. m. Marin qui fait lecabotage. [| Adjectivement. Bâtiment caboteur, bâti-ment servant au cabotage.

— étym. Caboter.

CABOTIER (ka-bo-tié), s. m. Bâtiment dont on sesert pour faire le cabotage.

— étym. Caboter.

CABOTIN (ka-bo-tin), s. m. Comédien ambulant,et, par extension, mauvais comédien. || Terme très-familier.

— ÉTYM . Probablement caboter, à cause de lavie errante du cabotin.

[CABOTINAGE (ka-bo-ti-na-j’), s. m. Etat descomédiens ambulants, et aussi des mauvais comé-diens. Il y a tel de ces mots qui vient, en droite li-gne, du royaume d’histrionie et du puissant empiredu cabotinage, montégut, Rev. des Deux-Mondes,I er mars 1869, p. 2 âe.

— ÉTYM . Cabotin.

f CABOT1NER (ka-bo-ti-né), «. n. Exercer sanstalent la profession de comédien. || Terme très-fa-milier.

— ÉTYM . Cabotin.

f CABOUILLE (ka-bou-11’, II mouillées), s. f. Undes noms vulgaires de l’agavé, plante.

f CABRE (ka-br’), s. f. Terme de marine. Sortede grue pour lever les fardeaux. || Terme de tisse-rand. Sorte de chevalet.

— ÉTYM Capra, chèvre.

CABRÉ, ÉE (ka-bré, brée), part, passé. || 1° Lecheval cabré sous son cavalier. || 2° Fig. Mis en co-lère. Cabré par des paroles aussi peu conciliantes.

CABRER (SE) (ka-bré), v. réfl. || 1° En parlant ducheval, se dresser sur les pieds de derrière. || Ensous-entendant se : ne tirez pas la bride à ce che-val, vous le ferez cabrer. Ne faites point des coupsd’une bride rebelle Cabrer la liberté.... v. hugo,F. d’aut. 3. || 2° Fig. S’emporter. 11 se cabre aumoindre mot. || 3° V. a. Choquer quelqu’un parquelque proposition ou quelque terme qui le révolte.Je payai [pour lui], en tremblant de le cabrer, J. J.aouss. Prom. 9.

— hist. xvi* s. L’animal se sentant blessé, ladouleur le fit cabrer, llém. sur Duguesc. ch. 6. Etsi d’autres [qti’Alexandre] s’efforçoient y monter, illeur courait sus, en ronflant et hennissant, et secambrait sous eux, et les fouloit aux pieds, paké,Animaux , 12 ,

— étym. Espagn. cabra, chèvre : se dressercomme une chèvre. Paré a confondu cabrer etcambrer.

CABRI (ka-bri), s. m. Chevreau. Il saute commeun cabri. Les chèvres et les cabris.

— BIST, xv* s. On aura là pain et vin, Gras mou-tons, cabrits et agneaux, froiss. Pastourelle.

— étym. Berry, chcbri; provenç. cabril, qui estdelà chèvre; de capra, chèvre (voy. chèvre).

f CABUILLON (ka-bri-Uon, U mouillées), s. m.Petit fromage de chèvre du Lyonnais et de l’Au-vergne .

— étym. Cabri, cabril.

CABRIOLE (ka-bri-o-1’), s. f. || 1° Saut que l’on

compare à celui d’une chèvre. Un jeune homme

qui fasse mieux la capriole, la bruyère, 3. C’est unedouzaine de faiseurs et de faiseuses de cabriolesque V. M. fait venir dans ses États, volt. Roi dePrusse, 49. Minerve dans mes chansons Fait la ca-briole, bérang. Gaudriole. || 2° Terme de danse.Nom générique de tous les sauts, et surtout de ceuxoù les jambes battent l’une contre l’autre. Les en-trechats sont des cabrioles. || 3° Terme de manège.Saut du cheval qui s’enlève et détache la ruade.Faire aller un cheval à cabrioles.

— HlST. xvi* s. Apprendre des caprioles à lesveoir seulement faire, sans bouger déplacé, mont,i, 163. Un baladin dit.... que les royaumes se rui-noient faute de la dance.... Ce propos fut rejetté,pource qu’il n’y avoit là personne pour les caprioles,n aub. l'cen. m, 22 . J’eus honte que mes capriollesut affecteries de cour me fissent entrer sans barbeou ces vieillards estoyent refusez, id. llist. 1 , 164.

|l Molière a encore dit capriole : Ces yeux te ver-ront faire la capriole, le Dép. am. ni, 10 .

— ÉTYM . Capra, chèvre (voy. chèvre), dont undiminutif se trouve dans le provençal, cabirola, che-vrette : proprement saut de jeune chèvre. Ital. ca-vriola, cavriuola, capriola.

CABRIOLER (ka-bri-o-lé), u. n. Faire la cabrioleou des cabrioles. Un baladin qui cabriole. || Il seconjugue avec l’auxiliaire avoir.

— REM. On disait autrefois caprioler. Parbleu 1 sigrande joie àl’heure me transporte, Que mes jambessur l’heure en caprioleraieut, Si nous n’étions pointvus de gens qui s’en riraient, mol. Sgan. 18 .

— BIST, xvi" s. Le galant se met à la fenestre,donnant le bonsoir à la troupe qui caprioloit et sau-toit vis à vis de sa porte, Contes d’Eutrapel, dansle Dict. de dochez.

— étym. Cabriole.

CABRIOLET (ka-bri-o-lè; le t ne se lie pas dansla conversation ; au pluriel l’s se lie; dites : des ka-bri-o-lè-z élégants; cabriolets rime avec succès,traits, paix), s. m. || 1° Voiture légère à deux

roues.Le Dieu d’Israël Daignera me prêter....

Un beau cabriolet des remises du ciel, volt. Poé-sies mil. 221 . || Cabriolet de place, fiacre qui est uncabriolet. || 2° Espèce de petit fauteuil. Un fau-teuil cabriolet. || 3° Jeu de société qui se joue avecdes cartes ou des dés. || 4° Forme de cordonnier.|| 5° Couteau à cabriolet, couteau dont le manchereçoit diverses lames.

— étym. Cabrioler, à cause que ces voitures,étant légères, sautent beaucoup.

CABRIOLEUR (ka-bri-o-leur), s. m. Faiseur decabrioles.

— ÉTYM . Cabrioler.

f CABRION (ka-bri-on), s. m. || Terme de ma-rine. Pièce de bois qui sert à raffermir les affûts, lors-que la mer est assez grosse pour ébranler l’artillerie.|| Madrier pour l’arrimage des caisses à eau.

— Étym. Autre forme de chevron.

[ CABRON (ka-bron), s. m. || 1“ Peau de chevreau.|| 2° Outil pour brunir.

— étym. Provenç. et espagn. cabra, chèvre.

t CABROUET (ka-brou-è), s. m. Charrette ser-vant, dans les colonies, à transporter les cannes àsucre.

CABUS (ka-bu), adj. m. Pommé, en parlant duchou. Des choux cabus.

— BIST, xiii* s. Et à le [la] nature des chois setient li cabus, mais qu’il est plus fors et plus durspor cuire à l’estomac, alerrant, f" 68. ||xiv*s. Unbrouet d’Alemaingne, clioulx cabus, ilénagier, 11 , 4.|| xvi* s. Tout ce que du fueillage se resserre enpomme, chous cabus et laictues, 0 . de serres, 608.De trois ou quatre especes de laictues remarque-on.plus grosses, plus vertes, plus blanches et plus ca-busses ou pommées, les unes que les autres, id. 613.

— étym. Ital. cappuccio , chou cabus, proprementcapuchon, decappa, chape; delàaussi angl. cab-bage, holl. kabuys. Les anciens dictionnaires ontlaituecabusse ou cabue, ce qui sedit aussiàGenève.

CACA (ka-ka), s. m. Excrément, ordure. Termeenfantin. Faire caca. Fi! c’est du caca.

— BIST, xvi* s. Cettuy-là a fait caca en nos pa-niers : il a ses desseins à part, Sat. ilén. p. 93.

— Étym. Cacare, faire caca.

f CACABER (ka-ka-bé), v. n.Se disait du cri delàperdrix. Inusité.

— HlST. xvi* s. Ils cageollent comme les gays,ils eacabent comme perdris, ils baricquent commeéléphants, ils jargonnent comme les jars, paré,Animaux , 25 .

— étym. Cacabare.

CACADE (ka-ka-d’), s. f. || 1» Décharge de ventre.Bas et peu usité. || 2“ Fig. Fuite, retraite honteuse,ruine causée par la couardise, le manque de tête,d’habileté. Faire une vilaine cacade, manquer parsottise ou lâcheté une entreprise. Quand je vois lacacade devant Dantzick , l’incertitude dans mille dé-marches.... volt. Leur. Pruss. 109.

— étym. Cacare, aller du ventre; espagn. ca-gada ; ital. cacata.

f CACA LIE (ka-ka-lie), s. /.Terme de botanique.Nom d’une plante ( cacalia).

— ÉTYM . KaxaÀla.

CACAO (ka-ka-o), s. m. Sorte d’amande renfer-mée dans une capsule, et qui, rôtie et broyée,forme la base du chocolat. Fève de cacao. Le cacaodu Pérou et de la Nouvelle-Espagne est le plus es-timé. Cacao caraque ou de Caracas : il est presquerond, brun grisâtre extérieurement ; il a presque tou-jours été enfoui en terre, d’où le nom de cacao terré.

— ÉTYM . Mot américain.

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CACAOTIER (ka-ka-o-tié), s. m. Voy. cacaoyer

f CACAOTIÈRE (ka-ka-o-tiû-r’), s. f. Voy. ca-

CAOYÈRE.

CACAOYER (ka-ka-o-ié), s. m. Arbre d’Améri-que , de la famille des malvacées, qui produit le ca-cao (theobroma cacao, L.).

— étym. Cacao.

CACAOYÈRE (ka-ka-o-iê-r’), s. f. Plantation decacaoyers.

t CACARDER (ka-kar-dé), v. n. Se dit du cri del’oie.

f CACASPISTE (ka-ka-spi-st’), s. m. Terme d’his-toire naturelle. Nom donné à des serpents veni-meux qui ont une sorte de bouclier d’écailles.

— ÉTYM . Kaxè;, malfaisant, et àciri:, bouclier.

f CACATOIRE (ka-ka-toi-r’), adj. Terme d’an-cienne médecine. Fièvre cacatoire, fièvre accompa-gnée d’abondantes déjections.

— étym. Cacatorius, de cacare, aller à la selle.

f 1. CACATOIS (ka-ka-toî), s. m. Genre d’oiseaux

grimpeurs d’un très-beau plumage.

2 . CACATOIS (ka-ka-tol), s. m. Terme de marine.Nom des plus petits mâts qu’on grée, sur les grandsbâtiments, au-dessus des mâts de perroquet. Mâtde cacatois. || On dit aussi catacois. || Nom donné àune petite voile carrée qu’on grée au-dessus du per-roquet et qu’autrefois on nommait perroquet royalou perroquet volant.

— ÉTYM . Cacatois 1 , d’après Jal, par assimilationaux cacatois, oiseaux grimpeurs.

f CACF.MPIIATE (ka-sin-fa-t’) et, moins bien,CACÉFATE (ka-sé-fa-t’), s. m. Terme de gram-maire ancienne. Met mal sonnant, mauvaise con-sonuance.

— Étym. KaxÉ|t®aTov, de xaxè;, mauvais, et êpipa-tov, dit (voy. emphase).

CACHALOT (ka-cha-lo), s. m. Mammifère cétacédont les dimensions égalent celles de la baleine,mais qui en diffère particulièrement en ce que sa mâ-choire inférieure, étroite et allongée, est garnie, dechaque côté, d’une rangée de dei.ts cylindriques ouconiques, et que la supérieure présente une série decavités dans lesquelles se logent les dents lorsque labouche est fermée.

— ÉTYM. Anglais , cachalot. D’après Anderson.Histoire ndt. de l’Islande H du Groenland , t. np. ne, ce mot serait d’origine basque, cachau si-gnifiant, dit-on, dans cette langue une dent. MaisRoullin fait remarquer que le mot est non pas bas-que, mais catalan, et que quichal en catalan signifiedent; en espagnol , quixal ou quixar, dent mâche-Hère ; de sorte que .dans cette étymologie, le cachalotest l’animal armé de dents, nom qui lui convienttrès-bien. Le radical cach.... mâchoire, se trouveaussi dans caque à harengs.

1. CACHE (ka-ch’) , s. f. Lieu propre à cacherou à se cacher. On n'est pas peu embarrassé à in-venter dans toute une maison une cache fidèle,mol. l’Av. 1 , 4 . Il dit au roi : Je sais, sire, une ca-che, Et ne crois pas qu’autre que moi la sache, lafont. Fab. vi, 6. Un invalide prétendait avoir tra-vaillé autrefois à faire à Meudon une cache pour ungros trésor, sT-sra. I 2 u, 60 . Que nous avons bienfait de sortir de notre cache I volt. Voy. de la rai-son. J’allais cherchant quelques caches où je four-rais quelques louis en dépôt, J. J. rouss. Conf v.Vous sortirez tous deux de votre cache et vous direz.... regnard, Attendez-moi sous l'orme, 4.

— étym. Voy. cacher.

f 2 . CACHE (ka-ch’), s. f. Terme de chasse. File»tendu sur des piquets en forme de palis, à l’embouchure des parcs.

— BIST, xv* s. Mais bref ensuivant, leur inten-tion vint à connoissance, pour quoi assez briève-ment ils furent en grand cache [chasse, poursuite],et toutes leurs villes.... furent mises en la main duroi d’Angleterre, monstrelet, liv. 11 , ch. 18.

— ÉTYM . Voy. chasse ; chasser et cacher ont étésouvent confondus.

f 3. CACHE (ka-ch’), s. f. Sorte de petite mon-naie. X Pondichéry la cache vaut un centime 1 / 2 .

f 4. CACHE (ka-ch’), s. f. Terme de marine. Voy.

CAICIIE.

CACHÉ, ÉE (ka-chè, chée), part, passé. || 1” Dé-robé à la vue. Serpent caché sous l’herbe, sousterre. Caché aux regards du peuple. J’ai tenu ceproscrit caché chez moi. Écueils cachés. Sentierscachés. Il y a quelque piège caché. On m’élevaitalors solitaire et cachée Sous les yeux vigilants dusage Mardochée , rac. Esth. 1 , i. Sous un épaissourcil il avait l’œil caché, la font. Fabl . xi, 7.Les lois de la communication de la chaleur, dont ladécouverte honorera peut-être notre siècle, mais