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siècle. I.’amiraln commande au reste des vaisseaux;Elle flotte à six rangs, et sa chiorme puissante Dansl’un et l’autre camp imprime J’épouvante, bréb.Phars. iii.
_hist. xvi" s. Ce pendant que les chormes des
naufz faisoyent aiguade.... rab. Pant. iv, 2 . Toutenostre chormo grandement se contristoit, id. ib.y, 18 .
— ÉTYM . Espagn. chusma; portug . chusma,churma, clmlma; ital. ciurma; génois, ciusma ,écritanciennement chusma. On tirait ce mot du latinturma; mais il est bien difficile de passer du t auch; et l’intérieur du mot n’est pas plus favorable àcette dérivation. Aussi Diez en a-t-il cherché uneautre et proposé le grec -aé\vjg\j.x, le commande-ment aux rameurs, d’où, par extension, la troupemême des rameurs. KéXsuop.a a pu se transformeren cleusma, d’où chusma, comme chamar, de cla-mare. Jal le tire du mot turc tcheurmè, chiourme.
t CHIPA GE (chi-pa-j’), s. m. Terme de tannerie.Action de faire tremper les peaux dans une dissolu-tion de tan.
t CHIPÉ, ËE (chi-pé, pêe), part, passé de chi-per t et chiper 2 .
t CniPEAU (chi-pô), s. m. Nom vulgaire et spé-cifique du canard chipeau, dit encore ridenne etridelle.
1 1 . CHIPEE (chi-pê), ». a. Terme de tannerie.Chiper des peaux, c’est les coudre ensemble, aprèsles avoir jetées dans l’eau chaude, lorsque la laineen est tombée, et les remplir de tan pour les re-muer ensuite avec beaucoup de force. || La bazanechipée est une bazane qui a reçu un apprêtparticulier.
— ÉTYM . C’est sans doute l’action de ramollir lespeaux comme des chipes ou chiffet (voy. chiffe).
f 2. CHIPER (chi-pê), v.a. Dérober, voler. Termede l’argot des écoliers.
— ÉTYM . Probablement le même radical que chipeou chiffe (voy. chiffe), c’est-à-dire couper, rogner,comme on fait aux chiffes. Comparez aussi ces versdu xv* siècle où chipe tient sans doute à chiper :Bandez lui les yeulz de la teste, Et pour le loier deses truffes Ly portez de grosses buffes, Et sy enjouez à la chipe, lo Passion de N, S. J. C.
f CHIPEUR, EDSE (chi-peur, peû-z’), s.m.etf.Terme populaire. Celui, celle qui a l’habitude dechiper.
— êtym. Chiper 2 .
■f CHIPIE (chi-pie), s. f. Terme populaire. Femmeou fille désagréable et dédaigneuse.
— ÉTYM . Il y a dans l’ancien haut-allem. chëpisa;moy. haut-allem. kébese; anglo-saxon, cifese, cour-tisane. On trouve aussi dans l’ancien français chi-poe, qui paraît signifier air dédaigneux et désagréa-ble. Sage fu et courtoise, sansboban, sans chipoe,Perte, xxxm.
| CHIPOLATA (chi-po-la-ta), s. f. Sorte de ra-goût à l’oignon et aux ciboules. || Perdreaux à lachipolata, membres de perdreaux cuits dans dubouillon aiguisé d’un verre de vin blanc, avec dulard coupé en dés, des champignons, de petits oi-gnons passés au beurre, petites saucisses, marronsgrillés et croûtons frits. On peut ajouter des truffes.
— REM. Voltaire l’a fait masculin: Deux dindon-neaux et un chipolata, Taureau, 6.
— êtym. Ital. cipollata, de cipolla, oignon (voy.ciboule).
f CHIPOLIN (chi-po-lin), s. m. Terme de con-struction. Sorte de peinture à la colle. On trouve aussichipolain, chippolin.
CHIPOTER (chi-po-té), v. n. || 1” Faire un travail,une besogne avec négligence ou lenteur. || 2° S’ar-rêter à des riens, faire des difficultés pour se déci-der. Vive les gens faciles en affaires! la vie est tropcourte pour chipoter, volt. Lett. Chauvelin, 3 oc-tobre <760. || Marchander mesquinement. Ceux quichipotent et qui s’en vontdisant : l’aurons-nous in- 4 »,l’aurons-nous in-8° (Corneille avec le commentaire)?aurons-nous pour deux louis huit ou dix volumes...!id. Lett. d’Argental, 24 aoûtl76i.
HIST. xvi* s. Ce ne sera jamais fait pour quivoudra chipoter tous les mots, tabourot, dans leDict. de dochez.
— ÉTYM . Wall, kipott, manier d’une façon rudeet indiscrète. Grandgagnage demande s’il faut y voirle hollandais poote, bas-saxon pote, patte, avec Iciqui répond au latin cum. Mais il est plus probablequ’il y a là le radical qui se trouve dans chipe, chiffe(voy. chiffe).
CHIPOTIER, 1ÈRE (chi-po-tié, tiê-r’), s.m.etf.Celui,celle qui ne fait que chipoter. Terme familier.
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CHIPPES (chi-p’), s. f. plur. Rognures.
1. CHIQUE (chi-k’), s. f. Nom vulgaire du der-matophile pénétrant, qui est la puce pénétrante decertains auteurs, et qui, s’insinuant sous la peau,cause de vives démangeaisons.
— ÉTYM . De même radical que l’espagnol chico,petit, et chique 2 .
2 . CHIQUE (chi-k’), s. f. || 1” La quantité de ta-bac qu’on met dans la bouche. Mâcher une chique.|| 2” Cocon peu fourni en soie, et sans consistance.|| Soie qui en provient. || 3° Nom, dans quelques pro-vinces, de la petite boule de marbre ou de terre cuiteavec laquelle les enfants jouent.
— HIST. xvi" s. Chique [petite boule], oudin,Dictionn.
— ÉTYM . Wallon, chiche; picard, chike, morceaude pain; noria, chique, chiffon. la chique est unpetit morceau et a même radical que l’espagnol chico, petit (voy. chiche); c’est pour cela que cemot s’applique à des objets très-divers.
CHIQUENAUDE (chi-ke-nô-d’), t. f. Coup appli-qué au moyen du doigt du milieu dont le bout estappuyé ferme sous le bout du pouce, et que l’ondesserre avec effort. Il [Monsieur] me demanda sansaucun préambule si son nez me paraissait propre àrecevoir des chiquenaudes, retz, iv, i69. Je nepuis pardonner à Descartes : il aurait bien voulu,dans toute sa philosophie, pouvoir se passer deDieu ; mais il n’a pu s’empêcher de lui faire donnerune chiquenaude pour mettre le monde en mouve-ment, pascal, Pensées. i, 49, 5t. Les uns donnaient àMme Panache une pistole ou un écu, les autres deschiquenaudes et des croquignoles, st-sim. 44, 8.|| Il ne lui a pas donné une chiquenaude, il ne l’apas frappé. La moindre chiquenaude qu’il me don-nera, je crierai de toute ma force, montesq. Letlr.pers. si.
— SYN. CHIQUENAUDE, CROQUIGNOLE, NASARDE,
pichenette. Le lieu où la chiquenaude et la piche-nette se donnent est indéterminé; la nasarde estrestreinte au nez d’après son étymologie; et la cro-quignole se donne sur toute partie du visage.
— HIST. xvi* s. Il ne lui faisoit mal en plus queferiez baillant une chinquenaulde sus ung enclumede forgeron, rab. Pant. h, 29. Chicquenode ,palsgrave, p. 220 . J’ay veu des hommes , desfemmes et des enfants ainsi nays, qu’une baston-nade leur est moins qu’à moy une chiquenaude,MONT. I, 465.
— ÉTYM . Origine inconnue. Génin propose le ra-dical de chique, chicot, et naude pour nasaud, nez :petit coup sur le nez ; mais naude pour nasaud n’estpas admissible. L’orthographe chinquenaulde de Ra belais ne conduit à rien. Le picard dit pikenote oùl’on semble voir le verbe piquer et une terminaisonnote qui serait la même que naude, mais dont lesens est inconnu.
t CHIQUENILLE (chi-ke-ni-11’, Il mouillées), s. f.Ancienne forme de souquenille. Encore met-il unechiquenille de toile par-dessus ses vêtements, dèsqu’il est à la maison, Francion, liv. vin, p. 340,
4. CHIQUER (chi-ké). || 1“ T. «. Mâcher une chi-que de tabac. || Tabac à chiquer, tabac qui a reçuune préparation, et est' mis en rouleaux ou autre-ment. || V. a. Chiquer du tabac. || 2° Terme populaire.Manger de bon appétit || 3° Se chiquer, ». ré/l. Êtrechiqué. Ce tabac se chique très-bien.
— ÊTYM . Picard, chiquer, manger; chicon, grosmorceau de pain (voy. chique 2 ). Chiquer, man-ger, c’est mettre en petits morceaux, comme l’an-cien français menuiser, de menu. Chicon signifianten picard un morceau de pain, chique signifiant ennormand un chiffon, on conçoit comment en nor-mand, chiffon de pain s’est dit pour chicon.
f 2. CHIQUER (chi-ké), ». a. Terme d’atelier depeintre. Faire habilement
f 3. CHIQUER (SE) (chi-ké), ». réfl. Se couvrirde chiques, être dévoré par les chiques.
CHIQUET (chi-kè; le t ne se lie pas dans le par-ler ordinaire : chi-kè à chi-kè), s. m. Petite partied’un tout, d’une pièce, d’une mesure. Un chiquet devin, d’eau-de-vie. || Chiquet à chiquet, par très-pe-tites parties. Payer ch.quet à chiquet. De l’argentet du pain, il n’y en mit [à l’armée de Flandre]que chiquet à chiquet, et elle se trouva abandonnéesouvent à ?p propre industrie, st-sim. 232, 4 02.Chiquet à chiquet, dans quelques dixaines d’années,l’Héritier de village, Paris4729, in-8°, sc. vu, p. 37,dans fr. michel, Argot .
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— HIST. xvi’ s. Chiquet à chiquet, oudin, Curio-sités.
— ÊTYM . Picard, chiket, petit chanteau, chikelte,petit morceau; du même radical que chique, chi-quer, chiche.
f CIIIQUETAGE ( chi-ke-ta-j’), s. m. Action d«chiqueter.
f CHIQUETER (chi-ke-té), ». a. Terme de métier.Mettre en morceaux. || Déchirer la laine avec lescardes. || Tracer des raies sur une pièce de pâtisserie,sur une poterie, pour l’orner. || Faire un semis de ta-ches sur un fond de marbre peint.
— ÉTYM . Chiquet; picard, chiketer, couper parpetits morceaux.
f CUIQUETTE (chi-kè-t’), s. f. Le même que chi-quet. M. le président Hénault ne veut point que jedonne Pierre [ l’histoire de Russie ] chiquette à chi-quette, volt. Lett. H me du Deffant, 40 oct. 4760.
f CHIQUEUR (chi-keur), s. m. Celui qui chique,qui mâche du tabac. || Populairement, celui quiaime à faire bombance.
f CHIR.... CHIRO.... Préfixe qui signifie main etqui est le grec yelp. C’est une faute de représenter,comme cela a lieu dans certains termes techniques,yelp par cheir : I’m grec se rend en français par i.
CHIRAGRE (ki-ra-gr’), s. f. ||1“Terme de méde-cine. Goutte qui attaque les mains. || Terme de fau-connerie. Espèce de goutte que les oiseaux ont quel-quefois aux pattes. || 2“ Adj. Qui a la goutte auxmains. Un homme chiragre.
— HIST. xvi* s. J’ay souventesfois ouvert lesveines et arteres du mesme lieu, comme à la chi-ragre et podagre, les veines du pied ou de la main,et à la migraine les arteres et veines des temples,paré, xv, 66. Ce chiragre nous voyant rire et mo-quer de sa main, bouchet, Serées, liv. m, p. 89,dans LACURNE.
— ÊTYM . Xetpiypa, de chir (voy. chir....), et5ypa, prise, capture, mot qui paraît de même racineque dypioî, sauvage, àypoç, champ (voy. agreste).
f CHIRAZ (chi-raz’), s. m. Petit chiraz, cépagequi, avec la roussane et la marsanne, sert à fairele vin de l’Ermitage.
— ÊTYM . Chiral, ville et canton de Perse où croitun vin renommé.
t CHIRITE (ki-ri-f), s. f. Terme de minéralogie.Stalactite ayant la forme d’une main.
f CHIROBALISTE . ki-ro-ba-li-st ), s. f. Arbalète.
CHIROGRAPHAIRE (ki-ro-gra-fê-r 1 ), adj. Termede droit. Créancier chirographaire, celui qui nepeut prouver ce qui lui est dû, que par une écritureprivée, sans acte authentique. On dit de mêmecréance chirographaire. || Celui qui n'est pas créan-cier hypothécaire ou privilégié, parce qu’autrefoistoute créance constatée par acte authentique empor-tait hypothèque.
— HIST. xvi* s. En déconfiture, tous créanciersviennent à contribution au sol la livre sur les meu-bles, et les chirographaires et sceduliers sur lesimmeubles, loysel, 686.
— ÊTYM . Chirographarius, de chirographum,chirographe.
f CHIROGRAPHE (ki-ro-gra-f’), s. m. Terme dediplomatique. Diplôme revêtu d’une signature.|| Charte, pièce sur laquelle le même acte est écritdeux fois. || Bref du pape non publié, non promul-gué.
— HIST. xii* s. Le cyrogrefe al rei li arcevesquesprent,ï7i. le mart. 57. || xiii*s. Etporçouque ce soitferme chose et estaule, si en est fait cyrographieset livres en la main des eskievins, tailliar, Recueil,p. 30. Ly abbes et ly couvens m’ont baillié, desconvenemens devant dits, lettres seellées de leurseaulx et cyrographes, du cange, chirographum.
— ÉTYM . Chirographum, de/npovpctçov, de yeipimain (voy. chir....), et yp&peiv, écrire (voy. gra-phique).
| CHIROGYMNASTE (ki-ro-gi-mna-st’), t. m.Terme de musique. Appareil destiné à exercer lesdoigts des élèves qui étudient le piano.
— ÉTYM . Chir.... (voy. chir....), et gymnaste,qui s’exerce.
CHIROLOGIE (ki-ro-lo-jie), s. f. Art de parler parsignes faits avec les doigts. On dit plutôt dactylolalie.
— ÉTYM . Chiro.... (voy. chir....), et J6yo«, dis-cours (voy. logique).
f CHIROLOGIQUE (ki-ro-lo-ji-k’), adj. Qui a rap-port à la chirologie.
CHIROMANCIE (ki-ro-man-sie), s. f. Art pré-tendu de connaître ce qui doit arriver à quelqu’unpar l’inspection de sa main. Il suffira de dire qu’ils’est mêlé de deviner, sans exprimer si c’est par la