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Ayanscasses etmeschans sons, marot, i, (84. Puisma voix rauque et casse Empescheroit que bien neles contasse, in. i, 3(4. Parler d’une voix casse,paré, vi, 2 . Un soldat recreu et casse, mont, i, 82.
— ÉTYM . Provenç. cass; du latin casstis , vide,inutile, ou de quassus, endommagé, affaibli, lesdeux mots s’étant probablement confondus pour for-mer le mot roman.
CASANIER, 1ÈRE (ka-za-nié, niè-ri; l’r ne se liejamais; au pluriel l’s se lie : des gens ka-za-nié-z etpaisibles), adj. || 1* Qui aime à demeurer chez soi,et, en parlant des choses, qui appartient aux gensaimant à demeurer chez eux. Toute profession ca-sanière ne lui platt ni ne lui convient, j. J. rooss.Êm. m. Les gens casaniers et sédentaires, ro. ib. n.Il n’est point d’assemblage plus bizarre que l’aspectguerrier de l’Allemagne entière et le genre de viecasanier qu’on y mène, staél, Allem. i, 2 .Mœurs.Crois-moi, suis plutôt l’exemple De tes amis casa-niers, Et reviens goûter au Temple L’ombre de tesmarronniers, J. b. roüss. Odes , n, 8. || 2° Substanti-vement. Il nous vaut mieux vivre au sein de nos la-res, Et conserver, paisibles casaniers, Notre vertudans nos propres foyers, gresset, Tert-Vert, i.
— HIST. xiv* s. Comme li casenier italien demou-rans en nostre royaume.... nu cange, casana.|| xvi* s. Si vous me laissez ici, j’estime la condi-tion des casanières de village meilleure que lamienne, tver , 564. Il voulut bien montrer qu’ilavoit vu du pays, et s’amusa à faire le casanier [cou-rir les festins, les danses], disant qu’estudier estoità faire à ceux qui ne savent rien, in. 634. Et envi-ron huict ou dix mille bons chevaulx des arriere-bans de la noblesse casanière de mon royaume, car-loix, iv, (0. Qu’un roy casannier s’amuse à affinerceste drogue en son escurial, Sat. Mén. Vertu ducalhol. 3. Je hay plus que la mort un jeune casa-nier, Qui ne sort jamais hors, sinon aux jours defeste, du bellay, vi, (4, verso. Consumant, casa-nier, le plus beau de ton âge En ta pauvre maisonou dans un froid vilage, rons. Bocage roy. ("par-tie, Dialogue entre les muses. Voyez, aux provincesesloignées de la court, le train, les subjects, lesofficiers, les occupations, le service et cerimonied’un seigneur retiré et casanier, nourry entre sesvalets, MONT. I, 333.
— ÉTYM . Bas-lat. casana, dérivé de casa, maison(voy. case).
CASAQUE (ka-za-k’), s. f. || l'Habillement dont onse sert comme d’un manteau, et qui a ordinaire-ment des manches fort larges. On portait alors descasaques par-dessus un pourpoint orné de rubans,volt. Louis XIV , 26 . Jésus-Christ, revêtu d’unecasaque de pourpre, fut présenté aux Juifs par Pi-late, chateaub. Itin. H, 233. || Casaque, nom donnéaux manteaux que portaient les mousquetaires, lesgardes du corps. Il a pris la casaque, il a rendu lacasaque, se disait pour : entrer dans les compagniesdes mousquetaires ou en sortir. || Fig. Tourner casa-que, abandonner. Molès, ambassadeur d’Espagne àVienne, finit en tournant casaque et se donnant àl’empereur, st-sim. 94 , (99. On me mande qu’il m’atourné casaque publiquement, volt. LeU. vers, 36.Cette locution vient de ce que tourner casaque veutdire ou tourner le dos, fuir, ou retourner son ha-bit. || 2* Surtout fait d’étoffe grossière. Une casaquede forçat. || 3° Sorte de manteau de femme ajusté oudemi-ajusté à la taille.
— hist. xvi* s. Quelquesfois par boutade et parcaprice je prenois quelque casaque d’un des pion-niers de sa compaignie, d’aub. Fan. iv, 7. Il eutsa casaque percée d’une arquebusade, id. Vie, xliv.Il y a eu trois tournures de casaques en France quiont bien porté dommage, M. de Bourbon, Moronet André Doria, brant. Doria. Il sembloit à ce pau-vre homme [qui se donnait pour partisan du roi]qu’au travers de son masque et des croix de sa ca-saque on iroit lire jusques dans son cœur ses secrettesintentions, mont, ii, 44.
— ÉTYM. Espagn . et portug. casaca ; ital. casacca ;sans doute de casa (voy. case) : vêtement de mai-son. Diez, qui adopte cette opinion, indique à l’ap-pui du sens le bas-latin casula qui, signifiant petitemaison, a pris le sens de cape, et à l’appui du suffixe(cas-acca), l’italien guarn-acca, robe de chambre.Ajoutez à ces arguments le bas-latin caieta, sortede vêtement.
CASAQUIN (ka-za-kin), s. m. || 1» Espèce de cor-sage de femme avec de petites basques dans le dos,formant deux gros plis à l’endroit de la ceinture etrelevant en l’air; il était facile à mettre et commode;il ne sert plus qu’à la campagne. || 2” Anciennement,sorte de petite casaque à l’usage des hommes. Avoir
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quatre chaussons de laine Et trois casaquins de fu-taine, Cela se peut facilement, bertelot, ContreMalherbe, dans l’édit, de Ménage, p. 497. M. Pous-satin couvert d’un petit casaquin noir, hamilton,Gramm. 9. || Fig. et populairement. Donner sur lecasaquin à quelqu’un, le battre.
— hist. xvi" s. Le voila donc vestu d’un grandcasaquin noir, et de chausses de mesmes, d’aub.Hist. iv, 4. Il n’y avoit soldat qu’il ne fust à cheval;et la pluspart des goujarts, qu’il n’eust une cappe,manteau ou casaquin, carloix, v, 6. Qui sous cou-leur d’un cazaquin de livrée.... froumenteau, Fi-nances, 3* livre, p. 410.
— ÉTYM . Casaque; bourguig. quaisaiquin.
t CASAUBA (ka-zô-ba), s. f. Palais du souveraindans les villes barbaresques.
— étym. Arabe, casbah, forteresse qui défendune ville.
f CASBAH (ka-sba), s. f. Le même que casauba.
CASCADE (ka-ska-d’), s. f. || 1* Chute d’eau; eauqui tombe de rocher en rocher. L’onde bondit enlimpides cascades, millev. Charles àPavie, ch.iv.Un fleuve, par une cascade magnifique, épancheses flots d’or à l’aspect d’un couchant radieux, cha-teaub. Génie, u, v, 8. Un nombre infini de sourcess’y précipitaient par cascades du haut du mont, lafont. Psyché, il, p. 4 17. || Construction en gradinspour une chute d’eau artificielle. || Par extension etfamilièrement, chute en dégringolade. Il cria, faisantla cascade : Ami Phorbas, cher camarade.... scarron,Virgile travesti , liv. v. || 2* Fig. En parlant de ce quiarrive par saccades, par secousses, ou de ce qui ar-rive par ricochet et non d’emblée. Il est arrivé à lafortune par cascades. Cette couronne tomba àJeanne II après diverses cascades et de grandes guer-res, st-sim. i 88, 6. Le maréchal de Lorge avaiteu lesappointements du gouvernement de Guyenne, quin’avaient cessé que lorsque, par la cascade que fitla mort du maréchal d’Humières, il eut le gouver-nement de Lorraine , id. 27, 66. Quand les ordres deVotre Altesse faisaient tant de cascades de Paris àBar-le-Duc , volt. Lettres, Prusse, 54. Votre paquetm’est venu à Paris , après bien de9 cascades, id.Lett. Tressan, 28 fév. (767. || De cascade en cascade,par ricochets. || Ce discours va par cascades, estplein de cascades, se dit d’un discours où la liaisonmanque. || 3“ Faute de jugement, inégalité. Juge-ment de l’auteur, où étiez-vous, quand vous fîtescette magnifique cascade? Balzac, dans furetière.|| 4 ° Terme de mathématiques. Ce qui a le plus brillé,a été sa méthode des cascades, qui résout les équa-tions déterminées de tous les degrés; on approchetoujours de la valeur de l’inconnue par des équationsdifférentes et successives, qui vont toujours en bais-sant ou en tombant d’un degré, et de là est venu lenom de cascades, fonten. Rolle .
— ÉTYM. Ital. cascata , chute, cascade, de cas-care, tomber, dérivé de cadere, tomber (voy. choir).
f CASCANE (ka-ska-n’), s. f. Ancien terme d’artmilitaire. Puits de mine.
f CASCARET (ka-ska-rè), s. m. Homme d’appa-rence mince et chétive. Terme populaire.
f CASCARILLE (ka-ska-ri-11’, U mouillées), s. f.Terme de pharmacie. Ecorce amère et aromatique,qui vient du clutia eluteria, L. arbre qui croît par-ticulièrement à Êleuthère, l’une des Antilles .
— ÉTYM. Espagn . cascarilla, proprement petiteécorce, d ecascara, écorce, qui se rattache au verbecascar, rompre, briser; lequel cascar est une déri-vation espagnole d equassare, casser (voy. casser).
CASCATELLE (ka-ska-tè-1’), s. f. Petite cascade.On aperçoit à la fois le temple de Vesta et les casca-telles [à Tivoli] qui sortent d’un des portiques de lavilla de Mécène, chateaub. Italie , 23 .La pous-
sière des cascatelles Seule a mouillé son luth [d’Ho-race] de myrtes couronné! v. hugo, Odes , m, 4.
— ÉTYM . Ital. cascatella, diminutif de cascata,cascade.
CASE (kà-z 1 ), s. f. || 1 “ Petite et chétive maison.Les cases des nègres aux colonies. Voyez-vous cescases étroites Et ces palais si grands, si beaux, sibien dorés? la font. Fabl . m, 8. [Le rat] va cou-rir le pays, abandonne son trou; Sitôt qu’il fut horsde sa case.... id. ib. vin, 9. La case de Marguerite setrouvait au milieu du bassin, bern.de s.-p. Paulet Virg. Qui est-ce qui demeure là-haut dans ces pe-tites cases? id. ib. || Familièrement. Le patron de lacase, le maître, ou bien celui qui agit en maître dela maison. )| 2° Au trictrac, chacune des places mar-quées d’une espèce de flèche. Faire une case, met-tre deux dames sur la même flèche. La case du dia-ble, la seconde du grand jan ou la septième àpartir du tas de bois, ainsi nommée parce qu’on la
croyait plus difficile à faire que les autres. || Auxéchecs et aux dames, chacun des carreaux blancou noir qui partagent l’échiquier. || 3° Compartimentdans un tiroir, dans une boîte. || Compartiment dansun registre, fait à l’aide de lignes qui coupent trans-versalement les colonnes. Cet acte est enregistréfolio 2 verso, case 3. || Fig. Encore un certain nom-bre de faits, et il faudra briser les cases [refaire laclassification] de la chimie moderne, chateaub.Génie, m, il, 2 . || Les cases du cerveau, se ditquelquefois par allusion au système phrénologiquequi place les facultés dans des parties circonscritesdu cerveau, dans des sortes de cases. || 4 ° Caisseplacée sous le bluteau, dans un moulin. || Dans leschemins de fer, case se dit des compartiments d’unwagon-écurie. || 5“ On trouve quelquefois, maisc’est une faute, en termes d’imprimerie, case aulieu de casse (voy. ce mot).
— HIST. xiii* s. Renars fist en ConstantinobleBien ses aviaus, Et en cases et en caviaus ; N’i laissavaillant deux naviaus L’empereor, Ainz en fist po-vre precheor, ruteb. 196. || xvi* s. Sans difficulté ilzentrarent en la case chaulmine, mal bastye, malmeublée, toute enfumée, rab. Pont, in, (7. Il cou-vroit son entreprise sur la restitution de la case[maison, famille] de Medicis en leur pristine au-thorité, m. du bellay, (63. Maison que j’ay autantchere que maison du monde; mon Dieu , quellecase, de laquelle il n’est jamais sorti acte qued’homme de bien, mont, Lett. 5. La case monstrele messer, Proverbe dans cotgrave.
— ÉTYM. Provenç. espagn . et ital. casa; du latincasa, maison.
CASÉ, ÉE (kâ-zé, zée), part, passé. || 1” Placé. Cevieil employé casé par le ministre dans une re-cette. || 2" Fig. Un homme casé, bien casé, unhomme qui est établi, bien établi. || 3" Disposé parcases. Les damiers [sorte d’oiseau] aux ailes caséesde noir et de blanc, bern. de st-p. Harm. H,Anim.
f CASÉATE (ka-sé-a-C) , s. m. Terme de chi-mie. Sels formés par l’acide lactique et nommés au-jourd’hui lactates.
f CASÉATION (ka-zé-a-sion), s. f. Terme didac-tique. Conversion du lait en fromage.
CASÉEUX, EUSE (ka-zé-eû, eû-z’), adj. Termedidactique. De la nature du fromage. La partie ca-séeuse du lait.
— étym. Caseus, fromage.
f CASÉIFORME (ka-zé-i-for-m’), ad;. Terme di-dactique. Qui ressemble à du fromage. Préoipitôcaséiforme.
— ÉTYM . Caseus, fromage, et forme.
f CASÉINE (ka-zé-i-n’), s. f. Terme de chimie.Substance organique naturellement liquide dansl’économie, coagulable par les acides et par la pré-sure, mais non pas par la chaleur. On dit aussicaséum.
f CASÉIQUE (ka-zé-i-k’), adj. Terme de chimie.Acide caséique, acide ainsi nommé parce qu’on letrouva d’abord dans le fromage, et qui est l’anciennom de l’acide lactique.
CASEMATE (kà-ze-ma-t’), s. f. || 1* Terme de forti-fication. Souterrain voûté à l’épreuve de la bombe.|| Autrefois, plate-forme à loger du canon, qui étaitpratiquée dans la partie du flanc proche de la cour-tine, et qui faisait une retraite ou un enfoncementvers la capitale du bastion. || Par extension etdans le langage des soldats, cachot. On le laisserapourrir dans un trou de casemate. Dans le mêmelangage il signifie aussi quelquefois latrines.|| 2" Terme de chasse. Trou dans lequel les blai-reaux et les renards font tête aui bassets.
— HIST. xvi* s. Les autres vuidoyent chasmates,rembarroyent faulses brayes, erigeoyent cavaliers,rab. Pant. m, Prologue. Encores que les bastionsne soyent pas défendus d’artillerie d’aucunes case-mates basses, ils ne laissent de l’estre très bien del’harquebuserie des courtines, lanoue, 337. Assistéde dix compagnons , il dessendit dans le fosséde la ville, se précipité dans une casemete, quene pouvant garder, il mit en feu, d’aub. Hist.m, 39 (alias : casemate). Fortiffié à la vieillemode, sans flancs, parapects, boulevarts, ravelins,cases-mattes, plates-formes, ny aucun rempart,carloix, v, 44. Casemattes, id. vi, 40. Casmates,id. vii, 40. Nous voyons souvent une milliasse depauvres hommes fricassés sous une mine ou caze-mate, paré, ix, Préf. Nous gagnasmes aussi deux