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Tome premier. A - C.
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— ÉTYM. Diminutif de cave 3.

| CAVI (ka-vi), s. m. Nom des tubercules radi-caux de Voxalide tubéreuse, appelée oca au Brésil ,où l’on mange ces tubercules.

CAVIAR (ka-vi-ar), s. m. Aliment composé d’œufsde grand esturgeon pressés et salés; il est très-re-cherché dans le nord.

— HIST. xvi* s. D’entrée de table, ilz luy offrentcaviat, boutargues, anchois, rab. Pant. iv, oo. Faitjeter en leur naufs soixante et dix huit douzaines dejambons, nombre de cavials, m. ib. iv, 18 .

— ÉTYM. Espagn. cabial; portug . caviar; ital. ca-t Haie; grec moderne, xautâpi; turc , chouiar.

f CAVICOLE (ka-vi-ko-1’), s. m. Nom de larvesde taons qui se logent dans les cavités du corpsd’autres animaux.

— ÉTYM . Cavum, cavité, et colere, habiter.

t CAVICORNE (ka-vi-kor-n’), ad). Terme de zoo-logie. Qui a des cornes creuses.

— ÉTYM . Cavus, creux (voy. cave), et corne.

f CAVTÉ (ka-vi-é) ou CAVIEN (ka-vi-in), s. m.Terme d’histoire naturelle. Nom de la famille dontle cochon d’Inde ( cavia) est le type.

CAVILLATION (ka-vil-la-sion), s. f. Terme debarreau et de controverse. Mauvaise chicane, déri-sion , moquerie. Pour ne rien retenir qui puisse laisserla plus petite couleur aux cavillations les plus desti-tuées même d’apparence, il faut dire que.... st-sim.372, 19t. J’admirai les cavillations de ses réponses,ID. 340, 209.

— HIST. xiii* s. Bien eilst excusacions Par quiex-que cavillacions, la Rose, 183)4. Les renonciationsquisunt mises es lettres sunt bones; car s’eles n’es-toient, on porroit moult de cavillations métré avantcontre les lettres, beaum. xxxv, 2». || xiv* s. Et seaucun par cavillacion disoit que la decretale parlede celui qui.... oresme , Eth. 162. || xv* s. Son frerele duc de Glocestre y estoit plus froid que lui, etressoignoit [craignait] les cavillacions et déceptionsdes paroles colorées des François, froiss. iii, iv,36. || xvi* s. C’est une cavillation trop imprudentede dire que.... càlv. 123. Et n’y a subtilité ne cavil-lation qui les puissent eicuser que cette façon nesoit perverse, id. Préf. des Ps. de Marot. Paix juréetant solennellement par personnes sacrées et de sihaute extraction, en termes non sujets à cavillation,d’aub. Bût . 11, 252.

— ÉTYM . Provenç. cavilhatio; espagn. cavilacion;de cavillationem.

f CAVILLOT (ka-vi-llo, il mouillées), s. m. Voy.cabillot.

-(■CAVIN (ka-vin), s. m. || 1° Terme militaire.Chemin creux qui tient lieu de tranchée et qui favo-rise les approches ou la défense. || 2“ Terme de géo-logie. Lieu bas ou petite fondrière.

— HIST. xiv* s. Par dedens un cavain [il] se mistprivéement, Du Guescl. H 66. 11 n’est deuil qu’onn’oublie, à terme bien prochain; Qui est mors, ilest mors, on le boute en cavain, Baud. de Seb.1 , 866 || xvi* s. La plaine estant au dessous de plu-sieurs fonceaux, vallées et cavains, amyot, Timo-Uon, 38. Ceux de dedans avoient pourveu d’arcbu-serie tous les cavins et lieux avantageux, m. dubell. 446. [Les animaux] .... qui ont leur repaireaux caveins des montagnes, baïf, Œuvres, p. 4,dans LACURNE.

— ÉTYM . Cave 3.

f CAVXROSTRE (ka-vi-ro-str’), adj. Terme dezoologie. Qui a le bec creux.

— étym. Cavus, creux (voy. cave), et rostrum,bec (voy. rostres).

t CAVISTE (ka-vi-st’), s. m. Nom, dans quel-ques administrations publiques, de celui qui estchargé de l’administration de la cave.

— ÉTYM . Cave.

CAVITÉ (ka-vi-té ), s. f. Vide dans un corps solide.Les cavités d’un rocher. Les quatre cavités du cœur.

— HIST. xm* s. Et estoient hors de cele caveté,llist. occident, des croisades, t. 11, p. 645.

— ÉTYM . Cave 3.

f CAVOIR (ka-voir), s. m. Instrument pour ro-gner le verre.

— ÉTYM . Caver 1 .

t CAVOLINE (ka-vo-li-n’), s. f. Genre de mollus-ques nudibranches.

— ÉTYM . Ital. cavolino, compartiment, à causeque les tentacules sont divisés en feuillets.

t CAYENNE (ka-iè-n’), 1 . f. Terme de marine.Caserne servant aux marins qui attendent une des-tination. || Cuisine commune, pendant l’armementet le désarmement. || Vieux vaisseau installé en ca-serne flottante.

— HIST. xiv* s. Iceulx Flamans marchans ne po-

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voient venir au hable [havre] qui estoit clos, et aussipour cause du guet qui estoit sur les murs et sur lescaennes, nu 8 ange, caya.

— ÉTYM . Bas-Iat. caya, demeure, maison.

f CAYES (ka-ie), s. f. pl. Terme de géographie.Dans la hier des Antilles , lies basses, rochers, bancsformés de vase, de corail et de madrépores.

— ÉTYM . Ane. franç. caye, banc de sable, lemême que chai ou quai (voy. ces mots), caye si-gnifiant ce qui limite.

CAYEU (ka-ieu), s. m. Voy. caïeu.

fCAYOPOLLIN (ka-io-po-lin), s. m. Nom d’unanimal à bourse de l’Amérique du Sud .

f CAZELLE (ka-zè-T), s. f. Espèce de bobine surlaquelle on dévide l’or filé.

f CAZETTE (ka-zè-t*) , 1. f . Terme de céramique.Enveloppe ou pâte grossière pour séparer et suppor-ter les poteries dans la cuisson.

1. CE, CET, m.; CETTE, f.; CES, plur. desdeux genres (ce tas, se tas; cet homme, sè-t homme;sè-t’, aufém.; sê, au plur.; l's se lie : ces hommes,dites : sêz hommes), adjectif démonstratif. Cene se met que devant les noms masculins qui com-mencent par une consonne ou par une h aspirée :ce roi, ce héros; cet, devant les noms masculinsqui commencent par une voyelle ou une h muette :cet homme, cet ami, cet homme-ci, cet homme-là.De cette nuit, Phénice, as-tu vu la splendeur? Tesyeux ne sont-ils pas tout pleins de sa grandeur?Ces flambeaux, ce bûcher, cette nuit enflammée,Ces aigles, ces faisceaux, ce peuple, cette armée,Cette foule de rois, ces consuls, ce sénat, Quitous de mon amant empruntaient leur éclat, Cettepourpre, cet or, que rehaussait sa gloire Et ceslauriers encor témoins de sa victoire, rac. Jlérén.1 , 6. || Ce, cet, cette, ces, suivis d’un substantifquel qu’il soit, permettent de le déterminer de nou-veau par les adverbes de lieu ci et là. Ce livre-ci, celivre-là. Cette plume-ci, ces plumes-là. || Ce, cette,ces, s’appliquent à ce qui va suivre. Quand la vertun’aurait que cet avantage de nous mettre à l’abri detoutes les tempêtes des passions, mass. Carême,Dégoûts . || Avec un adjectif pris absolument. S’il res-tait un seul cas à examiner, ce seul suffirait pourempêcher la définition, pasc. Préf. Vide. || Avec unadjectif possessif. Ce mien cousin que vous avez vuchez moi. Tournure archaïque et familière. Nous[Constantin] ordonnons que cette notre donationdemeure ferme jusqu’à la fin du monde, volt.Mœurs, 10.

— HIST. Voy. ce 2 .

2 . CE, nom général de choses qui, étant le masculinde l’adjectif démonstratif, est par conséquent toujoursdu masculin. || l°Ilexprime, d’une façon indétermi-née, l’idée que celui qui parle a dans l’esprit. C’estbeau. C’est agréable. C’était le bon temps. Ce seraun jour de fête. Ce qui est vrai doit être dit. Cequi est inspiré par le désintéressement est dignede louange. || 2° Ce, placé devant le verbe être,ou les verbes devoir, pouvoir, et précédant, ainsiplacé, un pronom, un substantif, un verbe, ap-pelle particulièrement l’attention sur ces mots.C’est vous que je demande. C’est le roi qui vientde passer. Ce ne peut encore être les gens quenous attendons. Ce doit être mes tantes et mononcle. Si jamais homme a été capable de soutenirun si vaste empire, ç’a été sans doute Alexandre,boss. Hist. m, 6. Ç’a été dans notre siècle un grandspectacle de voir, dans le même temps et dans lesmêmes campagnes, ces deux hommes [Condé etTu-renne] que la voix commune de toute l’Europe éga-lait aux plus grands capitaines des siècles passés....id. Louis de Bourbon. Ç’aurait peut-être été le si-gnal d’une révolte dans tout le royaume, vertot ,Rév. de Suède , 222 . Nous regardons ces confessionscomme autant de justices envers Dieu; mais Dieu nous fera voir que ç’ont été d’énormes injustices,bourd. Âvent, Sur la pénù. 194. Ce sont vingt millefrancs qu’il m’en pourra coûter, mol. Mis. v, 1. Onverra que c’en sont les figures, pasc. Fig. 9. C’estvous, mon cher Narbal , pour qui mon cœur s’at-tendrit, fénel. Tél. iii. Vous avez fait de grandeschoses ; mais, avouez la vérité, ce n’est guère vous parqui elles ont été faites, m. ib. xxii. C’est vous, digneFrançais , à qui je viens parler, volt. Zaïre, H, 1 .C’est de vous que mes vers attendent tout leur prix,la font. Fabl . vu, à Mme de Montespan. Ce n’estplus le jouet d’une flamme servile, C’est Pyrrhus ,c’est le fils et le rival d’Achille , rac. Andr. H, 6. || Ceavec le verbe être et le pronom le, la. Est-ce là votrevoiture? oui, ce l’est. Sont-ce là vos souliers? ce lessont. Regardez bien, ne les sont-ce pas [vos ta-blettes]? oui, ce les sont là elles-mêmes, boil.

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Héros de roman. || Il est clair que, grammaticale-ment, ce est sujet, et que par conséquent le verbeêtre doit être mis au singulier, mais il n’y aurapas d’irrégularité non plus à considérer, par inver-sion, le nom qui suit comme le sujet, de sorte qu’onpourra à volonté faire accorder le verbe avec ce ouavec le nom. C’est ce que faisait l’ancienne languequi disait aussi bien c’estes vous que c’est vous. Maisl’usage moderne a mis des exceptions qu’il faut con-naître. || a. Avec les pronoms moi, toi, nous, vous,le verbe être se rapporte toujours à ce: c’est moiqui le dis ; c’est toi qui le fais ; c’est nous qui ledisons ; c’est vous qui le faites. || b. Si le nom estau pluriel, le verbe être s’accorde non avec ce,mais avec le nom : ce sont eux qui le veulent. Cesont les ingrats, les menteurs, les flatteurs qui ontloué le vice, fén. Tél. xviii. ||c. Néanmoins d’ex-cellents auteurs ont conservé l’ancienne liberté del’accord et ont mis le singulier même en ce cas. Cen’est pas les Troyens, c’est Hector qu’on poursuit,rac. Andr. 1, 2. Ce n’était plus ces jeux, ces fes-tins et ces fêtes, Où de myrte et de rose ils cou-ronnaient leurs têtes, volt. Ilenr. x. Qui raconteraces détails, si je ne les révèle? Ce n’est pas les jour-naux, chateaub. De la Censure. Ce n’est pas seule-ment les hommes à combattre, c’est des montagnesinaccessibles, c’est des ravins et des précipices d’uncôté, c’est partout des forts élevés, boss. Louis deBourbon. C’est eux qui ont bâti ces douze palais, id.Hist. m, 3. Des reproches à une tigresse, c’est desmarguerites devant des pourceaux, madame gri-gnan, 9 septembre 1871, dans jullien, Gramm.p. 235. C’est elles [les femmes] qui ont accomplivotre vœu, fénel. Dial, des morts, 35 . Ce n’estpas les vaines distinctions que l’usage y attache,mass. Petit Car. dernier sermon. Les dieux déci-dent de tout; c’est donc les dieux et non pas la merqu’il faut craindre, fénel. Tél. vi. Bien qu’en cescas l’usage moderne soit pour le pluriel, cependanton pourrait encore user de l’ancienne liberté del’accord et imiter ces auteurs, en des occasions oùsoit l’oreille, soit le caractère de l’expression y por-teraient. || d. Si ce et être sont suivis de deux ouplusieurs noms, le verbe être s’accorde avec ce,c’est-à-dire se met au singulier. Dans les ouvragesde l’art c’est le travail et l’achèvement que l’on con-sidère, au lieu que dans les ouvrages de la nature,c’est le sublime et le prodigieux, boil. Longin, 30.C’est le nombre du peuple et l’abondance des ali-ments qui font la force et la vraie richesse d’unroyaume, fén. Tél. xxii. Cependant il n’y auraitpas de faute à mettre le pluriel; car c’est ici l’af-faire non de la grammaire, mais de l’oreille à la-quelle il déplairait de trouver, après un verbe aupluriel, un nom au singulier, et qui tout d’abord netient pas compte de ce qui suit. || e. Si, de ces noms,un était au pluriel, on n’en mettrait pas moins leverbe être au singulier, à moins que le nom au plu-riel ne fût le premier : c’est la gloire et les plaisirsqu’il a en vue ; mais : ce sont les plaisirs et la gloirequ’il a en vue. || f. Le verbe être se met toujours ausingulier, quand une préposition intervient, cerestant alors l’unique sujet du verbe. C’est pour euxque je travaille. C’est de ces hommes que j’attendsdu secours. Cruel, c’est à ces dieui que vous sacri-fiez, rac. Iph. iv, 4. C’était bien de chansons qu’a-lors il s’agissait, la font. Fabl . vn, 9. || g. C’estdu singulier qu’on se sert avec les nombres expri-mant les heures. C’est onze heures qui sonnent.|| 3" Ce dans une phrase interrogative. Est-ce vous?Ëtaient-ce nos amis? Sa haine ou son amour, sont-ce les premiers droits Qui font monter au trône oudescendre les rois? rac. Les frères ennemis, il, 3.Est-ce toi,chère Élise? id. Esth. 1, 1. Sont-ce sesgrands canons qui vous le font aimer? mol. Mis. 11,1 . Comment? ces noms étranges, ne sont-ce pasvos noms de baptême? id. Précieuses, 6. Est-ce moiqui t’appelle et qui règle ton cours? l. rac. Relig. 1.|| Les règles sont les mêmes pour l’accord du verbeêtre quedans le cas précédent; l’usage moderne veutle pluriel quand le nom est au pluriel. Mais, ici aussi,de bons auteurs ont gardé la faculté de faire accor-der le verbe avec ce. Est-ce ces moments que vousaccordez à la religion? mass. Pet. Car. Drap. Est-ce eux qui ont incendié ta cabane? dit Céluta, chat.Natc. n, 329. || 4° Ce dans une phrase interrogativeavec qui ou que. On frappe ; qui est-ce ? On appellelà-bas ; qu’est-ce ? Qu’est-ce qu’elle dit, cette morale.’mol. Bourg. 11, 6. Il faut que dans l’obscurité je tâcheà découvrir quelles gens ce peuvent être, id. Sic. 6.Qui peut-ce être?io. L'Av. iv, 7. Quelle énigme est-ce ci, madame? corn. Othon, 11 , 3. || Qu’est-ce-là?qu’est-ce-ciP qu’y a-t-il là? qu’y a-t-il ici? Qu’est-ce