Band 
Tome premier. A - C.
Seite
612
JPEG-Download
 

CHO

612 CHO

CORN. Hor. I, 4. Faut-il faire tomber le fer de lamain de deux armées prêtes à se choquer, fléch.il, 89. On s’aborde, on se choque, on fait feu depart et d’autre, p. l. cour, i" lettre particulière.|| S’offenser. C’est un homme qui se choque de tout.|| Être en désaccord, aller mal ensemble. Ses-vers....bouffis de grands mots qui se choquent entre eux,Gilbert, le xvm e siècle.

— SYN. choquer, heurter. Choquer, venant desouche ainsi qu’on le voit à l’étymologie de choc,signifie proprement faire trébucher, comme celuiqui heurte du pied une souche. Heurter veut direproprement porter un coup ; c’est pour cela qu’ondit heurter à une porte, et non la choquer ; la cho-quer, ce serait y frapper à l’effet de l’enfoncer.Une légion romaine qui allait choquer l’ennemi,le chargeait pour le faire trébucher, mais elle ne leheurtait pas : car ici heurter aurait un sens moinsprécis. En suivant la nuance on trouve que choquerindique plutôt une action faite par une cause exté-rieure sur un objet, et heurter une action involon-taire : Un heurt survient : adieu le char; Voilàmessire Jean Chouart Oui du choc de son mort a latête cassée, la font. Fabl . vu, H. Un heurt, parceque c’est le char lui-même qui a rencontré uncaillou; un choc voudrait dire qu’une autre voi-ture l’a rencontré. Le choc de son mort, parce quec’est un objet extérieur; le heurt ne serait pas bonici. On se heurte la tête, parce qu’on ne le fait pasexprès; mais un homme qui veut se tuer se choquela tête contre la muraille; deux béliers qui se bat-tent choquent leurs têtes. Au figuré, heurter lesopinions reçues, c’est leur faire éprouver un heurt,c’est-à-dire se rencontrer en opposition avec elles;choquer des opinions reçues, c’est leur infliger unchoc, une offense.

— HIST. xvi“ s. Il allait chocquant sa teste contrela muraille, mont, i, 23. Un de ses ancestres mou-rut-il pas chocqué par un pourceau? in. i, 74. Pouravoir choqué contre la porte de.... id. ib. Des vicesqui chocquent la conscience, id. i, 122 . C’est uneincivile importunité de chocquer tout ce qui n’estpas de nostre appétit, n>. I, 168 . Ils disent que sesarguments sont foibles, et entreprennent de leschocquer ayséement, m. il, ibo. Et ainsi alla degrande roideur chocquer les ennemis, lesquels sous-tinrent ce premier choc vaillamment, amyot , Tt-mol. 37.

— étym. Choc; espagn. chocar.

■f CHOQUETAGE (cho-ke-ta-j’), s. m. Termed’eaux et forêts. Coup de marteau pour marquer unesouche. On dit aussi souquetage.

— ÉTYM . Choquel, souquet ou souchet, petitesouche.

f CHORAGIQUE (ko-ra-ji-k’) , adj. Terme d’anti-quité. Qui appartient au chorége (on dit plutôt cho-régique, le grec x°pnY' x °t étant beaucoup plususité que xopayixô;). Le couvent de nos missionnairescomprend dans ses dépendances le monument cho-ragique de Lysicrates, chateaubr. Itin. 229.

C1IORAÏQUE (ko-ra-ï-k’), adj. Terme de métriqueancienne. Vers choraïque, vers qui renferme deschorées.

— ÉTYM . Chorée 4.

f CHORAL, ALE (ko-ral’, ra-1’). || 1“ Adj. Termede musique. Société chorale, société qui s’assem-ble pour chanter des chœurs. || 2° S. m. Espècede chant religieux. Un choral de Luther. || Masse deschantres qui sont au chœur d’une église. || Au plur.Des chorals. Ainsi font les luthériens allemands dans leurs chorals qui sont une véritable psalmodie,lafage, Cours complet de plain-chant, n° 692.

—ÉTYM . Chœur.

t. CHORÉE (ko-rée), s. m. Terme de métriqueancienne. Pied composé d’une longue et d’une brève,dit aussi trochée.

— ÉTYM . Xopsïoç, de xopèç, chœur (voy. chœur).

f 2 . CHORÉE (ko-rée), s. f. Terme de médecine.

Maladie, dite aussi danse de St-Guy, qui consisteen des mouvements continuels, irréguliers et invo-lontaires, d’un certain nombre des organes mus parle système des muscles volontaires.

— ÉTYM . XopEtx, danse, de xopdç, chœur (voy.chœur).

CHORÉGE (ko-rè-j’), *. m. Terme d’antiquitégrecque. Celui qui, chez les Grecs, fournissait ladépense des spectacles.

— ÉTYM . Xoppyo;, de xopàç , chœur (voy. chœur) ,et Syeiv, conduire (voy. agir).

f CHORÊGÏE (ko-ré-jie), s. f. Terme d’antiquitégrecque. Fonction de chorége. || Les dépenses decette fonction.

— ÉTYM . Chorége.

CHO

t CHORÉGÏQUE (ko-ré-ji-k’), adj. Qui appartientà la chorégie.

CHORÉGRAPHE (ko-ré-gra-P), i. m. Compositeurde ballets, de pas de danse.

— ÉTYM . Xopeia,danse, de yopè;, chœur (voy.chœur), et YpâçEiv, tracer (voy. graphique).

CHORÉGRAPHIE (ko-ré-gra-fie ), s. f. Art decomposer des danses; art des ballets. || Art de notersur le papier les pas, les gestes et les figures d’unedanse, avec des signes particuliers et fort compli-qués. || Art de la danse.

— ÉTYM . Chorégraphe.

CHORÉGRAPHIQUE (ko-ré-gra-fi-k’), adj. Quiappartient à lachorégraphie. Exercices chorégraphi-ques.

f CHORÉGRAPHIQUEMENT (ko-ré-gra-fi-que-man), adv. D’une manière chorégraphique.

f CHORÉIQUE (ko-ré-i-k’), adj. Terme de méde-cine. Qui a rapport à la chorée. || Substantivement,celui, celle qui est atteinte de chorée. Un choréi-que. Une choréique.

— ÉTYM . Chorée 2.

f CnORÉMANIE (ko-ré-ma-nie), s. f. Terme demédecine. Synonyme de chorée (voy. chorée 2 ).

— ÉTYM . Xopeix, danse, et manie.

t. CHORËVÊQUE (ko-ré-vê-k’), s. m. Nom queportèrent jusqu’à la fin du xi* siècle les vicairesépiscopaux.

— ÉTYM . Xiopeitioxoïto;, de x“P«, campagne, etêraoxoTtoç, évêque (voy. évêque).

2. CHORÉVÉQUE (ko-ré-vê-k’), s.m. Nom, dansquelques cathédrales, principalement en Allema-gne , d’une espèce d’inspecteur du chœur.

— ÉTYM . Xopoç, chœur,et éitiaxoxoî, surveillant.

CHORIAMBE (ko-ri-an-b’), s. m. Terme de mé-trique ancienne. Pied composé d’un trochée et d’unïambe, ou de deux brèves entre (teux longues. C’estl’opposé de l’antispaste.

— étym. Xoptïo;, chorée (voy .chorée t), et ïap.-6oç, ïambe (voy. ïambe).

f CHORIAMBIQUE (ko-ri-an-bi-k’), adj. Qui arapport au choriambe. Vers choriambique.

CHORION (ko-ri-on), s. m. Terme d’anatomie.Enveloppe extérieure de l’œuf utérin.

— hist. xvi* s. Le chorion est double, insensi-ble, enveloppant tout le fœtus, estant legerementlié avec la première tunique dite amnios, paré,I, 4.

— ÉTYM . Xépiov, corium, cuir (voy. cuir).

f CHORIQUE (ko-ri-k’), adj. Terme d’antiquité.Vers choriques, ceux que le chœur chantait ou dé-clamait dans les pièces de théâtre.

— ÉTYM . Xopoç, chœur.

CHORISTE (ko-ri-st’),s. m. || 1° Chantre du chœur.Une antienne chantée par deux choristes. Lorsqu’ence sacré lieu, par un heureux hasard, Entrent Jeanle choriste et le sonneur Girard, boileau, Lutrin,iv. || 2° S. m. et f. Celui, celle qui chante dans leschœurs. Les choristes de l’Opéra. Une choriste. Ausignal donné, les choristes se retournent vers l’i-mage du Soleil éternel, et font voler des roses ef-feuillées sur son passage, chateaub. Génie, iv,

f CHORIZONTE (ko-ri-zon-t’), s. m. Nom, dansla critique grecque, de grammairiens qui attri-buaient l’Iliade et l’Odyssée à des auteurs diffé-rents.

— ÉTYM . XmpIÇetv, séparer, de x<o?i?, séparé-ment.

| CHOROGRAPHE (ko-ro-gra-f), s. m. Celui quiest auteur de chorographies.

CHOROGRAPHIE (ko-ro-gra-fie), s. f. Descriptiond’un pays, comme la géographie est la descrip-tion de la terre, et la topographie celle d’un lieuparticulier.

— HIST. Nous doubtions que fust l’isle Lipara,mais la chorographie n’y consentoit, Rabelais ,Pant . v, 4.

— ÉTYM . XMpoypœpfa, dexwpa, contrée, et ypâ-<peiv , décrire (voy. graphique).

CHOROGRAPH1QUE (ko-ro-gra-fi-k’), adj. Quiappartient à la chorographie. Description chorogra-phique.

— ÉTYM . Xwpoypaqpixôç (voy. CHOROGRAPHIE).

CHOROÏDE (ko-ro-ï-d’), adj. Terme d’anatomie.

La membrane choroïde, ou, simplement, la cho-roïde, membrane très-mince qui tapisse la partiepostérieure de l’œil, où elle est située entre la sclé-rotique et la rétine. || Plexus choroïdes, replis mem-braneux qui formentla pie-mère dans les ventriculeslatéraux du cerveau. Les petits tissus nommés cho-roïdes, desc. l’œt. 4.

— hist. xvi* s. La membrane choroïde, autre-ment nommée plexus choroïde, paré, ii, 17. La tu-nique uvée qu’aucuns appellent choroïde, à raisonqu’elle est tissue abondamment de veines et arteres,comme l’arriere-faix ou secondines des femmes,ID. IV, 6.

— ÉTYM . XopoEiSp;, de yoptov, chorion (voy. cemot), et eï8o;, forme (voy. idée).

t CHOROÏDIEN, IENNE (ko-ro-i-diin, diè-n’),adj. Terme d’anatomie. Qui a rapport aux plexuschoroïdes ou à la choroïde.

t CHOROÏDITE (ko-ro-ï-di-t’), s. f. Terme demédecine. Inflammation de la choroïde.

— ÉTYM . Choroïde, et la finale médicale ite, si-gnifiant inflammation.

t CHORTONOMIE (kor-to-no-mie), s. f. Art defaire les herbiers.

— étym. Xôpxoç, herbage, etvojio;, règle.

CHORUS (ko-rus’), s. m. Chant en chœur. Ahl

grand chorus pour celui-là [ce couplet-là], collé,Partie de chasse d’Henri IV , ni, 1 3. Oui, sur Pro-bus, prince équitable, Il [le vin] nous souffle unchorus flatteur, bërang. Agent proroc. j| Faire cho-rus, répéter en chœur, soit à l’unisson soit en par-ties, ce qu’un autre a dit ou chanté ; et, figurément,approuver tout d’une voix. Je souperais gaiementau bout de leur longue table; j’y ferais chorus aurefrain d’une vieille chanson, J. i. rouss. Ém. iv.Toute la table s’empressa de faire chorus, id. Conf.ni. L’amour alors près de nos mères, Faisant chorus,battait des mains, bérang. Trinq.

— ÉTYM . Latin, chorus, de yopô; ( v °y- chœur).

CHOSE (cho-z’), s.f. || l'Désignation indéterminéede tout ce qui est inanimé. Les belles choses de laterre. C’est une chose choquante. Chose étrange,inouïe, incroyable. Quelque chose qu’on ait dite delui. Il fit de grandes choses. Arrière, vaines chi-mères, Soupçons de choses amères, Éloignez-vousde nos cœurs, malh. ii , 2. Mais elle était du monde,où les plus belles choses Ont le pire destin, malh.à Duperrier. C’est chose à mon esprit impossible àcomprendre, id. i, 4. Toutes les grandes chosescoûtent beaucoup, les grands efforts abattent et lespuissants remèdes affaiblissent, voiture, Lett. 74.Chose étrange de voir comme avec passion Un cha-cun est chaussé de son opinion, mol. Éc. des f. i, t.L’aurore aux cheveux d’or, au visage de roses,Déjàcomme à demi découvrait toutes choses, Régnier,Ép. i. Trois ou quatre choses de celles que vous modites l’autre jour, voit. Lett. 75. Je me puis van-ter d’avoir fait la plus difficile chose du monde, id.Lett. 8t. Ne point errer est chose au-dessus de mesforces, la font. Ép. xvi. Chose ne leur parut à tousplus salutaire, id. Fabl . ii, 2 . Vous qui devez savoirles choses de la vie, id. ib. ni, i. Qu’un ami véri-table est une douce chose 1 id. ib. vin, tt. Le cielsur nos souhaits ne règle pas les choses, corn.Pomp. v, 2 . Pendant que l’âme demande une chose,le plaisir en exige une autre: ainsi l’âme, devenuecaptive du plaisir, devient en même temps enne-mie de la raison, boss. laVallière. ÔDieu! qu’est-cedonc que l’homme? est-ce un assemblage mons-trueux de choses incompatibles? m. ib. Dieu seréserve à lui seul les choses d’en haut, il partageavec vous les choses d’en bas, id. Marie-Thér. As-servi par toutes les choses qu’il croit posséder, id. laVallière. Dieu qui, fécond en moyens, emploietoutes choses à ses fins cachées, id. Reine d’Anglet .On ne peut se rendre maître des choses en les pos-sédant toutes ; il faut s’en rendre le maître en les mé-prisant toutes, id. Pensées chrét. 21 . Ce sont desbagatelles dont les pauvres diables de commis s’em-barrassent la tête, parce qu’ils ne sont pas faits pourles grandes choses, lesage, Turcaret, m, it. Lespetites considérations sont le tombeau des grandeschoses, volt. Lett. Damilaville , a août 1766. Lanation est capable d’aussi grandes choses et de plusgrandes encore que sous Louis XIV , parce que legénie et le commerce se fortifient toujours quand on

les encourage, id. Louis XIV , 30.Vis sans cœur,

sans pensée et sans foi ; Vis pour l’or, chose vile, etl’orgueil, chose vaine, v. hugo, Voix intér. xix.Il L’auteur des choses, Dieu . || Les choses humaines,l’ensemble de ce qui existe et de ce qui se fait parnriles hommes. Comme la religion et le gouvernementpolitique sont les deux points sur lesquels roulentles choses humaines, boss. Hist. Dessein général.|| Choses de flot, choses de la mer, tout ce que lamer rejette sur ses bords. || Appeler les choses parleur nom, parler franchement et sans réticence.|| Dire à quelqu’un bien des choses, lui faire sescompliments. Elles vous disent des choses bien obli-geantes, sév. 546. || C’est la même chose, il n’y a