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assurance, garantie. La goutte est un certificat devie Vous serez sévèrement puni, je vous en donnemon certificat.
— htst. xv" s. Quand les ambasadeurs de Portin-gal orent apporté certificats.... froiss. ii, iii, 48.
|| xvi" s. Et n’oublierent aussy de retirer chacunung certificat de leurs services, signé de la main duroy, carl. v, 1 . Ils avoient signé certifficat à M. deVièilleville, de ne marcher que pour le service duroy. JD. vin, 36.
— Étym. Latin fictif cerlificolum, dubas-latin certi-fieurs, de certus, certain, et du suffixe ficare, faire.
CERTIFICATEUR (sèr-ti-fi-ka-teur). || 1» S. m.Terme de pratique et de commerce. Celui qui certifieune caution, une promesse, un billet. Certificateurde criées, celui qui attestait en justice la régularitédes criées. || 2" Adj. Notaire certificateur, notairechoisi par l’Etat pour délivrer aux rentiers les cer-tificats de vie.
— HIST. xvi' s. J’ai eu juste crainte qu’on m’eustpris pour certificateur [approbateur] des enormitez,d’aub. Hist. III, 423.
f CERTIFICATIF, IVE (sér-ti-fi-ka-tif, ti-v’), adj.Qui a la vertu de certifier.
— hist. xvi" s. Que je ne partirais point sansune lettre certifficative de sa parole, carl. vii, 7.
CERTIFICATION (sèr-ti-fi-ka-sion), s. f. || 1° Terme
de palais. Assurance par écrit. Certification de cau-tion, de criées. Vieilli. || 2° Terme de bourse. Certi-fication des signatures, obligation du cédant «t sou-vent des deux parties dans le transfert de certainesactions (particulièrement celles de chemins de fer),de faire certifier leurs signatures par un agent dechange ou un des administrateurs de la compagnie.
— HIST. xiv" s. Telles raisons ne font pas certi-fication, oresme, Thèse de meunier. || xv" s. Quandle pape Clement et les cardinaux en eurent la certi-fication, froiss. iii, iv, 10 . || xvi" s. La circonci-sion leur estoit une certification et souvenance pourles confirmer en la promesse faite à Abraham , dela semence benite, calv. Instit. 1043. Comme Eu-menes en eust pris et emmené des chevaux autantqu’il voulut, et en eust envoyé une lettre patentede certification aux harassiers et escuyers qui enavaient la charge, amyot, Eum. it>.
CERTIFIÉ , ÉE (sèr-ti-fi-é, ée), part, passé. Faitcertifié par un témoin oculaire.
CERTIFIER (sèr-ti-fi-é), v. a. || 1" Assurer qu’unechose est certaine. Je vous le certifie. Je vous certi-fie que.... Il certifia à son ami qu’il en était ainsi.
|| Autrefois ce verbe voulait le régime direct de lapersonne. Il me certifia du fait. Dieu certifie l’âmeen tout ce qu’il convient, bossuet, Letlr. abb. 163.
|| 2“Terme de pratique. Certifier une caution, enrépondre. Certifier des criées, en attester la régu-larité.
— HIST. xiii" s. Si ne peüst-ilpas le nombre Desgrans contens [disputes] certefier, Tant setlst bienmonteplier, la Rose, 12999. Et [que] nous [soyons]certefiês des noms des hommes que vous aurez faitadjorner, nu cange, assisa. Se le seignor viaut[veut] estre certefié que il ait son jor gardé si commeil deit, Ass. dejér. 80 . Certifier son essoine [excuse]au seignor et à la court qui ajorne les parties, ib. 97.|| xiv* s. Et dès maintenant peut assez aparoir que-le chose est science, mes toutevoies il en convientplus certifier, oresme, Eth. 173. || xv" s. Faites ap-porter de grands mairins, nous vous certifions quepar force on la pertuisera [l’abbaye] en plusieurslieux, froiss. i, i, 137. Car il n’eut, je vous certi-fie, Or ne argent de son poisson, villon, t" repue,comment ils curent du poisson. || xvi" s. Il cognoistbien que le printemps revient, Et aux fruits meursl’automne il certifie : Voilà son art et sa philoso-phie, st-gelais, 209. Les ministres sont ordonnezde Dieu comme tesmoins, et quasi comme pleiges,pour certifier les consciences de la remission despéchiez, calv. Inst. 496. 11 sera droitement certi-fié, là où auparavant ri estoit en doute, id. ib. 497.Toutefois [César] estant par le chemin certifié qu’il[Caton] s’estoit luy mesme desfait de sa propre main,amyot, César, 70. Il le certifia de tout ce qu’ilavoit veu et entendu, carloix, iv, 23.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. certifieur ; itil. cer-tificare; bas-lat. certificare, du latin certus , certain(voy. certes), et ficare, fréquentatif de facere, faire.
CERTITUDE (sèr-ti-tu-d’), s. f. || 1" Qualité de cequi est certain. Certitude morale, mathématique.L’histoire commence à avoir de la certitude, boss.Hist. i, 7. 11 faut toujours compter avec la fortune
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avant que de compter sur la certitude des félicités,hamilt. Gramm. 10 . M. Malouin trouvait, parmiles savants et les gens de lettres, des malades sou-vent peu disposés à croire à la certitude de la mé-decine ; et peu de médecins en ont été aussi per-suadés que lui, Condorcet, Malouin. Il De certitude,locut. adverb . Certainement, assurément. C’estmoi qui suis Sosie enfin, de certitude, mol. Amph.1 , 2 . || Terme de philosophie. Conviction qu’a l’es-prit que les objets sont tels qu’il les conçoit. Laquestion de la certitude. || 2° Stabilité. Il n’y a nullecertitude dans les choses du monde. || 3' Terme degraveur. Fermeté de main dans la conduite duburin.
— hist. xvi" s. Tellement que qui voudrait repré-senter la certitude de l’interest qu’a supporté cha-cun diocese, pour raison d’icelle surcharge.... frou-menteau, Finances, iii" liv. p. 389. Sinon qu’ondonne de fermes raisons pour la certitude d’un telarticle, id. ib. p. 391. Son dessein [de la philoso-phie] est de chercher la vérité, la science et Incer-titude , MONT. Il, 230.
— ÉTYM . Provenç. sertetut; catal. certitut ; es-pagn. certidumbre ; ital. certitudine; du latin certi-tudinem,de certus, certain (voy. certes) . On disaitdans l’ancien français certainetè, mot très-bon et àtort tombé en désuétude.
f CÉRULÉ, ÉE (sé-ru-lé, lée), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui a une teinte d’azur.
— ÉTYM . Le latin cxruleus, bleu.
f CÉRUL1NE (sé-ru-li-n’), s. f. Terme de chimie.Bleu d’indigo soluble.
f CÉItULIPEDE (sé-ru-li-pè-d’), adj. Terme dezoologie. Qui a les pattes bleues.
— ÉTYM . Latin fictif cærulipes, de cærulus,bleu, etpes, pied.
f CÉRULIPENNE (sé-ru-li-pè-n’), adj. Terme dezoologie. Qui a les ailes bleues.
— ÉTYM . Latin fictif cærulipenna, de cærulus,bleu, et penna, aile.
CÉRUMEN (sé-ru-mèn’), s. m. Terme de physio-logie. Humeur onctueuse, épaisse, analogue à laoire, qui s'amasse dans le conduit auditif externe.
— ÉTYM . Bas-lat. cerumen, de sera, cire (voy. cemot).
CÉRUMINEUX, EUSE (sé-ru-mi-neô, neû-z’),adj. Qui est relatif au cérumen. Glandes cérumi-neuses. Humeur cérumineuse.
CÉRUSE (sé-ru-z’), s. f. Carbonate de plomb, decouleur blanche. Blanc de céruse. Leur visage re-luit de céruse et de peautre, régnif.r, Sat. ix. Lacoquette tendit ses lacs tous les matins, Et mettantla céruse et le plâtre en usage, Composa de sa mainles fleurs de son visage, boil. Épit. ix. || Céruse na-tive, nom donné par quelques minéralogistes auplomb blanc terreux.
— HIST. xvi" s. La maniéré de faire le sel de ce-ruse [acétate de plomb], c’est qu’il faut prendre delaceruse bien pulvérisée, et la mettre avec vinaigredistillé, paré, xxv, 44. Poudre de ceruse de Venise lavée en eau rose, id. ib.
— ÉTYM. Provenç. ceruza ; espagn. cerusa; ital.cerussa; du latin cerussa, céruse.
CERVAISON (sèr-vê-zon), s. f. Temps de l’annéeoù les cerfs sont gras, et qui est le plus propre àla chasse de ces animaux.
— HIST. xiv" s. À la nostre dame de mars com-mencent les appareils des cervoisons, Ménagier , ii, 6.
CERVEAU (sèr-vô), s. m. || 1° Masse de substancenerveuse qui occupe la cavité du crâne chezl’homme et les animaux vertébrés, et est un desprincipaux organes de la vie. Le cerveau est le centredes sensations et le siège des penchants, de l’intel-ligence et de la volonté. La substance, les ventri-cules, les membranes du cerveau. Transport au cer-veau. Ce vin porte, monte au cerveau. Il faut quece matin à force de trop boire II se soit troublé lecerveau, mol. Amph. u, i. || Rhume de cerveau,inflammation catarrhale de la membrane qui ta-pisse les fosses nasales, ainsi dit à cause d’une an-cienne théorie qui supposait une communicationentre les fosses nasales et le cerveau. Être pris ducerveau, avoir le cerveau pris, avoir un rhume decerveau. || En anatomie, plus particulièrement, eten distinguant le cerveau du cervelet, masse ner-veuse qui s’étend du front aux fosses occipitales su-périeures, et s’appuie en devant sur les voûtes orbi-taires, en arrière sur les fosses moyennes de la basedu crâne, et postérieurement sur la tente du cerve-let. || 2" Fig. Tête, esprit, raison, intelligenoe. Cer-
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veau étroit. Pauvre cerveau. Ce critique, changeantd’humeurs et de cerveau, régnier, Sat. v. Ce mal-heureux jaloux s’est blessé le cerveau, corn, le Ment.i, 3. Un homme à fort petit cerveau, mol. le Dép. v,
1 . Ce galant homme a le cerveau blessé, id. l’Etnur.i, 4. Parbleu! dit le meunier, est bien fou du cerveauQui prétend contenter tout le monde et son père,la font. Fabl. iii, 1 . Il [Démocrite ] y joint lesatomes, Enfants d’un cerveau creux, invisibles fan-têmes, id. ib. vru •>« Le courroux lui montant aucerveau, id. Rem. un les traite de cerveaux faibleset blessés, boss. Oraison. Un prince dont le cerveauserait si malade, id. Arert. 6. Paul IV avait le cer-veau encore plus blessé que Charles-Quint , volt.Mœurs, 426. Ce Telliamed me paraît un peu blessé ducerveau, id. Dial, xxix, 11 . Il le crée, il le tire de soncerveau, 3. j. rouss. Ém. iv. Mon voisin, faible decerveau, Ne boit jamais son vin sans eau, bérang. üeograt. || Se creuser le cerveau, méditer profondément.
|| Familièrement, s’alambiquer le cerveau, se fati-guer à des choses abstraites, trop subtiles. Un sei-gneur comme M. le marquis ne doit pas se dessécherle cerveau dans ces vaines études, volt. Jeannot etColin. || Cerveau timbré, fêlé, mal timbré, malade,troublé, c’est-à-dire personne d’un esprit peu sain,dérangé. || Cerveau brCilé, personne emportée, ex-travagante. Voilà donc M. le duc d’Orléans livré à unhomme de néant qu’il connaissait pleinement pourun cerveau brûlé, étroit et fougueux outre mesure,st-sim. dans le Dict. de dochf.z. || Cerveau creux,un rêveur, un visionnaire. || 3° Les fondeurs appel-lent cerveau la partie supérieure ou le timbre dela cloche. || 4° Cerveau de mer ou de Neptune, sortede polypier pierreux.
— HIST. xi" s. De son cervel le temple [la tempe]en est rompant, Ch. de Roi. cxxxii. Du chef (il]lui a le cervel espandut, ib. cclxxxiii. || xn" s. Ne lisevrèrent pas del chief tut le chapel, Mais al carnaildel frunt retint e à la pel, Que tut à descuvert veïs-siez le cervel, Th.lemart. 1 64, || xiii" s. Tant burentà lor volenté Qu’à Primaut le cervel bolut [devintbouillant], Ren. 3164 . || xvi" s. Le cerveau semettra en resverye, et ne baillera sentiment es nerfz,ne mouvement es muscles, rab. Pant. m, 3. Lescerveaux s’eschaufferent davantage, lanoue, eue.Le cerveau est double, anterieur et postérieur... lepostérieur est nomme cerebelle, à raison de sa pe-titesse , et l’anterieur à raison de sa grandeur a re-tenu le nom du tout, à sçavoir de cerveau, lequelest encore double, dextre et senestre, paré, iii, o.Chacun brasse et cabasse et le cerveau se casse,LF. roux de lincy, Proverbes, t. ii, p. 267.
— étym. Bourguig. çarvéa; provenç. cervel, ser-vel; catal. cervell ; ital. cervello; bas-lat. cervellus;du latin cerebellum , diminutif de cerebrum. L’an-cien français est : au singulier, nominatif li cerrcls,licerveax, régime le cervel; au pluriel, nominatif licervel, régime lescervels, les cerveax.
I CERVEAUX (sèr-vô) ou CERF-VA-AUX (sèr-va-ô). Terme de chasse. Cri par lequel on appuyé leschiens chassant en crainte ou rapprochant.
CERVELAS (sèr-ve-la; l’a ne se lie que dans leparler soutenu : un sèr-ve-la-z épicé), a. m. Espècede grosse et courte saucisse remplie de chair saléeet épicée. ||Nom qu’on donnait à un instrument demusique à anche et à vent, ayant cinq pouces delong et huit trous.
— HIST. xvi" s. Ung groz cervelat saulvaige etfarfelu.... et trencha le cervelat en deux pièces;vray dieu que il estoit grazl rab. Pant. iv, 44.Quant aux viandes d’Italie , je ne vous donnerai-qu’un petit boucon de cervelat, h. est. Dialoguedu français italianisé, p. 297.
— étym. Ital. ccrvellata, ainsi dit, parce quesans doute on y faisait entrer de la cervelle. Le motitalien prouve que l’ancienne orthographe cervelatest préférable à cervelas. Le nez fait comme un cer-velat, RÉGNIER, Ép. III.
CERVELET (sèr-ve-lè; le t ne se lie pas), s. m.Terme d’anatomie. La partie postérieure de l’encé-phale. Les esprits animaux se filtrent dans le cerve-let, volt. Oreilles, 7.
— ÉTYM . Diminutif de cerveau, par l’ancienneforme cervel.
f CEltVELlÈRE (sèr-ve-liê-r’), s. f. Ancienne-ment, sorte de casque ouvert.
CERVELLE (sèr-vè-1’), s. f. || 1 “ La substanS",du cerveau. La cervelle jaillit sur le pavé. Hs’est fait sauter, il s’est brûlé la cervelle d’uacoup de pistolet. Belle tête [un buste], dit-il, maisde cervelle point; Combien de gramds seigneurs sontbustes en ce point! la font. Fabl . iv, 14. || Le soleil