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Tome premier. A - C.
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CHI

chiromancie ou par un pacte avec le démon, pasc.Prov. io. Quelques prêtres égyptiens exerçaient lachiromancie, volt. Mœurs, 104. || On trouve aussichiromance.

— étym. Xeipogawsi'a, de chiro et mande.

CHIROMANCIEN , IENNE (ki-ro-man-siin, siè-

n’), s. m. et/. Celui, celle qui pratique l’art prétendudelà chiromancie.

— hist. xvi* s. Autres sont nommés cheiroman-ciens, parce qu’ils devinent par certains lineamensqui sont es mains, paré, xix, 3t. Il advient de làqu’il n’est rien creu si fermement que ce qu’on sçaitle moins ; ny gents si asseurez que ceulx qui nouscontent des fables, comme alchymistes, prognostic-queurs, judiciaires, chiromantiens, médecins, mont,i, 247.

— ÉTYM . Chiromancie.

-j CII1UON (chi-ron), s. m. Terme d’entomologie.Genre de coléoptères qui renferme trois espèces at-taquant toutes trois les olives.

f CHIRONECTE (ki-ro-nè-kt’), s. m. Terme dezoologie. Espèce du genre sarigue, qui est aqua-tique.

— ÉTYM . Xetp, main, et v^xtyi?, nageur.

t CHIRONIEN, IENNE (ki-ro-niin, niè-n’), ad}.Terme de chirurgie. Ulcère chironien, nom donnéanciennement à des ulcères invétérés, à bords durset calleux, d’une guérison difficile.

— HIST. xvi" s. Ulcéré telephien, parce que Tele -phus en a esté malade; chironien, parce que Chiron en a guéri le premier, paré, xi, t.

— ÉTYM. Le centaure Chiron .

f CIIIRONOME (ki-ro-no-m’), s. tn. Celui qui en-seigne la chironomie.

f CHIRONOMIE (ki-ro-no-mie), s. /. L’art de ré-gler le mouvement des mains, c’est-à-dire d’appro-prier les gestes aux discours.

— ÉTYM . Xeipovogta, de chiro.... (voy. chir....),et vôgoç, règle.

f CUIRONOMIQUE (ki-ro-no-mi-k’), ad}. Qui arapport à la chironomie.

f CIHROPLASTE (ki-ro-pla-st’), s. m. Terme demusique. Instrument pour faciliter l’étude du piano.

— ÉTYM. Chiro .... (voy. cuir....), et irXâcroetv,former (voy. plastique).

f CIIIROPTÈRE (ki-ro-ptê-r’), ». m. Terme dezoologie. Les chiroptères, ordre de mammifèresdont les membres antérieurs ont les os très-allongéset réunis par une membrane (d’où la faculté de vo-ler comme les oiseaux), et qui ont les dents aiguësdes carnassiers. Telle est la chauve-souris.

— REM. On trouve, dans les livres d’histoire na-turelle, chéiroptères; mais c’est une mauvaise or-thographe (voy. CUIR....).

— ÉTYM. Chiro .... (voy. chir....) , et irrepôv, aile.

t CHIROTONIE (ki-ro-to-nie), s. f. Terme de

théologie. Imposition des mains. || Terme d’antiquitégrecque. Action de voter en levant la main.

— ÉTYM. Chiro .... (voy. chir....), et tsiveiv,étendre.

CHIRURGICAL, ALE (chi-rur-ji-kal, ka-1’), ad}.Qui appartient à la chirurgie. Les moyens chirur-gicaux. Il y a dans presque toutes les maladies dessecours antérieurs à l’opération chirurgicale, dider.Lettre.

— ÉTYM . Chirurgie.

CniRURGIE (chi-rur-jie), ». /. Partie de l’art deguérir qui s’occupe des maladies externes, de leurtraitement, et, particulièrement, des procédés ma-nuels qui servent à leur guérison.

— HIST. xii* s. Â faire chevalerie N’estes vous miealosés ; Ainçois estes mieus moulés X savoir de si-rurgie, hues de la ferté, Romancero, p. 188.|| xv* s. Guérir ne se peut maladie Par phisiquene cireurgie, ch. d’orl. Bail. 88 . || xvi* s. La pre-mière partie de la médecine est dicte chirurgie, quipar manuelle operation guarit les maladies, paré,Préface.

— ÉTYM . Xetpoupylot, de/eip, main (voy. chir....)et Ipyov, oeuvre (voy. organe).

CHIRURGIEN (chi-rur-jiin), ». m. || 1” Celui quiexerce la chirurgie. Un bon chirurgien. Il s’étaitélevé un procès entre les médecins et les chirurgiens,espèce de guerre civile qui divisait les citoyens d’unmême état, fonten. Geoffroy. Il vint à Paris à dix-huit ans s’instruire à l’hôtel-Dieu, la meilleure detoutes les écoles pour de jeunes chirurgiens, id.Mery. C’est ainsi que Dieu , comme un chirurgien,avec son couteau affilé et à deux tranchants à lamain, qui est sa parole, pénètre les jointures, lesmoelles, les pensées, les intentions les plus secrètes,boss. Pensées chrét. vin. || Chirurgien herniaire,s’estdit de ceux qui s’occupaient spécialement des her-

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nies. || Chirurgien bandagiste, s’est dit de ceux quifabriquaient des bandages et qui étaient, comme lesautres chirurgiens, reçus à Saint-Côme (c’était au-trefois l’école de chirurgie, distincte de l’école demédecine). || 2° Poisson des mers de l’Amérique ,ainsi nommé de deux arêtes fort tranchantes, etplates comme des lancettes, qu’il porte à côté desouïes. || Proverbe. Il faut avoir jeune chirurgien,vieux médecin et riche apothicaire.

— REM. On fait, si l’on veut, envers chirurgiende quatre syllabes. Vite un chirurgien. — Qu’ilvienne à l’audience, rac. Plaid, n, 1 3.

— HIST. xin' s. Pour ce que il puet avenir que,quant murtrierou larron sunt bleciez ou blecent au-trui, vienent celéement aus cyrurgiens de Paris , etse font guérir celéement.... Liv. des mét. 4te. Je saiune fisicienne Qui à Lions ne à Viane, Ne tantcomme li siècles dure, N’a si boneserurgienne, ru-teb. 37. Quant il vint là, il ne pot parler : pluseursdes cyrurgiens et des phisiciens de l’ost alerent à li,joinv. 218. Fisique, Ypocras, Galien , Et cil hardicirurgien, Bat. des 7 arts. ||xiv* s. Et se un cyrur-gien fendoit ou tranchoit aucun membre pour gua-rir un homme et il le occioit, oresme, Elh. 62.|| xv" s. Ni surgien ni médecin n’y purent onequesremedier, qu’il n’en mourust, froiss. ii, iii, 96 .Et bien avoit [le roi Charles] la connoissance [desa maladie], aussi avoient ses cirurgieus et médecins,id. n, n, 70. || xvi* s. Le chirurgien qui avoit panséla playe du chevalier Bayard montra à son barbiercomme il le peu si . t et lui donna un onguent pourfaire un emplastre qu’il devoit lui appliquer tousles jours, Hist. du chevalier Bayard , p. 286, danslacurne. Nous défendons et inhibons par tous lestrois edits (porte le langage latin) que, dans laville et vicomté de Paris , nuis chirurgiens et chi-rurgiennes ne puissent exercer l’art de chirurgie,soit publiquement ou en privé, s’ils n’ont esté préa-lablement examinez et approuvez parlesautresmais-tres chirurgiens jurez demeuranz à Paris , à ce ex-pressément appeliez. Chose de prime face estrangeet toutefois excusable, si par nos anciens romans(images de nos coustumes anciennes) nous trouvonsque nos chevaliers ayans esté casuellement blessezparla campagne, ils avoient recours aux plus procheschasteaux, dans les quels ils trouvoient leur guéri-son par le ministère des preudes dames et damoi-selles, pasquier, Recherches, ix, p. 820, dans la-curne.

— ÉTYM . Chirurgie; génev. cérusien, edrugien.L’anglais surgeon vient de la forme serurgien, sur-gien. Dans le moyen âge, le cyrurgien était le mêmeque notre chirurgien d’aujourd’hui ; le médecin sedisait physicien (qui est devenu le nom du médecinen anglais , et qui dérive de physique), ou miege,demedicus, ou mire, de pOpov, onguent. Du reste,ces trois appellations prenaient souvent l’acceptiongénérale d’homme qui traite les maladies soit in-ternes soit externes.

CHIRURGIQUE (chi-rur-ji-k’). || 1" Adj. Qui ap-partient à la chirurgie. Synonyme moins usité dechirurgical. || 2° Subst. Il se rencontre tous les joursune infinité de cas particuliers où le chirurgique etle médicinal ne se démêlent point, dider. Lettre.

— hist. xvi* s. Des instrumens propres pour l’o-peration de nostre art chirurgique, paré, Dédie.

— ÉTYM . Chirurgicus, de x»ipoupyix6î ( v °y- chi-rurgie).

CIIISTE (ki-sf), s. m. L’Académie donne ce motainsi orthographié; mais c’est une fausse orthogra-phe, puisqu’il vient de xétjvtç. Il faut l’écrire kyste(voy. ce mot).

f CUITE (chi-f), ». f. Sorte de toile de l’Inde im-primée avec des planches de bois et dont les cou-leurs sont très-durables.

CHIURE (chi-u-r*), s. f. Excréments que font lesmouches et d’autres insectes, hannetons, etc.

— ÉTYM . Chier.

enLAMYDE (kla-mi-d’), s. f. Sorte de manteaudes anciens, retenu au cou ou sur l’épaule droitepar une agrafe.

— ÉTYM . Le latin chlamys, de -/)ap.O;.

[ ClILAMYPHORE (kla-mi-fo-r’j, s. m. Terme dezoologie. Genre de la famille des tatous.

— ÉTYM . Le latin chlamys, tunique, et çopè;,qui porte.

f CHLÉNACÉ, ËE (klé-na-sé, sée), adj. Termede botanique. Dont la capsule est enveloppée parl’involucre épaissi.

— ÉTYM . XXaïva, tunique.

t ClILOASMA (klo-a-sma), ». m. Terme de méde-cine. Nom donné aux taches hépatiques.

— ÉTYM . XXéatjgoi, de xXoàteiv, pâlir.

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t CHLORACIDE (klo-ra-si-d’) , ». m. Terme dechimie. Acide dans lequel le chlore joue le rôle deprincipe acidifiant.

— ÉTYM . Chlore, acide.

f CIILORAL (K,o-ral) , s. m. Terme de chimie.Mot formé des sy'labes chlor et al, pour indiquerun composé de chlo.-e et d’alcool.

f CHLORANTHE (klo-ran-t’), adj. Terme de bo-tanique. Qui a des fleurs vertes. || Qui est affecté dechloranthie.

— ÉTYM . XXtopè;, vert, et av0o;, fleur.

f CHLORANTHIE (klo-ran-tie) , ». f. Terme debotanique. État tératologique dans lequel les orga-nes floraux revêtent la couleur verte, la consistance,et même quelquefois la forme des feuilles.

— étym. Chloranlhe.

CHLORATE (klo-ra-f), ». m. Terme de chimie.Nom générique des sels, appelés autrefois muriatessuroxygénés, qui résultent de la combinaison del’acide chlorique avec les bases.

— étym. Chlore.

CHLORE (klo-r’), s. m. Terme de chimie. Corpssimple, gazeux, d’un jaune verdâtre, d’une odeurforte et suffocante, d’une saveur caustique, d’unedensité de 2,44, et l’un des corps les plus électro-négatifs. Le chlore a été découvert par Scheele en1774, étudié par Lavoisier qui le croyait composé;enfin, en 1809, Gay-Lussac et Thénard en France ,et Davy en Angleterre, le reconnurent pour un corpssimple. || Chlore liquide, eau saturée de chlore etjouissant des mêmes propriétés chimiques que lechlore gazeux.

— ÉTYM . XXwpô;, jaune, verdâtre, nom donné auchlore par Ampère , à cause de sa couleur.

f CHLORÉ , ÉE (klo-ré, rée), adj. Terme de chi-mie. Qui contient du chlore.

— étym. Chlore.

f C1ILOREUX (klo-reû), adj. Terme de chimie.Acide chloreux, corps gazeux, soluble dans l’eau,d’une odeur analogue à celle du chlore, qui possèdeune action désoxygénante des plus puissantes.

— ÉTYM . Chlore.

f CHLORHYDRATE (klo-ri-dra-t’), s. m. Termede chimie. Nom générique des sels formés par lacombinaison de l’acide chlorhydrique avec les bases,et dits autrefois hydrochlorates.

— ÉTYM . Chlorhydrique.

I CHLORHYDRIQUE, i klo-ri-dri-k’), adj. Termedochimie. Acide chlorhydrique, hydracide composéde volumes égaux d’hydrogène et de chlore, dit au-trefois hydrochlorique, et plus anciennement encoremuriatique.

— ÉTYM . Chlore, ethydr, qui représente hydro-gène, avec la finale adjective ique.

f CIILORIBASE (klo-ri-ba-z’), s. /'.Terme de chi-mie. Composé binaire du chlore qui se comportecomme une base.

— ÉTYM . Chlore, et base.

| CIILORIDE (klo-ri-d’), s. m. || 1” Nom donnépar Berzelius aux combinaisons électro-négatives duchlore avec les corps métalliques et métalloïdes,lesquelles se comportent à la manière des acides.|| 2° Nom donné par Ampère à une famille de corpssimples comprenant le chlore, le fluor, le brome,l’iode et le sélénium.

— ÉTYM . Chlore.

CHLORIQUE (klo-ri-k’), adj. Terme de chimie.Acide chlorique, acide formé de chlore et d’une plusgrande proportion d’oxygène que l’acide chloreux.

— ÉTYM . Chlore.

f CH LORIS (klo-ris’), s. prop. f. Bouquet à Chlo-ris, petite pièce de vers galante.

— ÉTYM . Chloris, épouse deZéphyre, et la mêmeque Flore, nommée ainsi, c’est-à-dire la verte, deX>mooc, (voy. chlore).

f CHLORISTIQUE (klo-ri-sti-k’), adj. Terme dechimie. Quia rapport au chlore. Théorie chloristique.

— étym. Chlore.

f CIILORITE (klo-ri : t’), s. m. Terme de chimieNom générique des sels formés par la combinaisonde l’acide chloreux avec une base.

f CHLOROFORME (klo-ro-for-m’), s. m. Termede chimie. Substance liquide, incolore, oléagineuse,aromatique, obtenue en traitant l’alcool par les hy-pochlorites, particulièrement par celui de chaux,et qui a, comme l’éther, la propriété de produirel’anesthésie.

— ÉTYM . Cette substance fait partie du groupe decorps dont la composition élémentaire représentel’acide formique, dans lequel l’oxygène serait rem-placé par autant d’équivalents de chlore; de là cettedénomination de chloroforme , c’est-à-dire chlore etformique (voy. formique).